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Disney vs Versions originales #1 : Les contes traditionnels (partie 1)

Princesses Disney

Contes, légendes, mythes, histoires populaires… Tout autant d’éléments de notre patrimoine culturel et littéraire que nous connaissons souvent sous une forme un peu (beaucoup) édulcorée, parfois niaise, souvent « amollie » pour les enfants. Les versions les plus connues de certaines de nos histoires préférées sont aujourd’hui celles de Disney. Mais savez-vous vraiment ce qui se cache derrière ces princesses aux longs cheveux soyeux, ces princes charmants dégoulinants de mièvreries, ces châteaux en sucre et ces belles-mères que l’on pardonne à tous les coups ? Certaines de ces versions originales vous en avez vaguement entendu parler. Pour d’autres, leurs secrets vous sont encore inconnus.

Et puisqu’on est gentilles, dans les semaines à venir vous pourrez découvrir sur notre site plusieurs articles sur cet envers du décor des contes (ou autres genres) repris par Walt Disney. On commence cette semaine, avec quatre contes traditionnels, parmi les plus connus, même chez ceux n’étant pas forcément fans de Disney. On commence par vous faire un résumé rapide de la version Disney, puis on vous livre les secrets de la version originale.

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L’univers incroyable de David Wiesner

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Je vous présente aujourd’hui l’un de mes petits coups de cœur pour un auteur-illustrateur, qui date d’il y a quelques années, mais renouvelé il y a peu par la découverte d’autres albums du même artiste. Il s’agit de David Wiesner, américain, 59 ans, gagnant à trois reprises de la Médaille Caldecott, prix récompensant, aux USA, le meilleur livre pour enfant. C’est d’ailleurs le seul artiste à ce jour à avoir remporté trois fois ce prix !

Illustrateur d’une trentaine d’ouvrages (et auteur d’un certain nombre d’entre eux), il n’en a que peu de publiés en France, dont 5 aux éditions Circonflexe.

Je n’ai eu accès qu’à 4 de ces histoires, mais elles sont toutes spectaculaires. C’est un véritable artiste autant dans la qualité du récit que dans ses illustrations. Que les deux se mêlent ou que l’on ait à faire à un album sans texte, on est à chaque fois transporté dans un univers décalé, fantasmagorique, qui impressionne par sa qualité. Pour vous dire, certains de ses albums je les ai étudié à l’université pour leur qualité graphique ! Ce sont donc de vrais petits bijoux à découvrir d’urgence.

Partons faire un petit tour d’horizon de certains des albums de David Wiesner :

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Biguden – Tome 1 : L’Ankou

IMG_0148Biguden – Tome 1 : L’Ankou, de Stan Silas, EP éditions, 2014

En ce moment au travail, je suis un projet sur les contes bretons. Je ne m’y étais jusque-là jamais intéressée et je ne m’y connaissais pas du tout en légende bretonne. Et bien maintenant je peux vous dire que je suis callée ! Et en plus, je trouve ça hyper intéressant ! Les figures tirées du folklore breton sont très nombreuses, toutes liées à la magie et la plupart du temps elles correspondent à d’autres figures connues de divers folklores. Néanmoins, elles sont toutes particulières, et liées à certains mots de vocabulaire typiquement breton, ce qui nous plonge d’autant plus dans le monde magique de la Bretagne.

Je me suis finalement pris d’affection pour tout cet univers fantastique et quand je suis tombée, à la médiathèque sur une bande dessinée bretonne, j’ai craqué. J’étais venue pour chercher des BD, pour me mettre un peu plus au fait de ce genre. Mais je ne savais absolument pas quoi prendre. Le titre « Biguden » (terme breton) au-dessus d’un petit garçon en marinière, accompagné d’une petite japonaise en train de pratiquer les arts martiaux m’a intrigué. J’ai trouvé ça très drôle dès le premier regard et autant vous dire tout de suite que ça le reste jusqu’au bout !

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Les Eveilleurs – Tome 1 : Salicande

Les Eveilleurs de Pauline Alphen, Tome 1 : Salicande, chez Hachette en 2009

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Il est dur, en ces temps où la littérature de jeunesse conquiert de nouveaux territoires, de trouver un récit complètement innovant et porteur en termes d’intrigue, d’éléments fantastiques ou de trame. Il est également compliqué de se démarquer quand on est un écrivain français, face à tous ces best-sellers américains et anglais qui finissent par devenir des block-busters au cinéma, et donc font concurrence sur les étals des libraires. Mais, il reste des petites perles tout à fait exquises à découvrir en ce qui concerne la littérature fantastique ET écrite par un français, ET encore mieux par UNE française. Je vous présente donc aujourd’hui l’un de ces petits bijoux à acquérir.

