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La famille Murail : Elvire, Alias Moka

La famille Murail : Elvire, Alias Moka, avec 12 paru chez Playbac entre 2012 et 2016.

On continue notre découverte de la famille Murail avec la grande sœur de Marie-Aude : Elvire. Plus connue sous le nom de Moka, qu’elle utilise pour ses publications. Moka a des écrits très diversifiés, puisqu’elle prolifère surtout dans les séries Kinra Girls et Oh Pénélope, publiées chez Playbac et destinées à un public de jeunes filles. Des écrits à l’opposé de la saga que j’ai choisi de vous présenter de cette autrice : 12.

Cette saga mérite quelques éclaircissements avant que je vous présente ma lecture, car j’ai moi-même eu du mal à comprendre les publications. En réalité, sur le wikipédia ou le catalogue Playbac, 12 est annoncé comme une série de trois romans, datant tous de 2016 et étant donc les derniers écrits de Moka. Mais en y regardant de plus près, les deux premiers tomes de cette saga ont en réalité été écrits sous d’autres noms et à d’autres dates. Le tome 1, publié en 2012, était intitulé La prophétie de Venise. Le tome 2, publié en 2013, s’appelait L’immortel. C’est seulement lors de la reprise de l’autrice et donc de la publication du tome 3 en 2016, que les deux premiers ont été réédités, avec une autre couverture pour lier les trois tomes en une seule saga sous le nom de 12. Les trois tomes s’intitulent donc désormais :

1 – Les sacrifiés du Zodiaque (anciennement La prophétie de Venise)

2 – Le sang du Tigre (anciennement L’immortel)

3 – L’affaire Emily Howard

Et ça, personne ne vous le dit sur internet, on vous laisse même croire que La prophétie de Venise et L’immortel sont des écrits séparés de la saga 12 ! C’était donc important pour moi de mettre les choses au clair. Partons désormais à la découverte de la plume de la cadette de la famille Murail.

« 1996… Douze adolescents sont assassinés à Venise. 2012… Et si tout recommençait ? Engagé par le richissime Vianney de la Tour Audelange, le détective Maxime Dancourt rouvre le dossier du massacre de Venise. Quand il découvre que 2012 est une année bissextile à treize lunes comme 1996, la course contre la montre a déjà commencé. Le ciel serait-il la clé du mystère ? Quel étrange lien relie ces crimes au Zodiaque ? Maxime et son fils Lubin vont découvrir que personne n’est innocent… »

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La famille Murail : Lorris, le grand frère

La famille Murail : Lorris, le grand frère, avec Douze ans, sept mois et onze jours, paru chez PKJ en 2015

En tant que passionnée de littérature de jeunesse, j’ai des lectures très diversifiées dans ce domaine. De l’album au roman, de la BD au manga, des classiques au visionnage d’adaptations filmiques… Mais j’aime aussi particulièrement me documenter sur les auteurs en eux-mêmes. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je lis régulièrement La revue des livres pour enfants, notamment pour ses dossiers sur des auteurs. Ça me permet de mieux comprendre l’univers de l’un ou l’autre et souvent de découvrir des ouvrages inconnus au bataillon. Je ne les lis pas forcément dans l’ordre, mais selon mes envies et attraits.

L’une de mes dernières lectures de cette revue s’est donc portée sur le n°293, qui date de février 2017. Le dossier qui m’a attirée cette fois-ci était sur Marie-Aude Murail. Une autrice qui ne m’a absolument jamais déçue, dont je viens de lire les 4 tomes de Sauveur et fils avec délectation mais finalement dont je ne sais absolument rien. Ce fut près d’une quarantaine de pages de bonheur à lire. J’y ai notamment découvert que le talent d’écrivain était familial chez les Murail. Le frère et la sœur de Marie-Aude sont également auteurs ! Il y a donc Lorris Murail, l’aîné, Elvire Murail, la cadette (plus connue sous le nom de Moka), et enfin la benjamine : Marie-Aude Murail. Avec autant de talent artistique en une seule famille, les réunions doivent être bien sympas chez eux !

