Alice in wonerland minimalist poster

Alice au pays des merveilles : influence #4

Le 26 novembre 1865, une petite fille prénommée Alice tombait dans un terrier de lapin et se retrouvait au cœur d’une aventure qui fit palpiter plus d’un cœur de lecteur. Le 26 novembre 2015, le monde entier commémorait le 150ème anniversaire de cette petite fille et de ses merveilleuses aventures. Par manque de temps, nous n’avons pas pu rendre hommage à cet événement littéraire comme on l’aurait souhaité, mais qu’à cela ne tienne ! Pour nous rattraper, nous allons passer le mois de janvier à célébrer le Non-Anniversaire de la blondinette la plus célèbre au monde et de son lapin plutôt pressé !

Joyeux Non-Anniversaire Alice !

 

Ahhh, la musique… cet univers merveilleux qui, par de simples notes, vous envoie dans un autre monde où passion, imagination et émotion ne font qu’un. Nul besoin donc de se demander comment Alice au pays des merveilles en est venu à inspirer le monde musical. Car il est bien connu qu’un petit air entrainant est tout aussi efficace qu’un terrier de lapin (blanc) pour s’évader vers de nouveaux horizons.

Il est difficile de parler de la relation d’Alice au pays des merveilles et de la musique en incluant toutes les productions musicales qui en découlent. Car elles sont non seulement très nombreuses mais également très variées. En effet, tous les genres musicaux semblent avoir été un jour touchés par la Grâce d’Alice. Aussi, je vais me contenter de vous proposer un large panel de chansons que j’ai découvertes (et appris à aimer) au cours de ma vie de fan du monde des merveilles. Prêts pour embarquer avec moi dans cette dernière aventure ? Faites sonner les trompettes, c’est parti !

Alice au pays de la scène :

S’il y a bien un genre qui marie admirablement bien littérature et musique, c’est le genre des spectacles musicaux. Véritable mix entre scènes chantées et narrées comme un film, l’imagination s’y déploie avec aisance. Aussi il est tout naturel que l’univers des merveilles ait investi la scène à plusieurs reprises.
Les dernières productions en date sont d’ailleurs très intéressantes car elles révolutionnent (à leur niveau) le genre.

Wonder.land de Damon Albarn

Si ce nom ne vous est pas inconnu, c’est normal. Damon Albarn est le chanteur, pianiste et compositeur des groupes Gorillaz et Blur, mais également chanteur solo de nombreuses chansons connues.

Mais récemment, il s’est investi dans de nouveaux projets tout à fait différents : la composition de spectacles musicaux, pardon, d’opéras pop comme on les appelle maintenant. Son premier opéra Monkey, a journey to the west, mélange de scènes d’arts martiaux et de chants, avait rencontré un vif succès à l’époque (2007).

Aujourd’hui c’est au classique Alice au pays des merveilles que Damon s’attaque, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il propose une réécriture moderne (et terriblement tentante) de l’histoire de notre chère amie.
On y suit donc les aventures d’Aly, une jeune fille malheureuse qui, dès qu’elle le peut, s’échappe dans le monde virtuel de wonder.land, un jeu en réseau. Là bas, elle devient Alice, une jeune fille courageuse et admirable, avatar de ce qu’elle désire devenir.

Visuellement et scénaristiquement parlant, cette production a l’air géniale. Et vous savez quoi, il est encore temps de réserver ses places par ici. Car oui, Wonder.land est une production du Théâtre du Châtelet (Paris) et vous avez donc jusqu’au 16 juin pour aller vous faire votre propre idée sur cet « opéra-pop » prometteur !

Au pays d’Alice de Ibrahim Maalouf et Oxmo Puccino

Ce n’est franchement pas la production que je préfère, mais c’est sans nul doute la plus fascinante. Né de la rencontre du jazz, de la pop et du rap, Au pays d’Alice a été créé comme le « squelette d’un opéra d’aujourd’hui » (c’est son papa Ibrahim Maalouf qui nous le dit). Le monde des merveilles, lui-même mélange « insensé » de plein de courants intellectuels, se prête merveilleusement bien à ce « melting pot » des genres. Le texte de Lewis a d’ailleurs été modifié pour mieux coller à la modernité de la production. Côté chant/narration, Oxmo Puccino prend le micro pour nous conter à sa manière l’histoire de notre jolie petite blonde et ses amis.
Mais je ne vous en dis pas plus, je vous laisse plutôt découvrir ce spectacle au style nouveau, disponible en intégralité sur la chaine culture box !

 

Alice au pays de Burton :

Qui dit film, dit aussi bande son (ou BO, comme disent les initiés). Car le meilleur des films n’est rien sans une bande son à sa hauteur. Que serait Le Seigneur des anneaux sans sa musique épique ? Que serait Star Wars sans son célèbre Tan tan tan tan tadam Tan Tan Tan tan tadam tan tadam (aka la Marche de l’empereur) ? Et que serait Harry Potter sans sa bande son magique ? Fin bref, je vais arrêter là, vous avez compris mon point de vue.
Aussi, il parait évident que le film « live » (comprenez avec des personnes physiques qui jouent) d’Alice au pays des merveilles de Tim Burton était attendu au tournant, musicalement parlant. Et le résultat est quelque peu… déroutant. La bande son se découpe en fait en deux parties distinctes : une partie « classique », celle que l’on peut entendre dans le film et une partie rock faisant appel à divers artistes du moment, qui n’est disponible qu’en CD (ou téléchargement… légal). Si la bande son « classique » correspond parfaitement à l’univers des merveilles tel que décrit dans les livres, la bande son rock a de quoi surprendre.