Bon d’accord, Pauline Alphen n’est pas 100% française. Non, elle envoie encore plus de rêve que cela puisqu’elle a une maman brésilienne et qu’elle a passé une partie de son enfance au Brésil. Grand bien lui fasse – et nous fasse – car c’est grâce au fait qu’elle soit bilingue qu’elle devient traductrice et par la suite écrivain.

Le premier tome des Eveilleurs est sorti en 2009 et les suites paraissent doucement jusqu’à aujourd’hui. Le tome 5 devait paraître en mars 2014, mais l’auteure se fait désirer, il est encore en cours d’écriture et devrait sortir au printemps 2015.

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Les histoires sans paroles

IMG_0121Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler d’une collection d’albums qui est bien bien sympa, mais qui malheureusement va peu à peu disparaître : Les histoires sans paroles qui fait partie de la maison d’édition Autrement Jeunesse. En réalité il n’y a pas que cette collection qui va disparaître, mais toutes les productions liées à cette petite maison d’édition. Pas forcément connue du grand public, elle est pourtant méritante car a mis en avant des concepts, des récits, des illustrateurs et des auteurs peu communs. Elle est dirigée par la directrice du pôle jeunesse de Casterman. Mais sa rentabilité périclitant, la crise ne s’améliorant pas, et l’ouverture de son catalogue à des projets plus classiques n’étant pas d’actualité, Autrement jeunesse va tout simplement être fermée.

Pour comprendre un peu mieux de votre point de vue de lecteur les tréfonds des maisons d’édition et le pourquoi de la fermeture de certaines sections, quelques petites explications s’imposent sur ce cas. Madrigall est un grand groupe réunissant diverses maisons d’édition bien connues. On y retrouve Casterman, Flammarion, Gallimard… De très grands noms de l’édition en somme. S’y trouve également de plus petits noms, mais tout aussi prestigieux, tel que Autrement, et son département jeunesse. MAIS Madrigall (peut-être que certains auront remarqué que ce nom est l’anagramme de Gallimard…), est en réalité dirigé principalement par les descendants même du créateur de la maison Gallimard. Donc forcément, cela crée parfois des déséquilibres dans certaines répartitions. Le département jeunesse de la maison Autrement, va donc être fermé car pas assez rentable. Cette décision est connue depuis un peu moins d’un an ; le catalogue sortira ses nouveautés prévues à l’avance jusque février 2015, mais ensuite sa production cessera. Le catalogue et les livres déjà publiés continueront d’être diffusés, jusqu’à épuisement des stocks. Puis les auteurs et illustrateurs récupéreront leurs droits sur ces productions.

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Enola et les animaux extraordinaires – Tome 1

Enola et les animaux extraordinaires – Tome 1 : La gargouille qui partait en vadrouille, de Joris Chamblain et Lucile Thibaudier, aux éditions de la Gouttière, 2015.

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Je vous présente cette semaine mon achat compulsif, un achat « je ne sais pas me tenir dans une librairie, je n’étais censée venir que pour acheter un cadeau à quelqu’un ». 

Mais comment ne pas craquer devant la nouvelle parution de Joris Chamblain, le papa des Carnets de Cerise ! En plus, c’est une bande dessinée, genre que je ne lis pas beaucoup habituellement, ça me fait donc du changement. En bonus, c’est aux éditions de la Gouttière, une maison basée en Picardie, à Amiens, pas loin de mon Nord natal (duquel je suis exilée depuis peu), ce qui a fait chavirer mon cœur. En surplus-bonus-extra, c’est sorti fin janvier, ce qui me fait un article sur une nouveauté. Avec tous ces arguments, je ne pouvais évidemment pas résister à la tentation !

Je vous présente donc la nouvelle petite fille de Joris Chamblain : Enola. Il s’associe à une autre illustratrice pour ce projet, Lucile Thibaudier, dont le trait de crayon est enchanteur.

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Mon père, chasseur de monstres de Stéphane Sénégas

IMG_0104Mon père, chasseur de monstres de Stéphane Sénégas, aux éditions Danger Public, collection Les mots à l’endroit

La lecture est une évidence pour moi. Ce sera une évidence que de partager ma passion avec mon enfant, de lui construire sa petite bibliothèque, de lui lire une histoire le soir, de lui réserver un budget-livres tous les mois et de l’inscrire à la médiathèque dès qu’il tiendra sur ses gambettes.

Mais si ce n’était pas une évidence pour lui ? Bon déjà, il pourrait ne pas aimer lire, tout simplement. Mais il pourrait aussi, comme beaucoup d’enfants, avoir des problèmes avec le langage. Et s’il était dyslexique ? Est-ce qu’un enfant dyslexique est condamné à ne pas aimer lire et à souffrir à chaque mot lu ?

