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Un putain de salopard – Tome 1 : Isabel

Un putain de salopard, Tome 1 : Isabel, de Loisel (scénario) et Pont (illustrations), paru chez Rue de Sèvres en avril 2019

Je sais, je sais, j’ai un peu de retard pour chroniquer cette superbe BD qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, mais que voulez-vous, mon portefeuille n’a pu me l’offrir que maintenant ! Et l’attente insoutenable n’a fait que renforcer l’effet de « waouh-c’est-pas-possible-comme-c’est-trop-bien » à la lecture de la dite BD !

Evidemment, on ne présente plus Régis Loisel, un maître incontesté en matière de bande dessinée française, qui a démarré avec la sublime série La quête de l’oiseau du temps, a poursuivi avec brio sur une réinterprétation de Peter Pan, s’est lié à Tripp pour le fameux Magasin Général et a doucement lâché le dessin à la faveur des crayons de Vincent Mallié tandis qu’il scénarisait Le Grand Mort. Après tout ça, je me suis dit, « ouf, il ne devrait pas remettre le couvert de suite, mon portefeuille peut se reposer un peu, après l’achat en intégralité des séries Magasin général et Le Grand Mort ». Mais que nenni ! M. Loisel est toujours bien en forme et voilà qu’il commence une nouvelle saga ! Il ne pense pas au portefeuille de ses pauvres lecteurs ! Et en plus, une exposition/vente de ses œuvres va voir le jour au mois de septembre à la galerie du 9ème art à Paris ! Non mais vraiment, rien ne va plus !

Et s’il n’y avait que ça, mes pauvres amis ! Pour cette nouvelle série, Loisel s’allie à Olivier Pont pour les illustrations ! Je le connais moins bien, mais j’apprécie tout autant son travail. J’ai débuté par Où le regard ne porte pas, scénarisé par Georges Abolin, et j’ai suivi par ses deux bandes dessinées qu’il a scénarisées et illustrées lui-même : Des Seins et Bouts d’ficelles. C’est donc un plaisir de retrouver son coup de crayon dans cette nouvelle saga.

Cette dernière m’annonce des heures de plaisir à la lecture, des mois de suspens en attendant le tome suivant, mais aussi des petits accrocs à mon portefeuille, car il est hors de question de les emprunter à la médiathèque, il me les faut !!!

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Box littéraires #5 : La box BD

Eh bien, eh bien ! Je ne pensais pas du tout que cela faisait si longtemps que je n’avais pas essayé une nouvelle box littéraire ! Je me rends compte que la dernière date de janvier 2018, il est donc plus que temps que je vous en chronique une nouvelle.

Cette fois-ci, mon choix s’est porté sur une box qui me tente depuis un moment déjà : La Box BD. Je vous le dis tout de suite, ce sont eux qui m’ont contactée et m’ont proposé une remise pour pouvoir acheter une box BD chez eux et la chroniquer. Cependant, je ne vais vous parler ci-dessous que des prix affichés sur leur site, pour correspondre aux lecteurs habituels.

J’ai donc reçu la box de juillet. Si je vous la chronique aussi tard, c’est parce que j’étais en vacances et j’ai dû attendre de rentrer chez moi pour la découvrir. Mais ça n’engendre pas un gros retard par rapport au site, puisqu’eux sont en vacances en août et les prochaines box ne seront donc pas livrées avant le 20 septembre.

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Little Monsters

Little Monsters, de Kara Thomas, paru en 2018 chez Castelmore

A l’ordre du jour, un bon thriller psychologique !

 

Kacey, en conflit avec sa mère, habite depuis quelques mois à Broken Falls, dans le Wisconsin, avec la famille de son père, qu’elle ne connaissait pas jusque-là. Après des années bancales avec sa mère, elle trouve enfin un équilibre familial, entourée d’Ashley, la femme de son père, Andrew, le fils d’Ashley et Lauren sa demi-sœur. Elle s’est également rapidement faite de bonnes amies, Bailey et Jade.

Jusqu’au jour où, sans raison apparente, elles se montrent étrangement distantes. Elles oublient même de passer la chercher pour la plus grosse soirée de l’année. Kacey se morfond en voyant les photos de Bailey et Jade sur les réseaux sociaux, en train de s’amuser à la soirée sans elle. Mais quand vient l’heure de leur demander des comptes, on apprend la disparition de Bailey. Aucune trace ne permet de retrouver la jeune fille et de comprendre ce qui s’est passé.

Kacey est sur le point d’apprendre deux choses très importantes : les apparences peuvent se révéler trompeuses. Et quand on est une étrangère, il ne faut faire confiance à personne…

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Dys sur 10

Dys sur 10 de Delphine Pessin, paru chez Pocket jeunesse en 2018

Aujourd’hui, cap sur un roman dont je ressors un petit peu perdue. En même temps ravie de voir un tel sujet abordé dans un livre, en même temps complètement déboussolée sur la forme choisie. Je l’ai beaucoup aimé sur certains points et n’en comprends pas d’autres. Un besoin de partager mes sensations à ce niveau.