La première BO a été écrite par Danny Elfman, grand compositeur/chanteur de son temps, qui collabore avec Tim Burton depuis des années déjà. On lui doit beaucoup de bandes son célébrissimes, comme L’étrange noël de Mr Jack, Spiderman (2002), La planète des singes (2001), Men in Black (2001), et plus récemment celle du dernier Avengers : L’Ere d’Ultron (2015). La carrière de ce monsieur est aussi grande que la Grande muraille de Chine ! En même temps, il sait y faire pour composer des musiques qui vous hérissent le poil (d’émotion).
Et son travail sur l’Alice de Burton ne fait pas exception. Sa composition est une invitation à l’aventure et au voyage au pays des merveilles. Mais si je ne devais retenir qu’une seule chanson de tout cela, ce serait celle-ci :

Baptisé « Almost Alice », la seconde BO regroupe, quant à elle, des chansons créées par un groupement de chanteur(ses) hétéroclites aux inspirations très rock, voire même parfois métal. Si cet album a permis au grand public de découvrir d’un seul coup un tas de chansons inspirées du monde des merveilles, le résultat est assez détonnant et ne correspond pas forcément à l’image que l’on se fait du film. Il n’en reste pas moins que certains titres sont très enchanteurs et, tous, rendent un hommage vibrant à l’œuvre de Lewis Carroll. Petit tour d’horizon des chansons les plus marquantes de cet album :

 

 

Alice au pays des chansons :

Evidemment, il n’a pas fallu attendre le film de Tim Burton et ses BO pour pouvoir apprécier les rythmes enivrants du pays des merveilles. Beaucoup d’autres artistes se sont inspirés d’Alice. Laissez-moi vous en montrer quelques uns :

Commençons par Bob Dylan, un grand nom de la culture musicale mondiale. En 2001, il sort Tweedle Dum & Tweedle Dee un hommage explicite à ces deux personnages emblématiques d’Alice au pays des merveilles. Je suis désolée, mais je n’ai réussi qu’à trouver cette vidéo pour illustrer cet hommage. Ne tenez donc pas compte du film qui défile à l’écran (mais au moins le son est correct).

Plus récemment, le groupe Larkin Poe a repris l’expression familière des fans d’Alice « Mad as a hatter », soit « fou comme un chapelier », pour en faire une chanson très folk. Le thème est, de plus, très cher aux deux jeunes femmes, puisque la chanson parle de maladie mentale et notamment de schizophrénie, mal dont était atteint leur grand-père.

Plus joyeux et tout aussi récent, Melanie Martinez, une étoile montante de la pop américaine, a su capturer toute la « folie » du chapelier pour la transformer en chanson entêtante (dont je suis tombée amoureuse).

Du côté français, FFF nous a offert une belle chanson sur le prénom Alice. Rien à voir en apparence avec notre héroïne, si ce n’est de petites références à partir de 1min29.

Mais la chanson la plus connue, reprise depuis par de nombreux autres artistes, est sans nul doute White Rabbit de Jefferson Airplane. Un air assez inquiétant pour une réécriture pure et simple de l’histoire originale. Ce que l’on sait un peu moins cependant, c’est que cette chanson est elle-même une reprise du groupe The Great Society. Je vous laisse les deux versions pour que vous puissiez juger  par vous-même et nous dire quelle version vous préférez.

Et il n’y a pas que les chansons qui ont été influencées par Alice au pays des merveilles : les pochettes d’albums ne sont pas en reste également. Certes cela tient un peu plus du domaine de l’illustration, mais de l’illustration musicale si on peut dire. Ainsi regardez la couverture de l’album Alice and June d’Indochine …. N’y trouvez-vous pas un petit bout merveilleux ? Outre le jardin très onirique qui fait penser à l’épisode avec les fleurs ou le jardin de la reine des cœurs, la robe de la jeune femme brune ressemble à s’y méprendre à la robe d’Alice, tandis que la couleur de cheveux de sa voisine fait référence elle aussi à la célèbre héroïne.

 alice and june indochine

 

Alice au pays des clips vidéos :

Je vous l’ai déjà montré auparavant, l’image a une place importante dans la vie d’Alice (dans et en dehors du livre). Aussi, il parait naturel de voir son univers envahir la vidéosphère, même lorsque la chanson qu’elle accompagne n’est en rien reliée au monde des merveilles. Et pour illustrer ce propos, je vous propose deux petits exemples parmi tant d’autres !
Je vais peut-être vous étonner mais je vais dépoussiérer une vieille chanson qui a fait danser tant d’entre nous dans les années 2000. What are you waiting for ? de Gwen Stefani faisait en effet partie de ces titres que la radio diffusait en boucle (sans s’en lasser). Mais saviez-vous que son clip est une ode à Alice au pays des merveilles ?

Muse, quant à lui, a fait son grand retour il y a quelques mois avec dans ses bagages un titre rock prometteur : Handler. Le clip officiel n’a pas tardé à sortir, et surprise, il n’y a pas qu’Alice qui vient pointer le bout de ses cheveux blonds ! Il y a aussi d’autres personnages célèbres de contes ou d’histoires pour enfants. De quoi en amuser plus d’un.

 

 

Voilà. Cet article marque la fin de notre fabuleuse épopée à travers l’influence d’Alice au pays des merveilles. J’espère que vous vous êtes autant amusés que moi en feuilletant ce dossier concocté avec amour et soin. J’espère également que vous avez appris plein de choses (en tout cas, ce fut mon cas) ou que vous avez apprécié les vidéos apparues sur votre chemin. N’hésitez surtout pas à nous mettre en commentaire ce que vous avez pensé du dossier (même si vous n’avez pas aimé), ça nous aidera à orienter nos futurs articles. 😉 Et si vous avez aimé, vous pouvez tester notre tout nouveau bouton de partage !

 

Bonne lecture les cocos !