Tout de suite la curiosité m’a piquée et j’ai voulu lire des œuvres de chacun d’entre eux. Seulement, ils ont tous été très prolifiques et mon porte-monnaie ne peut suivre une telle cadence. J’ai donc décidé de faire avec ce que ma médiathèque possédait, puisque je n’ai jamais été déçue de ce côté-là. J’espérais y trouver des romans plutôt récents de chacun d’eux et en effet, j’ai trouvé mon bonheur. J’ai réussi à dénicher des romans de moins de 6 ans pour chacun d’eux. J’aurai également beaucoup aimé pouvoir mettre la main sur Golem, une saga de 5 tomes qu’ils ont écrite à 6 mains, mais on ne peut pas non plus demander le beurre, l’argent du beurre et le *** de la crémière.

 

Pour mon plus grand plaisir, et pour le vôtre aussi je l’espère, je vais donc vous concocter trois articles successifs sur la famille Murail, en allant de l’aîné à la benjamine. Attention, il n’est en aucun cas question de faire une comparaison des œuvres entre frère et sœurs. Je souhaite uniquement découvrir l’univers de chacun et m’intéresser de plus près à cette famille d’artistes. Voici donc le programme des réjouissances, pour vous mettre l’eau à la bouche :

  • Article 1 : Douze ans, sept mois et onze jours, de Lorris Murail.
  • Article 2 : 12 d’Elvire Murail, alias Moka.
  • Article 3 : Ma vie a changé de Marie-Aude Murail.

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Notre sélection de Noël 2018

Une fois n’est pas coutume, à l’approche des fêtes de fin d’année, nous vous proposons un joli petit article thématique, pour vous aider dans vos achats de cadeaux livresques de Noël. Pour nos 4 catégories les plus enrichies (albums, bulles en bazar, docus et romans), nous allons vous proposer une petite sélection de livres parus récemment (en 2018) qui sont tous des coups de cœur, que nous n’avons pas eu le temps de chroniquer sur le site, mais que nous avons lu avec délectation !

 

ALBUMS

 

Les riches heures de Jacominus Gainsborough, de Rébecca Dautremer, paru chez Sarbacane

En douze scènes de genre traversées par les saisons, ponctuées de trois pêle-mêle et d’une dizaine de portraits du héros à différents âges, voici le récit de la vie d’un petit lapin ordinaire et extraordinaire. Ses petits riens, ses grands moments, ses joies, ses peines, ses doutes, ses épreuves… Avec, au final, la chance d’avoir été aimé et le bonheur de contempler, au crépuscule de son existence, ses amis fidèles, sa compagne et ses petits-enfants autour de soi.

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Mécaniques fatales

Mécaniques fatales de Philip Reeve, paru chez Gallimard en 2003

Tome 1

Le 12 décembre prochain, le film Mortal Engins va sortir au cinéma. Un film de science-fiction et d’action, qui, peu de gens le savent, est en réalité tiré d’un roman pour adolescents paru il y a quelques années. Il est donc inspiré du premier tome de la série Tom et Esther, traduit en français par Mécaniques fatales. Ma médiathèque regorgeant de pépites d’un autre temps, j’ai pu avec joie, découvrir le roman avant d’aller voir son adaptation au cinéma (et de pouvoir en faire un comparatif ensuite, bien évidemment).

 

De nombreux siècles après notre ère, la Terre n’est plus ce qu’elle était. La grande Guerre d’Une Heure a ravagé le monde, les humains s’étant entretuées à coup d’armes chimiques. Les villes ne sont plus statiques. Montées sur roues, elles sont devenues de monstrueuses locomopoles. Pour survivre, elles doivent se pourchasser les unes les autres, pour s’avaler, se démanteler et trouver des ressources. Après une dizaine d’années au repos, Londres repart à la conquête de nouvelles proies. Mais c’est sans compter Esther Shaw, qui compte bien déjouer les plans de Thaddeus Valentine et se venger du meurtre de ses parents. Malheureusement la jeune fille verra son plan échouer et se retrouvera jeter en Terra Incognita, avec le jeune Tom, apprenti historien, qui n’avait jamais mis les pieds sur la terre ferme. Un long périple les attend, pour que Tom retrouve sa ville et qu’Esther tue enfin Thaddeus.

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Butter

Butter de Erin Lange, paru en 2018 à L’Ecole des loisirs

Aujourd’hui, présentation d’un ouvrage qui m’a vraiment chamboulée, à la psychologie poussée et dérangeante, sur des thèmes de société tabous et pourtant à mettre en lumière : le harcèlement scolaire et la grossophobie.