 

Dylan a quatorze ans et est en classe de 4ème. A son entrée à l’école primaire, on lui a rapidement diagnostiqué une dyslexie et une dysorthographie. S’en est suivie une longue route d’apprentissage avec son orthophoniste pour déjouer les pièges des lettres qui dansent devant ses yeux. Cahin-caha, il a mené son bonhomme de chemin à l’école sans trop de mal pour s’en sortir. Surtout grâce à ses deux meilleurs amis, toujours prêts à le soutenir, Pauline et Martin. Jusqu’au jour où, alors qu’il est en 5ème, son orthophoniste déménage, laissant un Dylan désemparé et qui refuse de continuer ses exercices avec un nouveau médecin. Mais puisqu’il refuse de poursuivre avec un orthophoniste, cela veut aussi dire que toutes les procédures enclenchées à l’école pour l’inclure dans l’établissement seront aussi closes. A partir de ce moment, ses professeurs ne seront plus tenus au courant de sa dyslexie et ne l’épargneront donc pas en classe. Pas d’adaptation pour lui, et hantise de la lecture à haute voix devant tous ses camarades. Dylan va se renfermer quelque peu. D’autant plus que les problèmes à la maison s’aggravent aussi.

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Le maître des livres

Le maître des livres de Umiharu Shinohara, série en cours depuis 2014 aux éditions Komikku

Comme je vous le disais dans mon article Ikigami, j’aime beaucoup le style très terre à terre dans les mangas. Avec celui que je vous présente aujourd’hui, c’est difficile de faire plus ancré dans le monde réel, surtout le mien.

Dur dur de faire un résumé d’ailleurs, car on ne peut pas dire qu’il y ait une trame spécifique à cette histoire, avec un vrai but. C’est juste une jolie balade tranquille dans le monde du livre, avec quelques à-côtés.

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Petits Princes

6 mois sans article sur Les personnages dans la littérature de jeunesse ! Mais c’est inadmissible ! Vite vite, je me rattrape ! Après des opus sur les parents royaux, passons donc aux enfants royaux. Nous commençons avec les princes. Leurs parents ont souvent essayé de bien les éduquer pour qu’ils suivent leur trace sur le trône, mais ce n’est pas toujours facile. Cela donne parfois des situations rocambolesques, avec des héritiers bien mal parti. Mais d’autres sont aussi sages que des images.

 

La belle lisse poire du prince de Motordu de Pef, paru chez Gallimard en 1989

Le prince de Motordu mène une très belle vie, mais il n’a jamais réussi à parler comme tout le monde. Dans sa bouche, un château devient un chapeau, un drapeau se transforme en crapaud. Un jour, il rencontre la princesse Dézécolle, et le prince va devoir très vite retourner en classe pour y retrouver le beau langage.

On commence par le classique des classiques suprêmes quand on parle d’histoires de prince : les aventures du fameux Prince de Motordu. Quel enfant ne connaît pas, au moins de titre, ces histoires abracadabrantesques aujourd’hui ? Depuis longtemps sur les listes des ouvrages conseillés par l’Education Nationale, les histoires de Pef bourgeonnent également sur les rayonnages de bibliothèques. Ce n’est pas tant pour son histoire de prince que je l’ai choisi, mais en réalité pour son texte riche qui joue avec les mots en permanence.

 

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Trouver les mots

Trouver les mots de Julie Buxbaum, paru chez PKJ en 2018

Après la présentation d’un album pour les plus jeunes sur ce qu’est l’autisme, voici un roman sur le même thème, mais pour un public adolescent. Afin que tout le monde comprenne ce syndrome !

 

David a tout du bon lycéen en année de Première selon des critères parentaux : il est cultivé, doué en classe, est prédit à un brillant avenir dans une bonne université, pratique des activités extra-scolaires comme les sports de combats ou la guitare. En revanche, David n’a rien du bon lycée selon les critères de ses camarades : une dégaine et un style vestimentaire trop out, il n’a aucun ami, a de trop bonnes notes, mais surtout, il n’a aucune notion des normes sociales qui lui permettraient de s’intégrer dans son lycée, ce qui fait de lui un grand solitaire. Il passe donc tout son temps le casque vissé sur les oreilles, dans sa bulle. Jusqu’au jour où Kit vient s’asseoir à côté de lui à la cantine.

