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Petits chevaliers en tout genre

Après plusieurs articles sur des animaux dans la littérature de jeunesse ces derniers mois, il serait temps de penser à en refaire un sur des personnages un peu plus humains. Et quoi de mieux, après le dernier sur les dragons, que de parler de ceux qui doivent les occire : les chevaliers. Mais soyons généreux et voyons plus grand. Voici donc un petit panel de combattants aguerris (ou pas…) : samouraï, chevalier, guerrier, tous ont des méthodes bien à eux, mais tous parviennent à leur fin (ou pas, encore une fois…) !

 

Le mystérieux chevalier sans nom de Cornelia Funke (texte) et Kerstin Meyer (illustrations), paru en 2005 chez Bayard jeunesse

Il était un roi, qui avait trois fils, qu’il élevait à la dure, pour devenir de preux chevaliers. Le jour où son quatrième enfant vint au monde, ce fut une fille. Mais la reine mourut en accouchant. Ne sachant comment élever une fille, il lui donna le même traitement qu’à ses fils. C’est pourquoi, lorsqu’elle eut seize ans et que son père voulu la marier au chevalier qui gagnerait le tournoi, la jeune fille ne l’entendit pas de cette oreille. Cachée sous une armure noire, elle participa au concours pour gagner sa propre main et avoir le droit de choisir son destin.

On commence notre sélection par un album particulier où le chevalier est une damoiselle ! Parce qu’après tout, les rôles de héros servant sont un peu trop souvent donnés aux hommes ; un récit où c’est la dame qui porte la culotte ne fait donc pas de mal. De plus, je suis sure que cette histoire n’est pas sans vous rappeler celle de Disney et de sa Mérida. Mais cet album a été écrit bien avant. Comme quoi, les idées viennent de partout.

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Le maître de Rampling Gate et autres nouvelles

Le maître de Rampling Gate et autres nouvelles de Anne Rice et 4 autres autrices, paru chez Hachette (collection Black Moon) en 2012

Même si ce recueil de nouvelles n’est pas neuf et les histoires qui le composent encore moins, c’est une vraie petite découverte pépite d’or pour moi ! Car oui, le livre que je vous présente aujourd’hui est en réalité composé de 9 nouvelles. Toutes écrites par des femmes, aujourd’hui reconnues par le monde entier comme des papesses de l’écriture fantastique, avec pour personnages principaux les vampires.

Je choisis aujourd’hui pour vous le présenter car je suis complètement la tête dans l’égalité homme/femme et le féminisme au lycée où je travaille en ce moment. Les deux semaines avant les vacances d’avril vont être consacrées à ce thème avec plein de projets autour. Du coup, je ne pense qu’à ça et ça se répercute également ici :p . Vous le remarquerez peut-être, mais j’ai toujours écrit « auteure » pour les femmes. Tout simplement parce que je trouvais ça joli. Eh bien, je vais doucement passer à « autrice » pour les bonnes raisons édictées par Audrey Alwett, que j’ai découvert il n’y a pas longtemps, par ici.

En ce qui concerne le thème du livre, je vous avoue qu’au début j’hésitais, car le monde des vampires ne m’attire pas plus que cela et ma lecture, il y a quelques années, de Twilight a fait exception à la règle. Mais le format en nouvelles m’a séduite et je me suis dit qu’il y en aurait bien une qui me plairait tout de même. J’ai bien fait de faire une nouvelle exception, car j’ai réellement adoré de bout en bout chaque nouvelle qui compose cet ouvrage. Avant de vous en dire plus, un petit topo sur chaque récit et les autrices.

 

De Anne Rice : elle n’est autre que l’autrice d’Entretien avec un vampire, paru en 1978.

Le maître de Rampling Gate : Le dernier souhait du père de Julie et Richard avant de mourir était que son domaine de Rampling Gate soit détruit pierre par pierre. Mais quand le frère et la sœur découvrent le manoir pour la première fois, ils en tombent littéralement amoureux. Ils sont donc tiraillés entre respecter le souhait de leur père et rester vivre sur la propriété. Jusqu’à ce que Julie découvre qu’un mystérieux habitant hante les lieux.

 

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Les auteurs et illustrateurs jeunesse, ces artistes si mystérieux

Aujourd’hui, un petit article un peu sans queue ni tête, pour vous parler d’un thème qui me tient à cœur et tenter de vous convaincre d’approfondir votre connaissance de la littérature de jeunesse.

