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Les Ours de Casterman

A la base pas forcément fan d’histoires d’ours, je me suis rendu compte à la lecture de plusieurs albums de chez Casterman, que certains me tenaient à cœur et que, sans le faire exprès, les personnages principaux en étaient des ours.

Alors plutôt que de faire un article pour chacun de ces albums, j’ai eu envie de les regrouper, pour vous faire aimer à vous aussi les ours de chez Casterman. En prime, je vous offre en photo, un défilé littéraire tenu avec brio par mon ours en peluche (je fais ce que je veux, c’est mon article ! ).

GrandOursTout commence avec Grand Ours de François Place.

C’est l’histoire de Kaor, né sous la bienveillance de l’esprit de l’Ours, au temps des premiers humains. Kaor va grandir doucement au sein de son peuple. Un jour, il est prêt et peut enfin aller chasser avec les hommes de la tribu. Mais il rencontre Tanda, la « grande femelle blanche tête boisée », qui lui interdit à jamais de tuer une tête boisée. Kaor se verra rejeté de sa tribu car il ne ramènera jamais de sa vie de la bonne viande. Il part donc à l’aventure et rencontre de nouveaux humains. Il va apprendre à grandir autrement avec eux. L’esprit de l’Ours sera toujours auprès de lui, le protégera et le guidera lorsque ses choix se feront difficiles.

C’est un récit simple, pur, avec des mots justes et délicatement choisis. Un conte d’ailleurs, qui nous emmène sur la terre de nos ancêtres. Pour apprendre à choisir le bon chemin et surtout que rien n’est jamais perdu, on peut toujours bifurquer et devenir un homme bon. Spiritualité et ouverture aux autres sont les clefs pour bien grandir.

C’est plus une histoire illustrée qu’un album, mais il est tout de même accessible à des jeunes. En lecture avec le parent, il est parfait également. Comme histoire à lire le soir, en plusieurs fois, c’est un délice.

Le récit est prenant, mais les illustrations sont également pleines d’émotion. Elles nous plongent dans le monde de Kaor, et les traits parfois brouillons rendent pourtant les scènes encore plus réalistes.

Un récit pour les lecteurs de 8 ans ou plus, mais la lecture aux plus petits n’est pas interdite !Lire plus

La Quête d’Ewilan

Couverture EwilanLa Quête d’Ewilan de Pierre Bottero, 2003, chez Rageot

« C’est un grand classique, dans la lignée du Seigneur des anneaux, la relève de J.R. Tolkien commence là », ai-je entendu à l’université à propos de La Quête d’Ewilan. ——- « Wouah, cette trilogie doit vraiment être splendide, il faut que j’aille l’acheter tout de suite pour enrichir mon petit cerveau », me suis-je dis illico. ——- Achat de l’intégrale, installation confortable dans le lit, une petite tasse de thé et c’est parti pour une nouvelle expérience-plaisir, pensais-je.

Quelques jours plus tard, dernières pages lues, laborieusement, avec beaucoup de séances d’arrachage de cheveux et une vérification à faire dans mes notes de cours : est-ce que mon professeur a réellement parlé de cette œuvre en termes si élogieux ? Malheureusement pour moi oui. Et les premiers retours des étudiants, qui se sont jetés sur ce livre comme moi, sont également très positifs.

D’accord. C’est que ça doit être moi qui cloche. Je n’ai pas compris le sens profond et le génie de cette œuvre. Ou alors, c’est parce que j’ai le droit d’avoir mon propre avis, détaché des cours que je suis, et de ne pas être en accord avec tout ce que m’enseigne la faculté ? Ah ben oui, finalement ça doit être ça. Mais quand même, je suis le seul écho négatif de tout mon entourage pour le moment.

En cherchant bien, j’en ai trouvé des réfractaires à La Quête d’Ewilan. Seulement ils étaient un peu moins kamikazes que moi : ils ont lu les premières pages, n’ont pas accroché du tout et ont abandonné. Et bien si j’avais su, j’aurais fait pareil. Mais j’avais acheté l’intégrale, alors il fallait rentabiliser. Je souhaite tout de même travailler dans l’univers du livre jeunesse, alors il faut que j’enrichisse ma culture personnelle. Et puis après tout, les professeurs ont dit que c’était bien, alors je lui laisse une chance à Monsieur Bottero et je me dis que cela ne peut aller qu’en s’améliorant.

