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Le maître des livres

Le maître des livres de Umiharu Shinohara, série en cours depuis 2014 aux éditions Komikku

Comme je vous le disais dans mon article Ikigami, j’aime beaucoup le style très terre à terre dans les mangas. Avec celui que je vous présente aujourd’hui, c’est difficile de faire plus ancré dans le monde réel, surtout le mien.

Dur dur de faire un résumé d’ailleurs, car on ne peut pas dire qu’il y ait une trame spécifique à cette histoire, avec un vrai but. C’est juste une jolie balade tranquille dans le monde du livre, avec quelques à-côtés.

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Petits Princes

6 mois sans article sur Les personnages dans la littérature de jeunesse ! Mais c’est inadmissible ! Vite vite, je me rattrape ! Après des opus sur les parents royaux, passons donc aux enfants royaux. Nous commençons avec les princes. Leurs parents ont souvent essayé de bien les éduquer pour qu’ils suivent leur trace sur le trône, mais ce n’est pas toujours facile. Cela donne parfois des situations rocambolesques, avec des héritiers bien mal parti. Mais d’autres sont aussi sages que des images.

 

La belle lisse poire du prince de Motordu de Pef, paru chez Gallimard en 1989

Le prince de Motordu mène une très belle vie, mais il n’a jamais réussi à parler comme tout le monde. Dans sa bouche, un château devient un chapeau, un drapeau se transforme en crapaud. Un jour, il rencontre la princesse Dézécolle, et le prince va devoir très vite retourner en classe pour y retrouver le beau langage.

On commence par le classique des classiques suprêmes quand on parle d’histoires de prince : les aventures du fameux Prince de Motordu. Quel enfant ne connaît pas, au moins de titre, ces histoires abracadabrantesques aujourd’hui ? Depuis longtemps sur les listes des ouvrages conseillés par l’Education Nationale, les histoires de Pef bourgeonnent également sur les rayonnages de bibliothèques. Ce n’est pas tant pour son histoire de prince que je l’ai choisi, mais en réalité pour son texte riche qui joue avec les mots en permanence.

 

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Trouver les mots

Trouver les mots de Julie Buxbaum, paru chez PKJ en 2018

Après la présentation d’un album pour les plus jeunes sur ce qu’est l’autisme, voici un roman sur le même thème, mais pour un public adolescent. Afin que tout le monde comprenne ce syndrome !

 

David a tout du bon lycéen en année de Première selon des critères parentaux : il est cultivé, doué en classe, est prédit à un brillant avenir dans une bonne université, pratique des activités extra-scolaires comme les sports de combats ou la guitare. En revanche, David n’a rien du bon lycée selon les critères de ses camarades : une dégaine et un style vestimentaire trop out, il n’a aucun ami, a de trop bonnes notes, mais surtout, il n’a aucune notion des normes sociales qui lui permettraient de s’intégrer dans son lycée, ce qui fait de lui un grand solitaire. Il passe donc tout son temps le casque vissé sur les oreilles, dans sa bulle. Jusqu’au jour où Kit vient s’asseoir à côté de lui à la cantine.

Kit, quant à elle, a tout pour rendre fier ses parents, mais est également en bonne place dans le classement des filles populaires du lycée. Toujours collée à ses amies Violet et Annie, elle poursuit sa vie d’ado ordinaire au lycée : papotage entre filles, flirt avec les garçons, elle envisage même de postuler en tant que rédactrice en chef du journal du lycée. Jusqu’au jour où son père meurt dans un accident de voiture. Pour fuir sa routine trop bruyante, elle décide d’entrer dans la bulle paisible de David.

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L’autisme

L’autisme, d’Agnès Cathala (texte) et Aviel Basil (illustrations), paru chez Milan en mars 2019

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Max, le petit frère de Flore. Mais Max a l’air effrayé, il n’aime pas le bruit autour de lui, il ne fait pas de câlin lorsqu’on lui offre des cadeaux et il adopte des comportements bizarres, comme mâchouiller son assiette. En plus, il accapare toute l’attention de maman, car il ne sait rien faire tout seul ! Pour Flore, le quotidien avec Max est compliqué. Comment arriver à communiquer avec ce petit frère si différent ? Elle se pose plein de questions. Que pensent les gens de l’attitude de Max ? Et pourra-t-il aller un jour dans une école et se faire des amis ?

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Le langage inclusif : pourquoi, comment

Le langage inclusif : pourquoi, comment, d’Eliane Viennot, paru en 2018 aux éditions iXe

Coco se débattant toujours avec son ordinateur, je prends le relais pour l’article de la semaine !

