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Le trou

Le trou de Oyvind Torseter, publié aux éditions La Joie de Lire en 2012

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C’est l’histoire d’un p’tit bonhomme (visiblement un animal, mais non-identifé…) qui emménage dans un nouvel appartement. Il commence à défaire ses cartons tranquillement, mais ne remarque pas qu’un de ses murs est affublé d’un trou. Quand il s’en aperçoit enfin, il fait le tour du mur pour mieux l’observer. Mais le trou a disparu !! Quand il revient dans sa cuisine, le trou est tombé à terre et fait trébucher le p’tit bonhomme. Décontenancé, il appelle on ne sait quel organisme pour demander à ce que cette anomalie soit analysée. Mais personne ne peut se déplacer, il faut qu’il amène lui-même son trou au laboratoire. Avez-vous déjà essayé d’attraper un trou pour le mettre dans un carton ? Essayez donc, vous m’en direz des nouvelles. Notre petit bonhomme y arrive lui. Il emmène donc sa bizarrerie au laboratoire. Et je ne vous dis pas ce qui se passe ensuite !

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L’univers incroyable de David Wiesner

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Je vous présente aujourd’hui l’un de mes petits coups de cœur pour un auteur-illustrateur, qui date d’il y a quelques années, mais renouvelé il y a peu par la découverte d’autres albums du même artiste. Il s’agit de David Wiesner, américain, 59 ans, gagnant à trois reprises de la Médaille Caldecott, prix récompensant, aux USA, le meilleur livre pour enfant. C’est d’ailleurs le seul artiste à ce jour à avoir remporté trois fois ce prix !

Illustrateur d’une trentaine d’ouvrages (et auteur d’un certain nombre d’entre eux), il n’en a que peu de publiés en France, dont 5 aux éditions Circonflexe.

Je n’ai eu accès qu’à 4 de ces histoires, mais elles sont toutes spectaculaires. C’est un véritable artiste autant dans la qualité du récit que dans ses illustrations. Que les deux se mêlent ou que l’on ait à faire à un album sans texte, on est à chaque fois transporté dans un univers décalé, fantasmagorique, qui impressionne par sa qualité. Pour vous dire, certains de ses albums je les ai étudié à l’université pour leur qualité graphique ! Ce sont donc de vrais petits bijoux à découvrir d’urgence.

Partons faire un petit tour d’horizon de certains des albums de David Wiesner :

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Kiki

Kiki (9 titres), de Vincent Malone et Jean-Louis Cornalba

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   Planquez-vous, y a le kiki qui débarque ! Non je ne fais pas d’allusion graveleuse sur un site dédié à la littérature jeunesse. Non, je ne parle pas des peluches très années 90 toutes en poils et en pouces suçotés. Je vous parle d’un nouveau héros qui va se battre bec et ongles pour ravir votre cœur.

Tout en poils !

L’ancien Kiki …

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Les Fantastiques livres volants de Morris Lessmore

Les Fantastiques livres volants de Morris Lessmore, de William Joyce et Joe Bluhm

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Il y a des rencontres qui tombent sur vous, comme ça, avec un timing impeccable et qui bouleversent un peu (beaucoup) votre quotidien. Ma rencontre avec Les Fantastiques livres volants de Morris Lessmore n’a pourtant rien d’extraordinaire, mais pour lui faire justice je vais y mettre de la poésie lyrique. Par un après-midi pluvieux, tandis que j’errais dans le rayon album en quête de l’ouvrage parfait pour un client, un album murmura sur mon passage. Il était hors-norme, voyez-vous. Je n’y prêtais aucune attention sur le moment, mais force était de constater que chaque fois que je passais devant ce rayon, mes yeux étaient attirés par lui. Un format inhabituel le faisait dépasser de quelques centimètres des étagères, dévoilant pudiquement une couverture aux couleurs maîtrisées et au dessin arrondi. Aussi, un jour je cédais à la tentation et le feuilletais. Son intérieur sentait bon l’œuvre élaborée, les textes réfléchis et les illustrations débordantes d’imagination. Je pensais que notre histoire s’arrêterait là, piètre devin que je faisais. Quelques semaines plus tard, il m’appela encore, me rappelant par là qu’il n’avait su conquérir le cœur des lecteurs de passage. J’eus pitié de lui et le ramenait à la maison, pour ne plus jamais m’en séparer. En savoir plus

Les histoires sans paroles

IMG_0121Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler d’une collection d’albums qui est bien bien sympa, mais qui malheureusement va peu à peu disparaître : Les histoires sans paroles qui fait partie de la maison d’édition Autrement Jeunesse. En réalité il n’y a pas que cette collection qui va disparaître, mais toutes les productions liées à cette petite maison d’édition. Pas forcément connue du grand public, elle est pourtant méritante car a mis en avant des concepts, des récits, des illustrateurs et des auteurs peu communs. Elle est dirigée par la directrice du pôle jeunesse de Casterman. Mais sa rentabilité périclitant, la crise ne s’améliorant pas, et l’ouverture de son catalogue à des projets plus classiques n’étant pas d’actualité, Autrement jeunesse va tout simplement être fermée.