 

Butter est un adolescent avec les mêmes aspirations que ses camarades du lycée : avoir une petite copine, réussir ses examens, avoir des amis, faire la fête, intégrer un groupe de musique grâce à son don pour le saxophone… Sauf que Butter fait 192 kilos. Et à cet âge ingrat, l’apparence physique compte, pour une bonne intégration dans la société. Butter n’a aucune confiance en lui, il a tendance à rejeter la raison de ses problèmes sur ses parents, il pense être une cause perdue, et n’a pas d’ami au lycée, à part l’un de ses professeurs. Il a pourtant eu des regains de bonne volonté et a tenté à plusieurs reprises de perdre du poids. Mais les moqueries incessantes de ses camarades et l’histoire du beurre qui lui a valu son surnom de Butter, ont eu raison de sa détermination. Butter passe maintenant son temps à jouer au saxophone seul dans sa chambre ou en ligne avec sa petite amie virtuelle, qui n’est pas au courant du surpoids de son interlocuteur.

Il arrive à tenir ainsi, jusqu’à un incident à la cantine de son lycée. Butter craque et annonce via internet que le jour du 31 décembre sera son dernier sur cette terre : puisque la nourriture est un problème pour lui, il va se gaver à s’en faire exploser. Tout ça en live devant sa web cam.

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Femmes royales, femmes fatales

Après un opus sur les rois, allons faire un tour du côté de leurs femmes, les reines, dont on sous-estime bien trop souvent la puissance. Je vous le dis tout de suite, hors de question de parler de la Reine des neiges ou même d’une adaptation ! En revanche, vous trouverez ci-dessous des reines douces ou machiavéliques, sachant user subtilement de leur pouvoir ou en abusant un peu trop.

 

La petite reine d’Emile Jadoul (texte) et Catherine Pineur (illustrations), paru chez Pastel en 2003

Il était une fois une petite reine qui faisait tout ce qu’elle voulait, disait tout ce qu’elle voulait, qui décidait tout ce qu’elle voulait. C’était la reine, après tout ! Mais un beau jour, un petit roi débarque. Qu’est-ce que c’est que ça ? La petite reine n’a plus toutes les attentions, on ne respecte plus ses volontés et il n’y en a plus que pour le petit roi. La petite reine se met à élaborer des stratagèmes pour évincer son concurrent. N’y arrivant pas, elle se met à réfléchir. Finalement, une reine n’aurait-elle pas besoin d’un roi ?

On commence avec une jolie histoire métaphorique, où une petite fille voit arriver dans sa vie un petit frère qu’elle n’a pas demandé. C’est dur de passer d’enfant unique auquel on passe tous ses caprices à une fratrie. Après les instants où l’on boude son petit frère, viennent enfin les moments de complicité. J’ai trouvé cet album charmant et la comparaison avec une petite reine pour la grande sœur, parfaite. En plus, ne dit-on pas qu’avoir une fille et un garçon, c’est le choix du roi ?

 

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Sélection littéraire halloweenesque 2018

Pour Halloween 2018, nous avons décidé de vous offrir une petite sélection livresque sur ce thème. Après tout, on vous le fait régulièrement pour Noël et jusque-là nous ne vous en avons pas fait sur cette fête que nous adorons pourtant. En suivant nos catégories habituelles voici donc une petite sélection très hétéroclite, pour ravir petits et grands, ceux qui aiment la terreur et ceux qui préfèrent savoir comment vaincre leur peur.

 

1ERE AGE

 

Bonne nuit petit monstre vert d’Ed Emberley, à L’école des loisirs

Vous connaissez Va-t’en Grand Monstre Vert ? Si ce n’est pas le cas, filez voir la sélection des albums, car c’est un très grand classique de littérature jeunesse, depuis de nombreuses années. Pour le plus grand bonheur des tout petits, on peut désormais retrouver la version pour les encore plus jeunes. Une découverte d’un petit monstre, pour qui il est l’heure d’aller se coucher. Pour éloigner la peur et comprendre qu’après tout, les monstres font les mêmes choses que les humains.

 

Fais-moi peur, c’est Halloween ! de Pablo Pintachan, chez Casterman

Un petit livre pour de petites mains. A chaque page, l’enfant découvre un monstre rigolo, avec qui il peut jouer pour dédramatiser cette fête de l’horreur. Un système de fenêtres vénitiennes anime chaque personnage en tournant les pages.

 

 

Peppa fête Halloween, chez Hachette jeunesse

Peppa Pig et toute sa famille sont invités pour Halloween. Tout le gratin du monde de la petite Peppa se retrouve déguisé, pour le plus grand bonheur des connaisseurs de cet univers. Un grand classique revisité pour les petits.

