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Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?

Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ? de Monique et Michel Pinçon-Charlot (texte) et Etienne Lécroart (illustrations), paru chez La ville brûle en 2018

C’est avec beaucoup de rage en moi que j’écris l’article du jour. J’ai longtemps hésité avant de le faire d’ailleurs. Je suis tellement remontée que j’ai un peu peur d’y aller trop fort. J’ai même attendu un certain temps avant de l’écrire, pour laisser les émotions retomber. Rien n’y fait, ce livre me hérisse toujours autant le poil, et c’est aussi pour ça que je dois vous en parler. Et après tout je suis maintenant professeure documentaliste, c’est donc aussi normal que je ne veuille pas que certains livres tombent entre les mains des élèves qui me font confiance pour leurs lectures, d’autant qu’une de nos missions est d’éveiller leur esprit critique.

Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ? est à la base un livre qui paraît tout à fait sympathique, qui révèle une promesse de vouloir faire comprendre pourquoi il y a tant d’inégalités sociales et comment on pourrait y remédier. En voici la quatrième de couverture : « Pour tout savoir sur les riches et l’origine de leur fortune, pour comprendre que la richesse et la pauvreté n’ont rien de naturel, pour voir le monde tel qu’il est et avoir envie de le changer… Un premier manuel de pensée critique clair et engagé à mettre entre toutes les mains, de 9 à 99 ans ! »

Un résumé enthousiasmant avec lequel on se dit « chouette, moi qui n’y connais rien en politique, je vais m’éclairer un peu l’esprit ». Sauf que c’est un résumé quelque peu mensonger. ABSOLUMENT EN RIEN ce n’est un manuel de pensée critique. Les auteurs ne sont ABSOLUMENT PAS objectifs et déversent leur bile et leur mépris vis-à-vis de la classe de ceux qu’ils appellent « les supers-riches » (millionnaires et milliardaires). Entendons-nous bien, sur le fond de ce qu’ils disent, je suis d’accord. Certaines pages sont d’ailleurs tout à fait bien construites et nous permettent de comprendre comme il faut et à juste dose ce qu’est l’évasion fiscale, comment se construisent les classes sociales ou encore de voir la vraie différence des richesses entre les pauvres et les riches.

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Dix

Dix, de Marine Carteron, paru en mars 2019 aux éditions du Rouergue

Cela faisait un moment que le livre que je vais vous présenter aujourd’hui me faisait de l’œil. Je ne connaissais absolument pas Marine Carteron, qui est pourtant renommée en littérature de jeunesse grâce à Génération K et Les autodafeurs, ce qui m’a donc attiré c’est la couverture et surtout le résumé. A la fin de celui-ci est précisé que le roman est un « clin d’œil sanglant à la reine du roman policier : Agatha Christie ». Une petite recherche internet plus tard, je découvre que c’est carrément une adaptation libre des Dix petits nègres. Ouh, ça me met en joie !!! Ça fait des années que je n’ai pas lu un Agatha Christie, alors que j’en étais fan dans mon adolescence, c’est donc l’occasion de m’y remettre. Ni une ni deux, je décide de relire les Dix petits nègres, avant d’entamer Dix.

J’avais au début un peu peur de lire les deux à la suite, que ce ne soit qu’un copié-collé, que je devine rapidement qui est le tueur dans l’adaptation de Marine Carteron, et de regretter ma lecture. Mais pas du tout ! Cette adaptation libre pour la jeunesse, greffée dans notre monde actuel est superbe ! Pour bien commencer, en voici le résumé :

Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l’aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre !

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Nos vies en mille morceaux

Nos vies en mille morceaux, de Hayley Long, paru chez Gallimard jeunesse en 2018

Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans, s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New York depuis peu, les deux frères sont d’abord recueillis par Blessing, collègue haute en couleur de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas, dans une petite ville du Pays de Galles, où ils trouvent bienveillance et nouvelles amitiés. Dylan n’a qu’une idée en tête : aider Griff à revivre, protéger son petit frère. Mais il a lui-même son propre chemin à faire, et une dernière vérité à affronter.

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La gazette des contes de fées

La gazette des contes de fées de Colin et Jacqui Hawkins, paru chez Gründ en 2004

En ce moment, je suis en train de chercher des adaptations de contes façon contemporain pour pouvoir vous en présenter plusieurs dans un bel article. Dans mes recherches, je suis tombé sur La gazette des contes de fées, que je pourrais mettre dans l’article que je prévois, mais j’ai préféré lui consacrer un article à lui tout seul tellement il est particulier. Vous aurez donc aujourd’hui un aperçu d’un prochain article que je vous prévois sur les contes de fées remaniés.