Le langage inclusif, on en entend parler de plus en plus. Malheureusement, ce qui en ressort des médias c’est que c’est une lubie des féministes endurcies et on a l’impression que c’est rejeté en masse par la population masculine. Personnellement, je ne suis absolument pas contre, mais j’avoue ne pas savoir tout ce que cela implique. Je me disais même que c’était peut-être un peu compliqué et que ça ne valait pas la peine de changer encore une fois la langue française pour si peu de choses. C’est pour cela que j’ai été vraiment ravie de recevoir ce petit livre des éditions iXe, petit précis court mais efficace sur ce qu’est le langage inclusif et qui m’a fait changer d’avis.

Au début, je ne pensais pas en faire un article sur notre petit Bazar, car ce n’est pas directement lié à la littérature de jeunesse. Puis, je me suis dit, qu’après tout cela concerne tout le monde et que si on pouvait débuter ce langage dès le plus jeune âge et l’intégrer dans la littérature de jeunesse, ce ne serait pas plus mal. Ce petit précis a donc tout à fait sa place sur notre site.

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Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu

Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu, 2 tomes, de Umetaro Aoi, paru chez Nobi Nobi en 2018

Mini-série, mini-article !

Yuzu est une petite fille de 5 ans, dynamique, toujours souriante, qui aime faire le bonheur des autres. Depuis la mort de ses parents, elle vit avec sa grand-mère, dans une maison cachée au milieu d’une forêt qui surplombe le village de Mugi. Elle a décidé de reprendre le rêve de sa maman : ouvrir une boutique de bento. Ainsi, elle comble les gens du village, mais surtout les visiteurs occasionnels, qui seront toujours surpris par le talent culinaire de cette toute petite fille. D’un seul coup de tête, elle saura leur faire retrouver le sourire.

Cette mini-série en 2 tomes ne paye pas de mine, mais est vraiment à croquer ! Cette petite fille pleine de vie redonnerait le sourire à n’importe qui, on ne peut pas lui résister. Elle a le chic pour tomber sur des gens renfermés, boudeurs ou tristes, mais en quelques secondes la petite devine ce qui pourrait leur remonter le moral et confectionne un bento en ce sens. Ainsi, grâce aux dessins tracés par Yuzu dans le riz ou aux saveurs qu’elle a choisie, des souvenirs heureux remonteront à l’esprit de ses clients et cela réussira à leur faire retrouver le bonheur. Un vieux monsieur qui arrive enfin à dire à sa femme ce qu’il ressent, une jeune fille qui prend son envol et se détache du cocon familial, un jeune garçon qui retrouve l’amour de son chien… autant de scénarios résolus par la petite Yuzu grâce à ses bentos !

Dans le deuxième tome, la trame est un peu plus étoffée et on n’assiste pas seulement à des scènes séparées les unes des autres pour chaque bento confectionné. Yuzu va devoir s’occuper de sa cousine de 4 ans, Anzu, petite fille farouche et boudeuse. En plus de quelques bentos cuisinés, on assiste à l’épanouissement de la petite Anzu, au contact de la nature et de Yuzu.

En bref, c’est une série vraiment mignonne et sympathique, à dévorer dès l’âge de 8 ans (voir plus jeune pour les meilleurs lecteurs). Pourquoi pas une initiation aux mangas grâce à cette jolie histoire simple mais efficace.

Bonne lecture découverte les loulous !

Moxie

Moxie de Jennifer Mathieu, à paraître en mars 2019 chez Milan jeunesse

C’est avec beaucoup de plaisir que je vous présente aujourd’hui un service de presse que j’ai reçu de chez Milan, qui sera sur les étales des librairies dans quelques jours. Jennifer Mathieu a déjà publié plusieurs livres aux USA, mais c’est le premier qui est traduit en France. Eh bien c’est une belle entrée en matière pour se faire connaître chez nous !

 

Vivian Carter, 16 ans, en a marre. Marre que l’équipe de foot de son lycée se croie tout permis. Marre qu’on impose des règles vestimentaires aux filles, mais jamais aux garçons. Marre du sexisme dans les couloirs du bahut et des profs qui ferment les yeux. Plus que tout, Vivian en a marre qu’on lui dise qui elle doit être. Vivian Carter dit Stop. Et si toutes les filles se rassemblaient pour qu’enfin sonne l’heure de la révolution ? Les Moxie girls contre-attaquent !

Pins en cadeau !

