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Fablehaven – Tome 1 : Le sanctuaire secret

Fablehaven 1-Brandon Mull-couvFablehaven – Tome 1 : Le sanctuaire secret de Brandon Mull, paru chez Nathan en 2009

 

Fablehaven est un cycle que j’ai découvert en 2013 et que j’ai décidé de relire il y a peu. Je voulais faire un article dessus, car j’avais vraiment beaucoup aimé à ma première lecture. Malheureusement, j’ai une mémoire de poisson rouge en ce qui concerne mes lectures… C’est un peu bête parce que du coup, si je n’écris pas de suite un résumé et mon ressenti, je suis incapable d’en parler quelques mois après. Mais cela a aussi des bons côtés car je peux relire un livre plusieurs fois et avoir soit le plaisir de me souvenir au fur et à mesure, soit le plaisir de redécouvrir des éléments.

Et c’est effectivement avec beaucoup de plaisir que j’ai relu le tome 1 de Fablehaven. Mettons tout d’abord les choses en ordre.

 

Kendra Sorenson, 13 ans, et son frère Seth, 11 ans, se voient forcés de passer plus de deux semaines des vacances d’été chez leurs grands-parents paternels, alors qu’ils ne les connaissent quasiment pas. Leurs parents partent pour une croisière et ne peuvent les emmener. C’est à reculons que les deux enfants se rendent dans la ferme perdue au milieu de nulle part de leurs grands-parents.

Pourtant, une fois sur place, les lieux leur font grand effet. De magnifiques bâtiments, rustiques, mais impressionnants ; de splendides espaces verts avec une piscine, une cabane dans les arbres et une forêt à perte de vue ; et le clou du spectacle : le grenier est aménagé spécifiquement pour les enfants, avec autant de jeux qu’ils le souhaitent.

Leur séjour ne commence pas trop mal et ils prennent du bon temps, même si leur grand-mère est absente au début (pour une raison louche selon Kendra) et leur grand-père pas vraiment avenant. Ce dernier est peu présent et leur interdit d’aller en forêt ou dans certains bâtiments. Kendra est une fille très sage et ne cherche pas à enfreindre les règles de son grand-père. D’autant qu’il y a de quoi s’occuper l’esprit dans la ferme. Mais son petit frère n’est pas de cet avis. Une fois la piscine inaugurée, il décide de partir à l’aventure dans la forêt. Malheureusement, il n’y fait pas une rencontre des plus charmantes. Il découvre une vieille femme tapie dans une cabane. Celle-ci tente de l’amadouer, mais le garçon, même s’il est téméraire, n’est pas complètement idiot. Il revient donc vite sur ses pas.

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Roberto Innocenti

Roberto Innocenti est un illustrateur italien de talent. Il reçoit d’ailleurs, pour l’ensemble de son œuvre, le prix Andersen en 2008. Ce prix récompense, tous les deux ans, un artiste pour la jeunesse qui a marqué durablement la littérature pour enfants. Voici un aperçu de son travail.

 

L’auberge de Nulle Part, écrit par J. Patrick Lewis, chez Gallimard en 2002

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Un homme, artiste de son état, se retrouve un jour dans une impasse : son imagination a décidé de ne plus fonctionner et il ne peut donc plus exercer son métier. Décidant de ne pas se laisser aller ainsi, l’homme part en voyage pour tenter de retrouver son imagination. Il se laisse porter par sa petite 4L, qui finit sa course devant une étrange auberge. L’homme y descend et va y séjourner quelque temps. Dans cette auberge, tout est étrange et surtout, tout à l’air sorti tout droit de l’imagination de diverses personnes… Tous les personnages présents dans cette auberge sont en quête de quelque chose. D’un avenir, d’une personne, de leur propre personnalité… Tous vont réussir à retrouver ce qu’ils ont perdu. Et notre homme, va-t-il retrouver son imagination grâce à cette Auberge de Nulle Part ?

