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Des flammes, des ailes, des griffes : attention, dragons en vue !

Les dragons, ces créatures fantastiques, sont de bons personnages pour les récits fantastiques. Mais ils sont rarement les protagonistes des récits. Quelle injustice, pour eux qui sont si forts et imposants ! Rendons-leur donc leur place, à travers ce petit article, où je vous présente quelques albums où ils tiennent la place centrale. Gentils, méchants, anthropomorphisés ou non, dans leur élément ou mélangés à des humains, voici un panel hétéroclite pour satisfaire tous les lecteurs ! Le nouvel an chinois a eu lieu il y a quelques jours, ça tombe donc également très bien de faire un article sur les dragons ! Pour changer, on prend le train à l’envers et on va du plus récent au plus ancien.

 

Les dragons de Château-Croulant de Terry Pratchett, paru chez l’Atalante en 2016

Alors que le roi Arthur savoure son déjeuner du dimanche au lit, les crieurs publics annoncent sous ses fenêtres que des dragons ont envahi le domaine de Château-Croulant et terrifient les habitants. Ni une ni deux, le roi décide d’envoyer ses plus fiers chevaliers à la rescousse. Malheureusement, ses guerriers les plus aguerris sont déjà tous partis au combat. Il doit donc envoyer un débutant. Ce dernier, une fois arrivé sur place, après quelques péripéties, s’aperçoit que les dragons terrifiants ne le sont peut-être pas tant que ça. Et si c’était plutôt eux les victimes ?

On commence par un cas un peu particulier, puisque pour une fois il ne s’agit pas d’un album, mais d’une nouvelle de quelques pages, piochée dans un recueil pour la jeunesse du célèbre Pratchett. Après tout il n’est jamais trop tard pour s’initier au grand maître de la parodie fantastique. En plus, ce recueil est truffé d’illustrations de Mark Beech, ce qui rapproche cette nouvelle d’un album. C’est donc un court récit drôle et complètement loufoque qui vous fera voir les dragons sous un autre jour.

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Docteur Hoof

Doctor Hoof, de Diana Kimpton et Garry Parsons

Avec toutes ces températures qui baissent, il est désormais temps de prendre une carte de fidélité chez votre médecin. Hé oui, il est à nouveau l’heure des nez qui coulent, des courbatures fiévreuses et toutes les autres réjouissances qui nous pourrissent un peu la vie chaque hiver.
Mais heureusement, nous pouvons tous et toutes compter sur une armée de docteurs bienveillants pour nous soigner. Et cela tombe fortement bien, puisque c’est le thème de notre album du jour ! 

L’hiver : une allégorie par M.Bean

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Caprins en folie !

Il y a quelques temps, je vous concoctais un article sur les moutons. En pensant naïvement qu’ils avaient moins de place en littérature de jeunesse et que donc le tour des chèvres ne viendrait que plus tard, étant elles, plus plébiscitées… Quelle erreur ! Quand je me suis décidée à faire un article sur les chèvres, vous n’imaginez pas le mal que j’ai eu à trouver des histoires dont elles sont les héroïnes ! J’avais de suite pensé à La chèvre de Monsieur Seguin et au Loup et les 7 chevreaux, et pensais qu’il devait y avoir pléthore (j’adore ce mot) d’autres récits sur des biquettes. Que nenni ! J’ai eu un mal fou à trouver des œuvres diversifiées. C’est pourtant aujourd’hui chose faite, tant bien que mal, et je suis contente de pouvoir rendre hommage à cet animal si oublié dans la littérature jeunesse.

 

La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet, illustré par André Pec, version parue chez Flammarion (collection Père Castor) en 1946 ; 2008 pour la présente édition.