J’ai commencé par prendre ce roman avec des pincettes. Evidemment, je suis féministe. Pas engagée, mais féministe quand même, dans le sens où je prône l’égalité homme-femme et l’extension de la place de la femme dans la société. Il faut dire que j’ai eu la chance d’être élevée dans ces valeurs, d’avoir un papa qui cousait (et coud encore d’ailleurs) mes vêtements, fait le ménage, les courses, le repas, sans jamais se demander si c’était sa place. Et j’ai la chance aujourd’hui d’avoir le même modèle à la maison pour moi toute seule :p En revanche, j’ai beaucoup de mal avec l’image des féministes dans les médias. On ne nous montre que de jeunes femmes en colère, qui se baladent seins nus pour revendiquer on ne sait quoi. Oui, parce qu’au final, on ne retient pas du tout leur revendication et du coup elles passent juste pour des folles. Je ne dis pas qu’elles le sont, loin de là. Mais c’est l’image que la presse donne d’elles, c’est ce qui reste dans l’esprit du grand public et du coup ça dessert totalement le vrai message à faire passer derrière. Même si je suis féministe dans l’âme, j’ai donc un peu de mal avec certaines actions et avec la façade que l’on en perçoit dans la vie quotidienne.

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La famille Murail : Marie-Aude, la petite dernière

La famille Murail : Marie-Aude, la benjamine, avec Ma vie a changé paru à L’école des loisirs en 1997, réédité en 2018

 

Dans mon premier article sur les Murail, je vous annonçais que je souhaitais parler d’ouvrages relativement récents pour chaque membre de la famille. C’est donc tout naturellement que je me suis penché sur Ma vie a changé pour la benjamine de la famille, car il est annoncé comme son dernier opus sur le site de L’école des loisirs. Cependant, en allant joyeusement à la médiathèque pour l’emprunter, et après discussion avec la bibliothécaire, il s’avère que ce n’est en réalité pas du tout une nouveauté, mais une réédition d’un roman qui date déjà de 1997. J’ai donc hésité à me rabattre sur Zapland ou la saga Sauveur et fils, pour rester dans le fil d’œuvres parues récemment. Cependant, Zapland ne m’a pas plu tant que ça en plus d’être un roman vraiment très court. Et Coco vous concocte déjà un super article sur Sauveur et fils. Du coup, j’ai décidé de rester tout de même sur Ma vie a changé. Après tout, s’il y a eu décision de le rééditer, c’est pour une bonne raison. C’est donc parti pour ce roman.

Version 1997

Madeleine Bouquet est professeure documentaliste. Plus précisément dans le collège de son fils, Constantin, élève en 5ème. Très attachée aux grands classiques, elle se démène pourtant pour proposer aux enfants des lectures qui les attirent plus, dans le genre fantastique. Ce n’est pas pour ça qu’elle croit à toutes ses balivernes. Cependant, son monde et ses convictions vont bientôt être bousculés. Des choses mystérieuses vont survenir dans son appartement. Une odeur de muguet va et vient sans savoir d’où cela provient. Des objets changent de place et viennent se loger dans des endroits incongrus. Ses appareils ménagers se mettent à rendre l’âme peu à peu. Cerise sur le gâteau, son voisin du dessous, un vieil homme peut-être un peu sénile, vient lui annoncer qu’il a perdu son elfe. Madeleine pense dans un premier temps que la raison la quitte. Tout comme son mari trois mois plus tôt. Peut-être que ses nerfs sont en train de lâcher ? Ou peut-être qu’elle va devoir revoir sa copie sur l’existence d’un monde surnaturel ?

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La famille Murail : Elvire, Alias Moka

La famille Murail : Elvire, Alias Moka, avec 12 paru chez Playbac entre 2012 et 2016.

On continue notre découverte de la famille Murail avec la grande sœur de Marie-Aude : Elvire. Plus connue sous le nom de Moka, qu’elle utilise pour ses publications. Moka a des écrits très diversifiés, puisqu’elle prolifère surtout dans les séries Kinra Girls et Oh Pénélope, publiées chez Playbac et destinées à un public de jeunes filles. Des écrits à l’opposé de la saga que j’ai choisi de vous présenter de cette autrice : 12.