Le pinceau de François Place en action

Depuis plusieurs mois/années (mon Dieu que ça passe vite…) déjà on vous parle de littérature jeunesse. On vous parle d’albums, de romans, de BD, parfois on fait des petits extras. Mais je me suis dit qu’on ne vous parlait pas toujours assez de l’envers du décor des auteurs et illustrateurs. On vous dit que c’est beau, que c’est poétique, que les couleurs sont chatoyantes, que les mots sont justes et profonds. Mais cela ne vous montre pas tout le travail pharaonique qui se cache derrière ces petites merveilles (et pas forcément rémunéré à juste titre, mais ça c’est un autre débat qu’on n’abordera pas ici). On trouve à gogo des reportages sur les réalisateurs de films, ou certains peintres, par exemple. Mais pourquoi pas sur les auteurs et illustrateurs jeunesse ? Ce n’est pas qu’ils n’existent pas, ces reportages, mais ils sont bien cachés et ne sont pas souvent diffusés à grande échelle. On a bien les Artbooks et les biographies sur papiers (interviews dans les journaux spécialisés, livres…), mais de nos jours ce n’est malheureusement plus le moyen le plus efficace de se faire connaître. Attention, ces supports montrent tout de même que ces artistes sont reconnus, mais je trouve tellement dommage que l’on ne parle pas plus des grands illustrateurs et auteurs jeunesse dans des médias plus directs, comme on le fait pour ceux qui s’occupent des adultes ! Ceux qui achètent des Artbooks par exemple, sont des gens déjà fan de l’artiste. Mais pas des inconnus. Alors que si on tombe sur un documentaire à la télé même si on ne connaît pas la personne dont il est question, on peut parfois rester subjugué et finalement découvrir quelqu’un que l’on aime.

Tomi Ungerer, l’esprit frappeur – documentaire sur la vie de l’auteur

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Prix Mangawa 2018 – Seinen

Après les Shojo et les Shonen, reprise aujourd’hui avec la dernière section du prix Mangawa : les Seinen. Les Seinen sont des mangas destinés à un public plus mûr. Parfois définis comme visant un public plutôt masculin, il n’en est en fait rien et ils sont également appréciés des filles. On y trouve des intrigues et scénarios plus développés, un graphisme sophistiqué et des thèmes plus sombres. Souvent ils laissent plus de place à la violence et/ou à la nudité.

 

La sélection des mangas Seinen pour 2018 :

  • Gloutons et dragons de Ryoko Kui, chez Casterman
  • Le chant des souliers rouges de Mizu Sahara, chez Kaze
  • Le mari de mon frère de Gengoroh Tagame, chez Akata
  • L’enfant et le maudit de Nagabe, chez Komikku
  • Courrier des miracles de Noboru Asahi, chez Komikku

Encore et toujours dans l’ordre de mes lectures, je vous présente un à un les mangas de cette sélection.

 


 

Le mari de mon frère de Gengoroh Tagame, paru en septembre 2016 chez Akata

Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n’est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l’homme qu’il aimait. Yaichi n’a pas alors d’autre choix que d’accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

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Des flammes, des ailes, des griffes : attention, dragons en vue !

Les dragons, ces créatures fantastiques, sont de bons personnages pour les récits fantastiques. Mais ils sont rarement les protagonistes des récits. Quelle injustice, pour eux qui sont si forts et imposants ! Rendons-leur donc leur place, à travers ce petit article, où je vous présente quelques albums où ils tiennent la place centrale. Gentils, méchants, anthropomorphisés ou non, dans leur élément ou mélangés à des humains, voici un panel hétéroclite pour satisfaire tous les lecteurs ! Le nouvel an chinois a eu lieu il y a quelques jours, ça tombe donc également très bien de faire un article sur les dragons ! Pour changer, on prend le train à l’envers et on va du plus récent au plus ancien.

 

Les dragons de Château-Croulant de Terry Pratchett, paru chez l’Atalante en 2016

Alors que le roi Arthur savoure son déjeuner du dimanche au lit, les crieurs publics annoncent sous ses fenêtres que des dragons ont envahi le domaine de Château-Croulant et terrifient les habitants. Ni une ni deux, le roi décide d’envoyer ses plus fiers chevaliers à la rescousse. Malheureusement, ses guerriers les plus aguerris sont déjà tous partis au combat. Il doit donc envoyer un débutant. Ce dernier, une fois arrivé sur place, après quelques péripéties, s’aperçoit que les dragons terrifiants ne le sont peut-être pas tant que ça. Et si c’était plutôt eux les victimes ?