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Princesses d’hier et d’aujourd’hui

On termine notre sélection royale aujourd’hui avec les princesses. Mais point de princesse au petit pois, de Belle au bois dormant ou autre classique bien connu. Cap sur des histoires de princesses bien plus farfelues ou méconnues.

L’ombre de la princesse de P. Thiès et C. Merlin, paru chez Syros jeunesse en 1998

Cassiopée est une princesse tyrannique qui terrorise tout son entourage. Sénégal, son jeune esclave noir, lui est pourtant dévoué. Un jour, alors que tous les princes du pays s’apprêtent à venir tenter de conquérir la jeune fille pour l’épouser, cette dernière perd son ombre. Chacun sait qu’une personne sans ombre est une sorcière. Tous les prétendants fuient, et même les parents de la princesse ne veulent plus lui parler. Seul Sénégal reste.

Souvent, les contes recèlent de princesses qu’il faut sauver du dragon et de princes ou rois tyranniques. Voici donc une histoire qui renverse les codes et nous offre le récit bien triste de la vie d’une princesse au cœur froid.

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T’as vu ma collec ? #2

Après Coco qui vous présentait sa collection des Grands classiques Disney, pour commencer notre nouvelle rubrique T’as vu ma collec’, c’est à mon tour de vous montrer l’une des miennes.

Je pars sur quelque chose de totalement différent, puisqu’il ne s’agit pas du tout de livres sur Disney, mais de ma collection d’albums de poche, sur des thèmes divers et variés.

Anthony Browne

J’ai commencé cette collection il y a environ huit ans (ça ne me rajeunit pas dites donc…). La raison de base est que je commençais à m’intéresser de plus près à la littérature de jeunesse, que j’allais commencer mes études dans ce domaine et que je n’avais pas un énorme budget pour pouvoir m’acheter divers albums de grands auteurs en format classique. Mes premières acquisitions furent donc les formats poche de L’école des Loisirs, pour me forger une culture des grands classiques en albums jeunesse, tels que Claude Ponti, Anthony Browne, Geoffroy de Pennart, Yvan Pommaux, etc.

Geoffroy de Pennart

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Un putain de salopard – Tome 1 : Isabel

Un putain de salopard, Tome 1 : Isabel, de Loisel (scénario) et Pont (illustrations), paru chez Rue de Sèvres en avril 2019

Je sais, je sais, j’ai un peu de retard pour chroniquer cette superbe BD qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, mais que voulez-vous, mon portefeuille n’a pu me l’offrir que maintenant ! Et l’attente insoutenable n’a fait que renforcer l’effet de « waouh-c’est-pas-possible-comme-c’est-trop-bien » à la lecture de la dite BD !

Evidemment, on ne présente plus Régis Loisel, un maître incontesté en matière de bande dessinée française, qui a démarré avec la sublime série La quête de l’oiseau du temps, a poursuivi avec brio sur une réinterprétation de Peter Pan, s’est lié à Tripp pour le fameux Magasin Général et a doucement lâché le dessin à la faveur des crayons de Vincent Mallié tandis qu’il scénarisait Le Grand Mort. Après tout ça, je me suis dit, « ouf, il ne devrait pas remettre le couvert de suite, mon portefeuille peut se reposer un peu, après l’achat en intégralité des séries Magasin général et Le Grand Mort ». Mais que nenni ! M. Loisel est toujours bien en forme et voilà qu’il commence une nouvelle saga ! Il ne pense pas au portefeuille de ses pauvres lecteurs ! Et en plus, une exposition/vente de ses œuvres va voir le jour au mois de septembre à la galerie du 9ème art à Paris ! Non mais vraiment, rien ne va plus !

Et s’il n’y avait que ça, mes pauvres amis ! Pour cette nouvelle série, Loisel s’allie à Olivier Pont pour les illustrations ! Je le connais moins bien, mais j’apprécie tout autant son travail. J’ai débuté par Où le regard ne porte pas, scénarisé par Georges Abolin, et j’ai suivi par ses deux bandes dessinées qu’il a scénarisées et illustrées lui-même : Des Seins et Bouts d’ficelles. C’est donc un plaisir de retrouver son coup de crayon dans cette nouvelle saga.