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C’est avec cet album, étudié à la fac, que j’ai découvert le travail de Roberto Innocenti. Entre la bande dessinée moderne, le roman illustré à tendance graphique, les petits encadrés de dessin, les doubles pages pleines… cet ouvrage foisonne de techniques diverses et variées, mélangées ici pour le plus grand plaisir des lecteurs avertis, mais aussi pour la découverte de ceux moins avertis. Les illustrations sont drôles, truffées de détails à relever, comme un jeu. Le texte est incisif et laisse penseur. Le tout se marie harmonieusement, malgré un fouillis apparent dans l’entièreté du livre.

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Sorcières sorcières

Sorcieres-Chamblain-couvSorcières Sorcières, Tome 1 : Le mystère du jeteur de sorts de Joris Chamblain (scénario) et Lucile Thibaudier (illustrations), paru aux éditions Kennes en 2014

Miette est une jeune sorcière dont les pouvoirs ne se sont pas encore déclarés. Elle est donc un peu chahutée par ses camarades. Mais elle peut toujours compter sur sa grande sœur Harmonie, qui la défend et jette des sorts à celles qui l’embêtent. Un jour, alors que Miette est titillée par une de ces filles, Harmonie la sauve et promet aux filles de les transformer en citrouille si elles recommencent. Malheureusement, le lendemain matin, une des filles se réveille avec une tête de citrouille ! Les soupçons se portent donc nécessairement sur Harmonie. Mais celle-ci arrive à prouver que ce n’est pas elle la coupable. Seulement, le jour d’après une autre des filles qui embêtaient Miette est ensorcelée. Et ainsi de suite les jours suivants. Une enquête va être menée par Harmonie au sein du village de Pamprelune, pour éclaircir ce mystère. Surtout que les sorts dont sont victimes les filles correspondent aux sorts sur lesquels travaille son papa. Pourtant son papa ne peut pas être le jeteur de sorts…

Harmonie réussira à résoudre le mystère (que je ne vous dévoile pas ici) et tout rentrera dans l’ordre.

Après être tombée amoureuse des Carnets de Cerise (par ici) et avoir été charmée par Enola (par là), me voici conquise par le premier tome de Sorcières sorcières.

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Une bande dessinée drôle, écrite avec finesse, illustrée avec brio. Une toute petite phrase qui résume assez bien mon ressenti et ce qu’est cette bande dessinée. Mais je ne vous laisse pas comme ça et je vous en dis un peu plus.

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Jonah

Jonah, tome 1 : Les Sentinelles, de Taï-Marc Le Thanh, sorti chez Didier Jeunesse en 2013

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Article dur à écrire pour une fois car c’est une déception qui a du mal à passer que je vous présente aujourd’hui. J’étais très enthousiaste à l’idée de lire Jonah et ce pour trois raisons :

  • les critiques sur le net sont très bonnes ;
  • c’est écrit par Taï-Marc Le Thanh, dont j’aime beaucoup les albums et histoires courtes ;
  • Taï-Marc Le Thanh est le mari de Rebecca Dautremer qui est l’une des artistes que j’admire le plus. Elle a d’ailleurs fait les couvertures des tomes du cycle Jonah.

Il y a donc des déceptions que l’on oublie vite, mais celle-là je l’ai encore en travers de la gorge.

 

Commençons tout de même par un résumé du tome 1 :

Jonah est un jeune garçon qui ne commence pas sa vie de la façon la plus heureuse puisqu’il est né sans mains et que sa mère meurt des suites de l’accouchement. Il sera confié à un orphelinat. Malgré son handicap, il y vivra très heureux, entouré d’amis, mais surtout il prodiguera de l’amour à tout son entourage et rendra l’orphelinat joyeux. Sa force de caractère et sa puissance de vie rayonnent autour de lui au point de répercuter cette bonne humeur permanente sur les gens qui l’entourent.

En outre son handicap, Jonah a une seconde particularité : il possède dans sa tête deux petites excroissances (qui ne se voient pas en externe), qui sont en réalité deux petites voix. Elles peuvent communiquer entre elles et même parler avec Jonah. Elles lui prodiguent conseils et soutient.