Pour comprendre un peu mieux de votre point de vue de lecteur les tréfonds des maisons d’édition et le pourquoi de la fermeture de certaines sections, quelques petites explications s’imposent sur ce cas. Madrigall est un grand groupe réunissant diverses maisons d’édition bien connues. On y retrouve Casterman, Flammarion, Gallimard… De très grands noms de l’édition en somme. S’y trouve également de plus petits noms, mais tout aussi prestigieux, tel que Autrement, et son département jeunesse. MAIS Madrigall (peut-être que certains auront remarqué que ce nom est l’anagramme de Gallimard…), est en réalité dirigé principalement par les descendants même du créateur de la maison Gallimard. Donc forcément, cela crée parfois des déséquilibres dans certaines répartitions. Le département jeunesse de la maison Autrement, va donc être fermé car pas assez rentable. Cette décision est connue depuis un peu moins d’un an ; le catalogue sortira ses nouveautés prévues à l’avance jusque février 2015, mais ensuite sa production cessera. Le catalogue et les livres déjà publiés continueront d’être diffusés, jusqu’à épuisement des stocks. Puis les auteurs et illustrateurs récupéreront leurs droits sur ces productions.

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Le Noir

Le Noir, de Lemony Snicket et Jon Klassen

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On continue sur notre lancée de critiques sur des nouveautés / coups de cœur (si vous n’avez pas suivi, c’est par ici) ! Point d’achat compulsif pour moi, non, j’ai opté pour une solution beaucoup plus radicale : j’ai lu l’album directement en rayon. C’est assez rare pour le souligner. Disons que ma curiosité avait été largement piquée au vif par le design épuré et par l’un des noms apposés sur celle-ci : Lemony Snicket. Oh joie, oh désespoir, mon cœur a fait un bond en avant en voyant son nom sur un album jeunesse (et mon porte monnaie a hurlé de terreur).

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Mon père, chasseur de monstres de Stéphane Sénégas

IMG_0104Mon père, chasseur de monstres de Stéphane Sénégas, aux éditions Danger Public, collection Les mots à l’endroit

La lecture est une évidence pour moi. Ce sera une évidence que de partager ma passion avec mon enfant, de lui construire sa petite bibliothèque, de lui lire une histoire le soir, de lui réserver un budget-livres tous les mois et de l’inscrire à la médiathèque dès qu’il tiendra sur ses gambettes.

Mais si ce n’était pas une évidence pour lui ? Bon déjà, il pourrait ne pas aimer lire, tout simplement. Mais il pourrait aussi, comme beaucoup d’enfants, avoir des problèmes avec le langage. Et s’il était dyslexique ? Est-ce qu’un enfant dyslexique est condamné à ne pas aimer lire et à souffrir à chaque mot lu ?

Depuis de nombreuses années, les pays scandinaves et les Pays-Bas se penchent beaucoup plus que nous, français, sur les problèmes de la dyslexie. Mais nous ne sommes pas non plus les derniers et commençons à avoir de l’intérêt pour les enfants souffrant de ce problème.

En 2006, la maison d’édition Danger Public, s’associe à une orthophoniste et crée la toute première collection d’albums spécialement pensée pour les enfants dyslexiques : Les mots à l’endroit.

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Emilie Soleil, douceur et luminosité

Pour passer une bonne journée, je vous présente mon petit coup de cœur pour deux albums très poétiques, écrits par Emilie Soleil.

Petit Prince

Grand Roi, Grande Reine et Petit Prince, illustré par Christine Davenier, 2012, chez Casterman

Petit Prince vient de naître. Ses parents, Grand Roi et Grande Reine, sont les plus heureux du monde. Pour honorer la venue de Petit Prince, ils décident de faire venir du monde entier des plantes plus extraordinaires les unes que les autres, des oiseaux splendides et de construire de somptueuses fontaines, pour élaborer un magnifique jardin. Les plantes grandiront en même temps que Petit Prince et feront son bonheur, pensent-ils. Quand vient le jour de montrer son cadeau à Petit Prince, ses parents sont tout excités. Mais quand ils poussent le portail du jardin, toutes les plantes sont fanées, les oiseaux malheureux et des fontaines ne coule aucune eau ! En faisant le tour du jardin et en écoutant les plaintes des végétaux et sculptures, les souverains comprennent qu’un espace vert n’est pas fait pour être enfermé derrière des grilles et n’accueillir qu’un petit bambin. C’est décidé, le jardin de Petit Prince deviendra le « jardin de tous ». En plus de s’épanouir dans la nature, Petit Prince s’y fera des amis.