Depuis de nombreuses années, les pays scandinaves et les Pays-Bas se penchent beaucoup plus que nous, français, sur les problèmes de la dyslexie. Mais nous ne sommes pas non plus les derniers et commençons à avoir de l’intérêt pour les enfants souffrant de ce problème.

En 2006, la maison d’édition Danger Public, s’associe à une orthophoniste et crée la toute première collection d’albums spécialement pensée pour les enfants dyslexiques : Les mots à l’endroit.

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Le Prince des nuages, Tome 1 : Le Blueberry

Le prince des nuages – Livre 1 : Le Blueberry, de Christophe Galfard, illustré par Vincent Dutrait, paru chez Pocket Jeunesse en 2009.

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Portée par mon exaltation face à la trilogie L’épreuve, j’ai décidé de tenter l’aventure avec un autre roman de science-fiction, qui n’est pas mon genre de prédilection habituellement. Mon choix s’est porté sur Le prince des nuages de Christophe Galfard. Dans un premier temps, j’ai choisi ce livre parce que j’étais contente de voir que c’était un auteur français. Dans un deuxième temps, c’est parce que je reste très attachée aux albums et donc aux illustrations, et ce roman m’a tapé dans l’œil à la librairie. La couverture est très belle et laisse rêveur. Mais les dessins ne s’arrêtent pas là et j’ai eu la bonne surprise de voir que le roman lui-même était agrémenté d’illustrations toutes les 3 à 5 pages. De plus, la quatrième de couverture nous indique que cette trilogie a reçu trois prix, en littérature jeunesse, mais aussi en littérature scientifique ! Intriguée je l’ai donc acheté.

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Les bandes dessinées éducatives pour comprendre les mythes, de Yvan Pommaux.

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Les mythes et les légendes ont forgé de nombreuses croyances qui sont encore d’actualité. Ces récits font partie intégrante de notre patrimoine culturel. L’occident et l’orient n’ont pas forcément les mêmes, pourtant ils se croisent souvent. Seulement, c’est parfois enseigné à l’école de façon pas très encourageante, voire déprimante. Pourtant, il existe de très beaux livres documentaires ou des romans, retraçant la vie des héros mythologiques et légendaires. Mais tous les enfants ne sont pas fans de la lecture de documentaires et beaucoup sont réticents, à un certain âge, à la lecture de romans.

Pas de panique, je vous ai trouvé la solution ! Yvan Pommaux, grand écrivain et illustrateur pour la jeunesse, a mis son talent au service de l’éducation. Non content d’avoir déjà certains de ses livres sur les listes de références des cycles 2 et 3 de l’école primaire, il a décidé de raconter 5 mythes et légendes sous forme de bandes dessinées (sa forme de narration de prédilection) ! De quoi contenter petits et grands ! Du ludique, de la détente, mais aussi de l’apprentissage.

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Emilie Soleil, douceur et luminosité

Pour passer une bonne journée, je vous présente mon petit coup de cœur pour deux albums très poétiques, écrits par Emilie Soleil.

Petit Prince

Grand Roi, Grande Reine et Petit Prince, illustré par Christine Davenier, 2012, chez Casterman

Petit Prince vient de naître. Ses parents, Grand Roi et Grande Reine, sont les plus heureux du monde. Pour honorer la venue de Petit Prince, ils décident de faire venir du monde entier des plantes plus extraordinaires les unes que les autres, des oiseaux splendides et de construire de somptueuses fontaines, pour élaborer un magnifique jardin. Les plantes grandiront en même temps que Petit Prince et feront son bonheur, pensent-ils. Quand vient le jour de montrer son cadeau à Petit Prince, ses parents sont tout excités. Mais quand ils poussent le portail du jardin, toutes les plantes sont fanées, les oiseaux malheureux et des fontaines ne coule aucune eau ! En faisant le tour du jardin et en écoutant les plaintes des végétaux et sculptures, les souverains comprennent qu’un espace vert n’est pas fait pour être enfermé derrière des grilles et n’accueillir qu’un petit bambin. C’est décidé, le jardin de Petit Prince deviendra le « jardin de tous ». En plus de s’épanouir dans la nature, Petit Prince s’y fera des amis.

Ce texte très poétique est une magnifique ode à la nature. Un texte doux et des paroles justes pour un monde idyllique. Les illustrations sont splendides. Les couleurs pâles correspondent tout à fait à l’univers de cette histoire et renforcent sa poésie. Le trait de crayon, parfois brouillon, mais toujours fin, enchante chaque page. Texte et dessins forment une harmonie parfaite.

A lire sans modération, presque comme une chanson.

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