Tout est donc bonheur autour de Jonah, jusqu’au jour où un accident survient. Le jeune garçon se retrouve à l’hôpital après s’être pris un gros coup sur la tête. Tout l’orphelinat sera inquiet et la joie de vivre qui y régnait retombera un peu. D’autant plus qu’à son retour Jonah est emmené par son père, qui l’a enfin retrouvé.

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Zoo

IMG_2522_newZoo (ou plutôt ooZ) de Dedieu et compagnie, paru chez Gallimard (Hors-série Giboulées) en 2009

 

Découverte d’une petite pépite dans ma médiathèque ! Zoo est un album paru il y a déjà quelques années et pourtant il est très novateur. Au fil des pages, mettez-vous à la place des animaux d’un Zoo, derrière les barreaux, et observez les visiteurs !

Cet album est simple, absolument exquis, sans texte et pourtant il raconte de nombreuses histoires que les enfants se feront un plaisir de décortiquer.

Dès la couverture, on est plongé dans l’ambiance. On aperçoit une girafe de dos, avec le titre du livre à l’envers. Même le nom de l’auteur est dans l’autre sens. Dommage que la mention de l’éditeur n’ait pas suivi. Mais bon, c’est compréhensible pour des raisons de visibilité. On est donc tout de suite attiré par ce livre : on se demande pourquoi c’est écrit ainsi.

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André Bouchard

Le premier livre que j’ai découvert d’André Bouchard est Le roi qui valait 4 euros 50. Cela fait quelques années déjà, mais je me souviens que rien que le titre et la couverture m’avaient fait craquer. Je ne trouvais pas le style des illustrations particulièrement attrayant, mais sur la première de couverture on voit un moustachu en costume avec une couronne, entouré de pigeons pas très ragoûtants. Et en quatrième, le même homme à l’air impérial et suffisant, sur un cheval de manège comme s’il partait à la bataille. Un petit coup de foudre pour ces scènes débiles et prometteuses. À ce moment-là, je ne me suis pas plus intéressée que ça à cet auteur-illustrateur. Puis, il y a quelques semaines, au détour d’un des bacs de ma médiathèque, quelques albums d’André Bouchard dépassaient et je me les suis accaparés. Les titres loufoques, que j’avais déjà aperçu en librairie, m’ont fait sourire et je me suis décidée à en savoir un peu plus sur ce monsieur. Depuis, je les ai presque tous achetés !

Il a de nombreux albums à son actif, la plupart du temps écrit et illustré par lui-même, mais parfois en collaboration avec d’autres écrivains. Et voici un petit aperçu, pour vous faire une idée plus précise du personnage (ils sont classés par date de parution, ce qui permet également de voir une évolution à travers son style d’illustrations)

 

Un beau matin le coq aboya, édité chez Circonflexe en 2002

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Une nuit, à la ferme, une tempête se déchaîne. Le lendemain matin, quand tout est fini, le petit garçon de la ferme descend prendre son petit-déjeuner. Mais la tempête a fait des dégâts… et pas seulement matériel… Tous les animaux ont été mélangés ! Le coq a la tête du chien, le mouton la tête du coq, la pintade la queue de la vache et ainsi de suite. Miséricorde, les parents du petit garçon aussi se sont mélangés ! La maman a une moustache et le papa des nénés ! Comment faire pour que tout redevienne normal ?

Un album complètement loufoque, qui signe les débuts prometteurs et totalement rocambolesques des différentes œuvres d’André Bouchard. Personnellement, je n’apprécie pas plus que cela le trait de crayon très brouillon, mais en même temps, dans ce cas-ci, cela correspond très bien à l’histoire et au fait que tout soit mélangé. L’histoire est idiote (dans le sens positif), les dessins aussi, le tout pour un moment de lecture plein d’imagination.

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L’enfant cachée

IMG_0174L’enfant cachée, de Loïc Dauvillier (scénariste), Marc Lizano (dessinateur) et Greg Salsedo (coloriste), paru chez Le Lombard en 2012.