Monsieur Seguin n’a jamais eu de chance avec ses chèvres. Alors qu’il leur offre un environnement que beaucoup envieraient, elles finissent toutes par se sauver dans la montagne et être mangées par le loup. A la septième chèvre, Blanquette, Monsieur Seguin redouble d’effort. Mais la chevrette finit tout de même par s’enfuir. Toute guillerette, elle gambade dans la montagne toute la journée. Seulement, quand le soir vient, le loup sort de sa cachette et s’attaque à la pauvre Blanquette. Elle se bat vaillamment tout la nuit. Mais rien ne peut égaler la force du loup…

C’était un petit peu inévitable de commencer un article sur les chèvres dans la littérature de jeunesse par ce grand classique. J’ai choisi de vous en présenter la version traditionnelle car ça ne fait pas de mal de se remettre en tête notre bon vieux patrimoine. En version un petit peu améliorée tout de même puisqu’agrémentée d’un CD racontant l’histoire. Un atout pour aider à la lecture seul des bambins. On se délecte également des illustrations qui font toujours autant d’effet.

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Canidés roux

Rusés, futés, malins, autant de qualificatifs pour un animal bien connu : le renard. Mais est-ce toujours le cas ? Ne se laisse-t-il pas prendre à son propre piège parfois, dans les albums de littérature de jeunesse ? Bien sûr que si ! Et toujours pour le plus grand bonheur des petits lecteurs. Voici une sélection hétéroclite, pour satisfaire tout le monde.

 

Le renard et la cigogne de Jean de La Fontaine et Isabelle Carrier, chez Bilboquet en 2005

« Compère le renard se mit un jour en frais, et retint à dîner commère la cigogne. Le régal fut petit et sans beaucoup d’apprêts : le galant, pour toute besogne, avait un brouet clair ; il vivait chichement. Ce brouet fut par lui servi sur une assiette : la cigogne au long bec n’en put attraper miette ; et le drôle eu lapé le tout en un moment. »

Comme vous l’aurez remarqué, on commence avec un grand classique. Le renard est régulièrement employé dans les fables de La Fontaine, avec toujours un rôle de rusé chenapan. Très tôt, les bambins vont étudier ces fables à l’école. En littérature de jeunesse, les reprises fleurissent donc. J’ai choisi Le renard et la cigogne parce que je ne voulais pas partir dans l’incontournable Le corbeau et le renard. Et cette adaptation, car elle convient dès le plus jeune âge. Le texte est revu pour aller à l’essentiel et simplifier le langage ; les illustrations sont aussi très adaptées aux petits : des collages de divers matériaux pour représenter les scènes. La fable originale est tout de même reprise en fin d’ouvrage pour découvrir le grand classique.

 

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Charles, Apprenti dragon

Charles, Apprenti dragon, de Alex Cousseau et Philippe-Henri Turin, paru chez Seuil Jeunesse (2014)

Aujourd’hui, je devais vous présenter une chronique tout à fait banale quand j’ai réalisé avec horreur que je ne vous avais jamais parlé de cette beauté qu’est Charles, Apprenti Dragon. Comment une telle bévue a-t-elle pu se produire – nous ne le saurons jamais – mais je vais de ce pas réparer cette injustice. 

Préparez donc votre écran solaire indice « risque de grande brûlure » et venez découvrir les aventures peu ordinaires d’un dragon extra-ordinaire ! 

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Le Trouillosaure

Le Trouillosaure, de Sandra Solinet et Peter Elliott, paru aux éditions Amaterra, en 2015

Salut tout le monde ! 

 

Tandis que Loulou se délecte des magnifiques paysages irlandais (la chanceuse), c’est à moi que reviens l’honneur de vous faire découvrir un de mes derniers coups de cœur. 
Il nous vient tout droit des éditions Amaterra et m’a séduite par son humour totalement décalé et ses dessins colorés, j’ai nommé : Le Trouillosaure !

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Plumes en tout genre

On continue nos articles thématiques sur des personnages dans la littérature de jeunesse ! Cette semaine j’ai choisi de parler des oiseaux, ces êtres si fragiles et majestueux à la fois. Une sélection très variée avec des oiseaux personnifiés ou non, à bon ou mauvais caractère, mais qui transmettent toujours un message.

L’oiseau de pluie raconté par Monique Bermond et illustré par Kersti Chaplet, chez Flammarion (Père Castor) en 1971

Banioum aime écouter le chant de l’oiseau de pluie, annonciateur des déluges qui sont bienfaisants pour les champs de son village. Il décide alors de capturer un oiseau de pluie, pour en avoir constamment un au village et que celui-ci fasse prospérer les récoltes grâce aux pluies amenées par son chant. Mais, une fois capturé, l’oiseau n’émet plus aucun son. Banioum va demander conseil au grand Sage. Ce dernier enferme Banioum dans sa case une partie de la journée. Il en ressort en pleurant et comprend que l’on ne peut être heureux enfermé ainsi.