Ce texte très poétique est une magnifique ode à la nature. Un texte doux et des paroles justes pour un monde idyllique. Les illustrations sont splendides. Les couleurs pâles correspondent tout à fait à l’univers de cette histoire et renforcent sa poésie. Le trait de crayon, parfois brouillon, mais toujours fin, enchante chaque page. Texte et dessins forment une harmonie parfaite.

A lire sans modération, presque comme une chanson.

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Des loups, des p’tits loups et des loulous

Nous sommes en deuil, mais la vie doit continuer. Nous posterons donc nos articles normalement. Un peu de gaieté dans ce monde sans pitié ne pourra faire que du bien. Une petite parenthèse de douceur, dans les bras d’une grosse brute.
Nous sommes Charlie.



Finalement, il était bien sympathique cet article sur les Ours de Casterman. Et si on recommençait ? Cette fois, je vous fais découvrir des albums dont l’un des personnages principaux est un loup. Stupides, malins, méchants, gentils, les loups ont adopté toutes les facettes en littérature de jeunesse. Aujourd’hui je vous présente mes préférés, mes petits coups de cœur, ceux qui me font rire. Ils ne sont pas tous tirés du même éditeur, pour encore plus de plaisir dans le choix !

 

WP_20141023_004Le loup qui voulait changer de couleur et Le loup qui ne voulait plus marcher d’Orianne Lallemand (texte) et Eléonore Thuillier (dessins), chez Auzou.

Je vous présente ici deux tomes tirés d’une série parue chez Auzou. Cette série nous présente un petit loup noir qui veut ou ne veut pas faire un tas de choses. Il veut, par exemple, se trouver une amoureuse ou faire le tour du monde, mais il a toujours du mal à arriver à ses fins. Il trouve tout de même toujours une solution, qui souvent le ramène à son problème de départ. A la base c’est une petite série pour les 4-6 ans au format carré et à la couverture « moelleuse ». Mais devant le succès rencontré, cette série se décline aujourd’hui et Auzou a sorti une collection parallèle, pour les plus petits (0 à 3 ans), où un p’tit loup apprend à bien se comporter et découvre la vie avec beaucoup de finesse. On peut également retrouver les tomes originaux en plus grand format, mais aussi souvent en coffret, par thèmes et agrémentés de gadgets (peluches, figurines…). Des cahiers de coloriages et d’activités commencent à se faire.

J’ai craqué et acheté un coffret avec une mignonne-adorable-toute-douce peluche du loup. Dans le premier tome, Loup veut changer de couleur parce qu’il ne s’aime pas en noir. Il va donc tout tenter pour se métamorphoser. Mais ce n’est pas si simple et il finit par se rendre compte qu’être un loup noir ce n’est pas si mal. Dans le second, Loup en a marre de marcher et il va s’essayer à divers transports. Mais quand on est maladroit, ce n’est pas évident de s’adapter. Finalement, les pieds ce n’est pas si mal pour se déplacer.

Avec humour et douceur, ces albums abordent des thèmes sur la différence mais aussi sur les caprices des enfants et montrent la bonne attitude à adopter. Les dessins, avec quelques collages rigolos, sont simples et mignons.

Ces deux tomes en particulier sont vraiment sympas, mais toute la série et ses dérivés sont bien. Cela rend le personnage accessible à tous.En savoir plus

Le chevalier de Ventre-à-Terre

Le chevalier de Ventre-à-Terre de Gilles Bachelet, paru chez Seuil Jeunesse, novembre 2014.

Couverture

Gilles Bachelet, l’un de mes plus grands coups de cœur en littérature jeunesse. Jusque-là, je n’avais pas réussi à écrire un article sur lui. En ayant fait mon sujet de mémoire, cela m’est désormais paradoxalement difficile de parler de lui sans partir dans de grands discours, parfois universitaires et peut-être un peu trop fan-addict-pas-du-tout-objective. Alors j’ai attendu la sortie de son nouvel album, sur lequel je ne me suis pas penchée des heures pour en détailler les moindres recoins, comme avec tous ses autres albums, pour essayer d’avoir plus de recul. Chose faite. Mais je me rends compte que je suis toujours autant fan-addict-pas-du-tout-objective. Qu’à cela ne tienne, je vais vous le présenter quand même.

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Après un chat éléphantesque, des autruches un peu bêbêtes, un singe bouffon, un champignon napoléonien et une Madame lapin blanc exaspérée, Gilles Bachelet a fait naître un escargot chevalier.

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