Cette dernière m’annonce des heures de plaisir à la lecture, des mois de suspens en attendant le tome suivant, mais aussi des petits accrocs à mon portefeuille, car il est hors de question de les emprunter à la médiathèque, il me les faut !!!

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Box littéraires #5 : La box BD

Eh bien, eh bien ! Je ne pensais pas du tout que cela faisait si longtemps que je n’avais pas essayé une nouvelle box littéraire ! Je me rends compte que la dernière date de janvier 2018, il est donc plus que temps que je vous en chronique une nouvelle.

Cette fois-ci, mon choix s’est porté sur une box qui me tente depuis un moment déjà : La Box BD. Je vous le dis tout de suite, ce sont eux qui m’ont contactée et m’ont proposé une remise pour pouvoir acheter une box BD chez eux et la chroniquer. Cependant, je ne vais vous parler ci-dessous que des prix affichés sur leur site, pour correspondre aux lecteurs habituels.

J’ai donc reçu la box de juillet. Si je vous la chronique aussi tard, c’est parce que j’étais en vacances et j’ai dû attendre de rentrer chez moi pour la découvrir. Mais ça n’engendre pas un gros retard par rapport au site, puisqu’eux sont en vacances en août et les prochaines box ne seront donc pas livrées avant le 20 septembre.

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Little Monsters

Little Monsters, de Kara Thomas, paru en 2018 chez Castelmore

A l’ordre du jour, un bon thriller psychologique !

 

Kacey, en conflit avec sa mère, habite depuis quelques mois à Broken Falls, dans le Wisconsin, avec la famille de son père, qu’elle ne connaissait pas jusque-là. Après des années bancales avec sa mère, elle trouve enfin un équilibre familial, entourée d’Ashley, la femme de son père, Andrew, le fils d’Ashley et Lauren sa demi-sœur. Elle s’est également rapidement faite de bonnes amies, Bailey et Jade.

Jusqu’au jour où, sans raison apparente, elles se montrent étrangement distantes. Elles oublient même de passer la chercher pour la plus grosse soirée de l’année. Kacey se morfond en voyant les photos de Bailey et Jade sur les réseaux sociaux, en train de s’amuser à la soirée sans elle. Mais quand vient l’heure de leur demander des comptes, on apprend la disparition de Bailey. Aucune trace ne permet de retrouver la jeune fille et de comprendre ce qui s’est passé.

Kacey est sur le point d’apprendre deux choses très importantes : les apparences peuvent se révéler trompeuses. Et quand on est une étrangère, il ne faut faire confiance à personne…

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Dys sur 10

Dys sur 10 de Delphine Pessin, paru chez Pocket jeunesse en 2018

Aujourd’hui, cap sur un roman dont je ressors un petit peu perdue. En même temps ravie de voir un tel sujet abordé dans un livre, en même temps complètement déboussolée sur la forme choisie. Je l’ai beaucoup aimé sur certains points et n’en comprends pas d’autres. Un besoin de partager mes sensations à ce niveau.

 

Dylan a quatorze ans et est en classe de 4ème. A son entrée à l’école primaire, on lui a rapidement diagnostiqué une dyslexie et une dysorthographie. S’en est suivie une longue route d’apprentissage avec son orthophoniste pour déjouer les pièges des lettres qui dansent devant ses yeux. Cahin-caha, il a mené son bonhomme de chemin à l’école sans trop de mal pour s’en sortir. Surtout grâce à ses deux meilleurs amis, toujours prêts à le soutenir, Pauline et Martin. Jusqu’au jour où, alors qu’il est en 5ème, son orthophoniste déménage, laissant un Dylan désemparé et qui refuse de continuer ses exercices avec un nouveau médecin. Mais puisqu’il refuse de poursuivre avec un orthophoniste, cela veut aussi dire que toutes les procédures enclenchées à l’école pour l’inclure dans l’établissement seront aussi closes. A partir de ce moment, ses professeurs ne seront plus tenus au courant de sa dyslexie et ne l’épargneront donc pas en classe. Pas d’adaptation pour lui, et hantise de la lecture à haute voix devant tous ses camarades. Dylan va se renfermer quelque peu. D’autant plus que les problèmes à la maison s’aggravent aussi.

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