Un conte traditionnel africain très classique, mais dont les illustrations sont particulièrement attractives. Une morale comme dans nos contes européens pour apprendre certaines valeurs dès le plus jeune âge.

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Les papas de Violette

Les papas de Violette de Emilie Chazerand (auteur) et Gaëlle Souppart (illustratrice), paru chez Gautier Languereau en mars 2017

Est-ce que c’est une maladie d’avoir deux papas ? En tout cas, Violette ça ne l’embête pas. Elle ne voit pas du tout où est le problème. Mais à l’école, ses camarades ne sont pas tendres et elle n’a pas d’ami. Pourtant, son papa et son papou, Violette les aime plus que tout. Autant que eux l’aime et prennent soin d’elle. Heureuse, chagrine ou malade, ils sont toujours là pour elle. Comme tous les parents le sont pour leur enfant.

Une histoire dure au départ, dans le regard des enfants, qui peuvent être cruels, sans s’en rendre compte, et répète bien souvent ce qu’ils ont entendu à la maison. La petite Violette, rejetée à cause de l’incompréhension des autres, souffre de la situation. Mais elle n’en laisse jamais rien paraître à ses deux parents, pour ne pas les blesser. On s’aperçoit que ce n’est pas que le regard des enfants qui pose problème. Les papas de Violette ne font jamais de sortie avec elle tous les deux en même temps, à cause du regard des adultes également.

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T’as mal où Loulou ? & Tu veux jouer avec moi Patou ?

T’as mal où, Loulou ? & Tu veux jouer avec moi, Patou ? de Muriel Essling et Muriel Gestin

Pas de panique, Loulou n’a mal nulle part. Elle va très bien et profite de son retour dans le Nord pour faire avancer son projet professionnel. Non, aujourd’hui, je vais plutôt vous parler d’un autre Loulou, qui, lui, a très très mal au cœur. Il nous vient tout droit du Canada et ses albums nous ont été gentiment envoyés par Chouetteditions.com. Et une fois n’est pas coutume, ces deux albums ont été l’occasion pour nous de nous pencher sur un sujet plus que sérieux : l’autisme.

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L’enfant qui n’aimait pas les livres

L’enfant qui n’aimait pas les livres de Martin Winckler (texte) et Stéphane Sénégas (illustrations), paru aux éditions du Danger Public (collection Les mots à l’endroit) en 2008

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J’ai déjà parlé d’un livre de cette collection, spécifiquement pensée pour les enfants dyslexiques (article à zieuter par ici). Je réitère aujourd’hui, non seulement pour mettre en avant encore une fois cette superbe collection, mais aussi parce que le titre choisi peut aussi intéresser beaucoup de parents dont l’enfant n’est pas forcément dyslexique.

 

Un petit rappel sur les principes de la collection :

  • Une présentation des personnages avant le début de l’histoire.
  • Une illustration à chaque chapitre.
  • Un texte avec des caractères plus gros et des interlignes plus grands que dans les autres livres.
  • Un texte relu par une orthophoniste pour supprimer les mots sujets à confusion.
  • Un papier mat qui évite au texte de briller.

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De très bons points pour une lecture aisée, fluide et qui ne rebutera pas les enfants réfractaires. Je peux même ajouter qu’il y a un grand soin apporté à la calligraphie. Je ne l’avais pas forcément remarqué dans l’autre tome que je vous avais présenté, mais des lettres parfois dures à lire pour les apprentis lecteurs sont ici modifiées. Je pense notamment au « J » majuscule auquel est ajouté une barre sur le haut ; et au « I » majuscule où sont ajoutées deux barres horizontales, en haut et en bas pour qu’il ne soit pas confondu avec le « l » minuscule. Un détail anodin pour un lecteur aguerri ou pour lequel la lecture n’est pas un problème, mais une grande main tendue pour aider les plus fragiles dans la lecture.

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