On commence par un cas un peu particulier, puisque pour une fois il ne s’agit pas d’un album, mais d’une nouvelle de quelques pages, piochée dans un recueil pour la jeunesse du célèbre Pratchett. Après tout il n’est jamais trop tard pour s’initier au grand maître de la parodie fantastique. En plus, ce recueil est truffé d’illustrations de Mark Beech, ce qui rapproche cette nouvelle d’un album. C’est donc un court récit drôle et complètement loufoque qui vous fera voir les dragons sous un autre jour.

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L’expédition H.G. Wells

L’expédition H.G. Wells de Polly Shulman, paru chez Bayard en 2015

Je dois vous avouer que chroniquer La Malédiction Grimm (tome précédent de celui que je vous présente aujourd’hui) n’était pas forcément dans mes projets au départ. C’est la lecture des premiers chapitres de L’expédition H.G. Wells qui m’a convaincue. Je me suis tout de suite dit qu’il faudrait que je vous parle de ce second tome, et que donc je devais vous parler du premier également.

 

Dans L’expédition H.G. Wells on retrouve, comme s’en doute le lecteur qui a lu le premier tome, l’univers du Dépôt d’Objets Empruntables de la Ville de New York. Alors que le premier tome s’intéressait à la Collection Spéciale qu’est celle de Grimm, ce second tome nous plonge dans une seconde Collection Spéciale : le Legs Wells.

Leo, jeune lycéen dont la famille entière est passionnée par les sciences, ne peut déroger à la règle familiale et est donc également féru de science, notamment de science-fiction. C’est ainsi que le jour où il voit débarquer dans sa chambre, l’espace de quelques secondes, un mini-lui accompagné d’une jolie fille sur un engin à remonter le temps, après le premier étonnement, il y croit tout de même. Son mini-lui a juste le temps de lui conseiller de lire La machine à explorer le temps de H.G. Wells avant de disparaitre. Cela donne l’idée à Leo de faire un projet sur les machines à remonter le temps pour la fête de la science de son lycée. En en parlant avec sa professeure, elle lui conseille d’aller faire un tour au Dépôt d’Objets Empruntables de la ville. Le jeune homme s’y rend et découvre le monde merveilleux que le lecteur a déjà découvert dans le tome 1. Débute alors pour le jeune garçon une véritable aventure. Il y rencontre Jaya, une magasinière, qui, bluffée par ses talents, le fera bientôt intégrer l’équipe de travail de la bibliothèque. Grâce à ses recherches pour son projet de science, ce sont les portes du Legs Wells qui vont s’ouvrir pour Leo. Où il y découvrira une vraie machine à remonter le temps. Une suite d’évènements assez tragiques le mènera à utiliser cette machine pour réparer certaines erreurs.

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Prix Mangawa 2018 – Shonen

On continue sur notre lancée du prix Mangawa

 

Après une sélection pour jeunes filles, on pense maintenant aux garçons, avec les Shonen, qui sont le pendant des Shojo.

Mais avant de commencer, je vous montre les flyers qui ont servi à attirer les élèves au CDI pour participer au prix.
Celui pour le concours de dessin.

Les Shonen sont des mangas dont la cible est le jeune garçon entre 10 et 16 ans. Avec, bien évidemment, des thèmes qui sont susceptibles de les attirer, comme l’aventure, l’amitié, le dépassement de soi, le sport, l’humour… Les Shonen peuvent aussi être tournés façon polar ou science-fiction.

Celui pour le prix de lecture.

 

La sélection manga Shonen de 2018 :

  • Nirvana de Sayuki Jin, chez Dokidoki
  • Flying Witch de Chihirolshizuka, chez Nobi Nobi
  • To your eternity de Yoshitoki Oima, chez Pika
  • Im de Makoto Morishita, chez Ki-oon
  • Tenjin de Muneaki Taoka, Yoichi Komori et Tasuku Sugie, chez Kana

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Box littéraires #4 : Le Ptit Colli

Alors que je m’étais fixée comme but de vous chroniquer plusieurs box littéraires que je souhaitais essayer, je me rends compte que cela fait maintenant presque un an que j’ai fait mon dernier article à ce sujet ! Il faut dire que la box Mille et un livres m’avait pleinement satisfaite et que j’avais donc du mal à en choisir une autre. Mais c’est chose faite et je reviens avec l’une des plus actives sur le marché des box littéraires actuellement : Le Ptit Colli ! Reçu juste avant les fêtes de Noël, j’étais déjà partie et n’ai pu l’ouvrir qu’à mon retour après le nouvel an. Ma dernière semaine de vacances m’a permis de la scruter sous toutes les coutures pour vous faire un descriptif complet.