Cette saga mérite quelques éclaircissements avant que je vous présente ma lecture, car j’ai moi-même eu du mal à comprendre les publications. En réalité, sur le wikipédia ou le catalogue Playbac, 12 est annoncé comme une série de trois romans, datant tous de 2016 et étant donc les derniers écrits de Moka. Mais en y regardant de plus près, les deux premiers tomes de cette saga ont en réalité été écrits sous d’autres noms et à d’autres dates. Le tome 1, publié en 2012, était intitulé La prophétie de Venise. Le tome 2, publié en 2013, s’appelait L’immortel. C’est seulement lors de la reprise de l’autrice et donc de la publication du tome 3 en 2016, que les deux premiers ont été réédités, avec une autre couverture pour lier les trois tomes en une seule saga sous le nom de 12. Les trois tomes s’intitulent donc désormais :

1 – Les sacrifiés du Zodiaque (anciennement La prophétie de Venise)

2 – Le sang du Tigre (anciennement L’immortel)

3 – L’affaire Emily Howard

Et ça, personne ne vous le dit sur internet, on vous laisse même croire que La prophétie de Venise et L’immortel sont des écrits séparés de la saga 12 ! C’était donc important pour moi de mettre les choses au clair. Partons désormais à la découverte de la plume de la cadette de la famille Murail.

« 1996… Douze adolescents sont assassinés à Venise. 2012… Et si tout recommençait ? Engagé par le richissime Vianney de la Tour Audelange, le détective Maxime Dancourt rouvre le dossier du massacre de Venise. Quand il découvre que 2012 est une année bissextile à treize lunes comme 1996, la course contre la montre a déjà commencé. Le ciel serait-il la clé du mystère ? Quel étrange lien relie ces crimes au Zodiaque ? Maxime et son fils Lubin vont découvrir que personne n’est innocent… »

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La famille Murail : Lorris, le grand frère

La famille Murail : Lorris, le grand frère, avec Douze ans, sept mois et onze jours, paru chez PKJ en 2015

En tant que passionnée de littérature de jeunesse, j’ai des lectures très diversifiées dans ce domaine. De l’album au roman, de la BD au manga, des classiques au visionnage d’adaptations filmiques… Mais j’aime aussi particulièrement me documenter sur les auteurs en eux-mêmes. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je lis régulièrement La revue des livres pour enfants, notamment pour ses dossiers sur des auteurs. Ça me permet de mieux comprendre l’univers de l’un ou l’autre et souvent de découvrir des ouvrages inconnus au bataillon. Je ne les lis pas forcément dans l’ordre, mais selon mes envies et attraits.

L’une de mes dernières lectures de cette revue s’est donc portée sur le n°293, qui date de février 2017. Le dossier qui m’a attirée cette fois-ci était sur Marie-Aude Murail. Une autrice qui ne m’a absolument jamais déçue, dont je viens de lire les 4 tomes de Sauveur et fils avec délectation mais finalement dont je ne sais absolument rien. Ce fut près d’une quarantaine de pages de bonheur à lire. J’y ai notamment découvert que le talent d’écrivain était familial chez les Murail. Le frère et la sœur de Marie-Aude sont également auteurs ! Il y a donc Lorris Murail, l’aîné, Elvire Murail, la cadette (plus connue sous le nom de Moka), et enfin la benjamine : Marie-Aude Murail. Avec autant de talent artistique en une seule famille, les réunions doivent être bien sympas chez eux !

Tout de suite la curiosité m’a piquée et j’ai voulu lire des œuvres de chacun d’entre eux. Seulement, ils ont tous été très prolifiques et mon porte-monnaie ne peut suivre une telle cadence. J’ai donc décidé de faire avec ce que ma médiathèque possédait, puisque je n’ai jamais été déçue de ce côté-là. J’espérais y trouver des romans plutôt récents de chacun d’eux et en effet, j’ai trouvé mon bonheur. J’ai réussi à dénicher des romans de moins de 6 ans pour chacun d’eux. J’aurai également beaucoup aimé pouvoir mettre la main sur Golem, une saga de 5 tomes qu’ils ont écrite à 6 mains, mais on ne peut pas non plus demander le beurre, l’argent du beurre et le *** de la crémière.

 

Pour mon plus grand plaisir, et pour le vôtre aussi je l’espère, je vais donc vous concocter trois articles successifs sur la famille Murail, en allant de l’aîné à la benjamine. Attention, il n’est en aucun cas question de faire une comparaison des œuvres entre frère et sœurs. Je souhaite uniquement découvrir l’univers de chacun et m’intéresser de plus près à cette famille d’artistes. Voici donc le programme des réjouissances, pour vous mettre l’eau à la bouche :

  • Article 1 : Douze ans, sept mois et onze jours, de Lorris Murail.
  • Article 2 : 12 d’Elvire Murail, alias Moka.
  • Article 3 : Ma vie a changé de Marie-Aude Murail.

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