Kit, quant à elle, a tout pour rendre fier ses parents, mais est également en bonne place dans le classement des filles populaires du lycée. Toujours collée à ses amies Violet et Annie, elle poursuit sa vie d’ado ordinaire au lycée : papotage entre filles, flirt avec les garçons, elle envisage même de postuler en tant que rédactrice en chef du journal du lycée. Jusqu’au jour où son père meurt dans un accident de voiture. Pour fuir sa routine trop bruyante, elle décide d’entrer dans la bulle paisible de David.

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L’autisme

L’autisme, d’Agnès Cathala (texte) et Aviel Basil (illustrations), paru chez Milan en mars 2019

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Max, le petit frère de Flore. Mais Max a l’air effrayé, il n’aime pas le bruit autour de lui, il ne fait pas de câlin lorsqu’on lui offre des cadeaux et il adopte des comportements bizarres, comme mâchouiller son assiette. En plus, il accapare toute l’attention de maman, car il ne sait rien faire tout seul ! Pour Flore, le quotidien avec Max est compliqué. Comment arriver à communiquer avec ce petit frère si différent ? Elle se pose plein de questions. Que pensent les gens de l’attitude de Max ? Et pourra-t-il aller un jour dans une école et se faire des amis ?

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Le langage inclusif : pourquoi, comment

Le langage inclusif : pourquoi, comment, d’Eliane Viennot, paru en 2018 aux éditions iXe

Coco se débattant toujours avec son ordinateur, je prends le relais pour l’article de la semaine !

Le langage inclusif, on en entend parler de plus en plus. Malheureusement, ce qui en ressort des médias c’est que c’est une lubie des féministes endurcies et on a l’impression que c’est rejeté en masse par la population masculine. Personnellement, je ne suis absolument pas contre, mais j’avoue ne pas savoir tout ce que cela implique. Je me disais même que c’était peut-être un peu compliqué et que ça ne valait pas la peine de changer encore une fois la langue française pour si peu de choses. C’est pour cela que j’ai été vraiment ravie de recevoir ce petit livre des éditions iXe, petit précis court mais efficace sur ce qu’est le langage inclusif et qui m’a fait changer d’avis.

Au début, je ne pensais pas en faire un article sur notre petit Bazar, car ce n’est pas directement lié à la littérature de jeunesse. Puis, je me suis dit, qu’après tout cela concerne tout le monde et que si on pouvait débuter ce langage dès le plus jeune âge et l’intégrer dans la littérature de jeunesse, ce ne serait pas plus mal. Ce petit précis a donc tout à fait sa place sur notre site.

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Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu

Le bonheur c’est simple comme un bento de Yuzu, 2 tomes, de Umetaro Aoi, paru chez Nobi Nobi en 2018

Mini-série, mini-article !

Yuzu est une petite fille de 5 ans, dynamique, toujours souriante, qui aime faire le bonheur des autres. Depuis la mort de ses parents, elle vit avec sa grand-mère, dans une maison cachée au milieu d’une forêt qui surplombe le village de Mugi. Elle a décidé de reprendre le rêve de sa maman : ouvrir une boutique de bento. Ainsi, elle comble les gens du village, mais surtout les visiteurs occasionnels, qui seront toujours surpris par le talent culinaire de cette toute petite fille. D’un seul coup de tête, elle saura leur faire retrouver le sourire.

Cette mini-série en 2 tomes ne paye pas de mine, mais est vraiment à croquer ! Cette petite fille pleine de vie redonnerait le sourire à n’importe qui, on ne peut pas lui résister. Elle a le chic pour tomber sur des gens renfermés, boudeurs ou tristes, mais en quelques secondes la petite devine ce qui pourrait leur remonter le moral et confectionne un bento en ce sens. Ainsi, grâce aux dessins tracés par Yuzu dans le riz ou aux saveurs qu’elle a choisie, des souvenirs heureux remonteront à l’esprit de ses clients et cela réussira à leur faire retrouver le bonheur. Un vieux monsieur qui arrive enfin à dire à sa femme ce qu’il ressent, une jeune fille qui prend son envol et se détache du cocon familial, un jeune garçon qui retrouve l’amour de son chien… autant de scénarios résolus par la petite Yuzu grâce à ses bentos !

Dans le deuxième tome, la trame est un peu plus étoffée et on n’assiste pas seulement à des scènes séparées les unes des autres pour chaque bento confectionné. Yuzu va devoir s’occuper de sa cousine de 4 ans, Anzu, petite fille farouche et boudeuse. En plus de quelques bentos cuisinés, on assiste à l’épanouissement de la petite Anzu, au contact de la nature et de Yuzu.

En bref, c’est une série vraiment mignonne et sympathique, à dévorer dès l’âge de 8 ans (voir plus jeune pour les meilleurs lecteurs). Pourquoi pas une initiation aux mangas grâce à cette jolie histoire simple mais efficace.

Bonne lecture découverte les loulous !