 

L’inscription

 

Précisons de suite que Le Ptit Colli propose DEUX livres de poche dans chaque box.

Le site est très bien fait et malgré plusieurs choix possibles dans votre formule, vous vous y retrouverez facilement et ce sera très rapide.

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Prix Mangawa 2018 – Shojo

Comme promis, retour aujourd’hui sur le concours Mangawa 2018 avec la sélection Shojo

 

Mais avant de vous faire part de mes premiers pas au pays des mangas, je voudrais vous montrer les affiches que j’ai créées pour le CDI où je travaille ! Une pour le prix lecture du concours et une pour le prix dessin. J’en suis toute contente, et j’espère que ça a attirera du monde au CDI.

 


 

Allez, c’est parti pour mon aventure manga !

Les Shojo Mangas ciblent un public féminin entre 10 et 16 ans, mais on retrouve quand même pas mal de garçons qui s’y intéressent. Attention, les féministes vont crier, mais le contenu des mangas est ciblé très fille : sentiments et psychologie des personnages poussée. Les relations amoureuses sont le thème central de ces histoires. Ce n’est pas qu’une classe d’âge qui définit les Shojo mais bien leur contenu également, même si les lectures filles/garçons sont très segmentées dans les mangas, encore plus que dans notre littérature occidentale de romans jeunesse.

La sélection 2018 de Shojo pour le prix Mangawa est la suivante :

  • Jane Eyre de Lee Sunneko, chez Nobi Nobi
  • Perfect World de Rie Aruga, chez Akata
  • Moving Forward de Nagamu Nanaji, chez Akata
  • En scène de Cuvie, chez Kurokawa
  • Short Love Story de Io Sakisaka, chez Kana

Je vais vous les présenter un à un, dans l’ordre dans lequel je les ai personnellement lus, en en faisant un bref résumé et en donnant mes premières impressions de lectrices novices en la matière.

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Caprins en folie !

Il y a quelques temps, je vous concoctais un article sur les moutons. En pensant naïvement qu’ils avaient moins de place en littérature de jeunesse et que donc le tour des chèvres ne viendrait que plus tard, étant elles, plus plébiscitées… Quelle erreur ! Quand je me suis décidée à faire un article sur les chèvres, vous n’imaginez pas le mal que j’ai eu à trouver des histoires dont elles sont les héroïnes ! J’avais de suite pensé à La chèvre de Monsieur Seguin et au Loup et les 7 chevreaux, et pensais qu’il devait y avoir pléthore (j’adore ce mot) d’autres récits sur des biquettes. Que nenni ! J’ai eu un mal fou à trouver des œuvres diversifiées. C’est pourtant aujourd’hui chose faite, tant bien que mal, et je suis contente de pouvoir rendre hommage à cet animal si oublié dans la littérature jeunesse.

 

La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet, illustré par André Pec, version parue chez Flammarion (collection Père Castor) en 1946 ; 2008 pour la présente édition.

Monsieur Seguin n’a jamais eu de chance avec ses chèvres. Alors qu’il leur offre un environnement que beaucoup envieraient, elles finissent toutes par se sauver dans la montagne et être mangées par le loup. A la septième chèvre, Blanquette, Monsieur Seguin redouble d’effort. Mais la chevrette finit tout de même par s’enfuir. Toute guillerette, elle gambade dans la montagne toute la journée. Seulement, quand le soir vient, le loup sort de sa cachette et s’attaque à la pauvre Blanquette. Elle se bat vaillamment tout la nuit. Mais rien ne peut égaler la force du loup…

C’était un petit peu inévitable de commencer un article sur les chèvres dans la littérature de jeunesse par ce grand classique. J’ai choisi de vous en présenter la version traditionnelle car ça ne fait pas de mal de se remettre en tête notre bon vieux patrimoine. En version un petit peu améliorée tout de même puisqu’agrémentée d’un CD racontant l’histoire. Un atout pour aider à la lecture seul des bambins. On se délecte également des illustrations qui font toujours autant d’effet.

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