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Jargon littéraire n°1 : Fantastique vs Fantasy

Parce que le jargon littéraire est parfois compliqué et que l’on se demande souvent pourquoi il y a tant de mots de vocabulaire différents pour définir des objets si proches, un petit récap’ s’impose pour se mettre les idées au clair et que vous compreniez parfois mieux nos articles.

 

Différence entre le fantastique et la fantasy :

 

Le merveilleux :

Le merveilleux est à la base de notre littérature fantastique et de fantasy actuelle, c’est pourquoi nous commençons par sa définition.

Une histoire merveilleuse se caractérise par son appartenance au surnaturel et à la magie. Le merveilleux existe depuis la nuit des temps à travers les premiers récits religieux par exemple (ou la mythologie). L’intervention d’un dieu ou d’un démon était de l’ordre du merveilleux et était acceptée par la société comme allant de soi.

Sa forme littéraire principale est le conte de fée qui suit cette croyance en quelque chose de surnaturel : le monde magique, peuplé d’êtres féeriques, est considéré comme un monde « normal » ou rien n’étonne le lecteur. Le surnaturel est ici accepté d’emblée.

Exemples :

  • Les contes de fées (Perrault, Grimm, Andersen…)
  • Les fables (Esope, Phèdre, Jean de la Fontaine..)
  • Les mythes
  • Les épopées (L’Iliade, L’Odyssée, épopée arthurienne…)

 

Le fantastique :

Le fantastique suit la veine du merveilleux. On y retrouve des créatures féeriques et des événements et éléments magiques. Mais cet aspect surnaturel n’est pas considéré comme normal et fait intrusion dans le cadre réaliste de l’histoire. Les personnages de l’histoire peuvent même rejeter ce surnaturel et celui-ci provoque une incompréhension et une angoisse (en tout cas dans un premier temps) chez le héros.

Le surnaturel n’est donc pas accepté d’emblée et peut n’être qu’une petite partie du récit. On peut le retrouver dans un livre policier ou romantique par exemple.

Exemples :

  • Dracula de Bram Stocker
  • Twilight de Stephenie Meyer
  • Frankenstein de Mary Shelley
  • L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde de Robert Louis Stevenson

 

La fantasy :

Dans la fantasy (ou fantasie, mais surtout pas fantaisie), le surnaturel est accepté par les personnages et le lecteur, et régit le monde imaginaire. Mais il n’est pas forcément là d’emblée, comme dans le merveilleux, et peut surgir dans un monde normal, sans forcément susciter d’angoisse. On a régulièrement affaire à deux mondes qui cohabitent, un réel, un surnaturel.

Exemples :

  • Harry Potter de J.K. Rowling
  • La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero
  • Le seigneur des anneaux de Tolkien
  • Eragon de Christopher Paolini

 

Ces essais de définitions sont donnés à titre personnel. Les avis divergent entre les spécialistes, les amoureux et les amateurs. Chacun de ces genres peut également être encore divisé en sous-genres, mais ce n’est pas notre propos ici.

Un peu de culture ne fait pas de mal mes loulous !

Les deux gredins

deuxGredinsLes deux gredins, Roald Dahl (illustré par Quentin Blake), 1980

Compère Gredin a une affreuse barbe dégoûtante remplie des restes de ses repas. Commère Gredin a un œil de verre et l’air le plus méchant qu’on puisse imaginer. A eux deux, ils forment le couple le plus redoutable de tous les environs. Ils passent leurs journées à se faire des blagues plus odieuses les unes que les autres. Ils adorent la tarte aux oiseaux et gardent prisonnière une famille de singes.

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Le Chevalier Noir

 Le Chevalier NoirLe Chevalier Noir de Michael Escoffier (auteur) et Stéphane Sénégas (illustrateur), 2014, chez Frimousse.

Il était une fois, un preux chevalier qui venait au secours d’une malheureuse princesse coincée en haut d’une tour…

Malheureuse ? Vraiment ? Qui a dit que la princesse avait envie de descendre de sa tour pour rejoindre le chevalier ? Pas elle en tout cas !

On se retrouve face à un chevalier bien arrogant et une princesse un peu hystérique. De quoi pimenter le conte de fée classique. Autant vous dire que cela ne finit pas par un « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

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