 

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La vie selon Pippa

La vie (et autres trucs de moindre importance tels que les gommages exfoliants, les rênes en tissu et les relations à distance) selon Pippa de Barbara Tammes, paru en 2018 chez Syros

Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui fait partie de ceux que j’ai empruntés à la médiathèque en me disant que ça me ferait une bonne lecture détente dont je ne ferai pas d’article ensuite. Un livre que je pensais peut-être un peu niais. Et puis finalement, c’est un petit coup de cœur pour moi, je m’en vais donc vous le présenter gaiement !

 

Comment savoir qui on est quand on habite la semaine chez sa mère dans une vieille ferme isolée, et les week-ends chez son père, dans un appartement hyper chic de la grande ville ? Pour ne pas perdre le nord, Pippa tient son journal, dans lequel elle décortique (et dessine) tout ce qui lui arrive, et se pose de grandes questions. Sur ses humeurs (qui peuvent changer du tout au tout en une journée), sur la nourriture (peut-on être à la fois baies de goji et œufs au lard ?), sur l’amour (est-il préférable que la personne soit mieux en vrai que dans votre imagination, ou l’inverse ?)… Sans compter que Pippa se trouve face à un choix pour lequel même son journal ne peut l’aider.

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L’atelier des sorciers

L’atelier des sorciers, tomes 1 et 2, de Kamome Shirahama, paru chez Pika en 2018

A côté de chez moi, il y a un tout petit magasin de mangas. Tout petit mais sacrément bien rempli. Et il vaut mieux que je n’y entre pas trop souvent… Cependant, même si mon portefeuille ne peut pas suivre la cadence des sorties mangas (c’est que ça pousse à une vitesse ces bestioles…), je peux toujours chiper les pubs des prochaines sorties, histoire de bien baver. L’hiver dernier, une de ces pubs obtenues dans le petit magasin de manga, m’avait tapée dans l’œil. Une histoire de sorcière classique apparemment, en revanche un graphisme très étonnant pour un manga. Finalement je l’ai un peu oublié, mais au détour d’un rayonnage de ma médiathèque, que vois-je ? Le manga de la publicité, matérialisé (c’est magique). Vite vite, j’en profite et j’emprunte les deux premiers tomes de la série.

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La roue des vents

La roue des vents de Vincent Joubert, paru chez Ankama en 2010

Aujourd’hui, cap sur un livre qui fait partie de ma PAL depuis trois ans ! Acheté d’occaz parce que plus édité, il trônait fièrement sur une pile de livres à lire « rapidement ». Je le conçois, il faut que je revoie ma définition du « rapidement ». En tout cas, je suis très contente de l’avoir enfin lu, car je ne suis pas déçue du voyage !

 

Joachim Fendl’or est un jeune ouvrier travaillant à la construction de la célèbre Notre-Dame de Paris, sous les ordres de son oncle peu recommandable. Jusqu’au jour où il rencontre Maître Gontran, accompagné d’un dragon, Clovis. Une rencontre pas des plus agréables puisqu’elle commence par une jambe cassée. En même temps, ce malheur permet à Maître Gontran de subtiliser le jeune Joachim à son oncle bourru, sous prétexte de lui réparer la jambe. Le temps passant et le jeune apprenti se remettant de ses blessures, il s’est également pris d’amitié pour Gontran et le fabuleux dragon Clovis. Le trio s’entendant à merveille, Maître Gontran finit par proposer au jeune homme de les accompagner, lui et Clovis, dans l’ultime quête du dragon. Ce dernier n’est en réalité plus tout jeune et voit sa fin approcher. S’il ne veut pas rester coincé dans le monde humain et pouvoir profiter du monde réservé aux dragons à leur mort, il doit se dépêcher de trouver sept graines qui lui ouvriront la roue des vents, portail magique qui lui permettra d’entrer dans ce monde. Joachim accepte avec joie et empressement. S’ensuit alors un long périple semé d’embûches. Joachim va découvrir un monde parallèle à celui qu’il connaît et s’y émerveiller, où les trois compères en verront de toutes les couleurs.  Personnages incongrus, méchants machiavéliques, alliés précieux, paysages à couper le souffle… Tout autant d’éléments qui jalonnent le récit. La petite troupe se verra tantôt en possession des graines, tantôt dépouillés et devant refaire tout le chemin déjà parcouru pour les obtenir. Clovis pourra-t-il trouver la paix dans le monde des dragons ?

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