 

Il n’est jamais simple de parler de la guerre aux enfants, quelle qu’elle soit. Notre culture d’aujourd’hui ne doit pourtant pas oublier les horreurs qui ont pu être commises. L’art actuel permet aux enfants de se renseigner sur certains évènements, sans être plongé dans l’horreur. Le cinéma et la littérature, par exemple, sont deux supports très efficaces et qui se renouvellent sans cesse, pour réussir à faire comprendre aux enfants certaines guerres, sans les choquer.

Je vous avais déjà parlé des Carnets de Lienecke (par ici) coffret destiné à d’assez jeunes enfants. Je vous ai dégotté aujourd’hui quelque chose de totalement différent pour raconter la même tragédie, la Seconde Guerre mondiale. Réservée à des enfants plus grands que pour les Carnets de Lienecke, la bande dessinée L’enfant cachée permet d’aller un peu plus loin dans les révélations sur cet événement. Dans les Carnets de Lienecke on aperçoit la guerre de loin, car l’on suit le courrier entre un père et une fille, juifs. Avec L’enfant cachée, on entre plus profondément dans les souvenirs de quelqu’un.

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Les Eveilleurs – Tome 3 : L’alliance

Les Eveilleurs de Pauline Alphen, Tome 3 : L’alliance, chez Hachette en 2012

Les éveilleurs tome 3

On continue avec les critiques sur Les Eveilleurs et on passe au tome 3. L’intrigue revient doucement à ses débuts et ma déception du tome 2 est oubliée (chronique là). J’ai eu du mal à réaccrocher comme au premier tome (chronique par ici), mais je me suis tout de même réattachée à certains personnages et la découverte de nouveaux horizons est plaisante !

Encore une fois, attention : SPOILS, SPOILS, SPOILS, SPOILS !!

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La petite fille aux singes

IMG_0477La petite fille aux singes, l’enfance incroyable de Jane Goodall, de Patrick McDonnell, paru aux éditions De La Martinière Jeunesse en 2013

 

Jane Goodall est une célèbre primatologue et anthropologue britannique. Dès son plus jeune âge elle s’est intéressée aux primates, notamment aux chimpanzés. C’est grâce à elle que l’on a découvert que les singes avaient tant de similitudes avec l’homme. La première, elle a observé que les singes pouvaient utiliser des outils pour s’aider dans les tâches quotidiennes. C’est donc une figure emblématique du milieu dans lequel elle est connue.

L’album La petite fille aux singes nous conte l’enfance de cette grande amoureuse des primates. Comment elle a appris à aimer les singes, ce qu’elle faisait étant petite qui l’a dirigée vers le métier qu’elle a choisi plus tard ; on y voit une petite fille curieuse de tout et aux interrogations déjà très scientifiques. Dans cet album, on découvre qu’elle s’est intéressée très tôt à la nature et aux animaux en général. Et c’est peut-être son animal en peluche, Jubilé, un chimpanzé, qui l’a conduite à être primatologue. Ou encore sa lecture de Tarzan. Quoi qu’il en soit, son rêve est un jour devenu réalité.

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L’abécédaire de la colère

IMG_0177L’abécédaire de la colère d’Emmanuelle Houdart, aux éditions Thierry Magnier, paru en 2008

 

Qui n’a jamais été en colère ? Personne ! Et pour cause, c’est parfois salvateur.

Cet album, tourné sous la forme d’un abécédaire, nous apprend comment gérer notre colère et celle des autres. Il nous apprend dans quelles circonstances il est bon de se laisser aller et dans quelles autres il vaut mieux se contenir car ce n’est qu’un caprice. Il donne aussi des tuyaux sur quels objets casser si on en ressent vraiment le besoin, des astuces pour réussir à se calmer et des indices pour reconnaître quand une personne a besoin qu’on l’aide à faire passer sa colère ou s’il vaut mieux la laisser seule. On y découvre également un petit florilège de textes qui révèlent aux enfants que les parents n’ont pas toujours raison.

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