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Des loups, des p’tits loups et des loulous

Nous sommes en deuil, mais la vie doit continuer. Nous posterons donc nos articles normalement. Un peu de gaieté dans ce monde sans pitié ne pourra faire que du bien. Une petite parenthèse de douceur, dans les bras d’une grosse brute.
Nous sommes Charlie.



Finalement, il était bien sympathique cet article sur les Ours de Casterman. Et si on recommençait ? Cette fois, je vous fais découvrir des albums dont l’un des personnages principaux est un loup. Stupides, malins, méchants, gentils, les loups ont adopté toutes les facettes en littérature de jeunesse. Aujourd’hui je vous présente mes préférés, mes petits coups de cœur, ceux qui me font rire. Ils ne sont pas tous tirés du même éditeur, pour encore plus de plaisir dans le choix !

 

WP_20141023_004Le loup qui voulait changer de couleur et Le loup qui ne voulait plus marcher d’Orianne Lallemand (texte) et Eléonore Thuillier (dessins), chez Auzou.

Je vous présente ici deux tomes tirés d’une série parue chez Auzou. Cette série nous présente un petit loup noir qui veut ou ne veut pas faire un tas de choses. Il veut, par exemple, se trouver une amoureuse ou faire le tour du monde, mais il a toujours du mal à arriver à ses fins. Il trouve tout de même toujours une solution, qui souvent le ramène à son problème de départ. A la base c’est une petite série pour les 4-6 ans au format carré et à la couverture « moelleuse ». Mais devant le succès rencontré, cette série se décline aujourd’hui et Auzou a sorti une collection parallèle, pour les plus petits (0 à 3 ans), où un p’tit loup apprend à bien se comporter et découvre la vie avec beaucoup de finesse. On peut également retrouver les tomes originaux en plus grand format, mais aussi souvent en coffret, par thèmes et agrémentés de gadgets (peluches, figurines…). Des cahiers de coloriages et d’activités commencent à se faire.

J’ai craqué et acheté un coffret avec une mignonne-adorable-toute-douce peluche du loup. Dans le premier tome, Loup veut changer de couleur parce qu’il ne s’aime pas en noir. Il va donc tout tenter pour se métamorphoser. Mais ce n’est pas si simple et il finit par se rendre compte qu’être un loup noir ce n’est pas si mal. Dans le second, Loup en a marre de marcher et il va s’essayer à divers transports. Mais quand on est maladroit, ce n’est pas évident de s’adapter. Finalement, les pieds ce n’est pas si mal pour se déplacer.

Avec humour et douceur, ces albums abordent des thèmes sur la différence mais aussi sur les caprices des enfants et montrent la bonne attitude à adopter. Les dessins, avec quelques collages rigolos, sont simples et mignons.

Ces deux tomes en particulier sont vraiment sympas, mais toute la série et ses dérivés sont bien. Cela rend le personnage accessible à tous.En savoir plus

Le chevalier de Ventre-à-Terre

Le chevalier de Ventre-à-Terre de Gilles Bachelet, paru chez Seuil Jeunesse, novembre 2014.

Couverture

Gilles Bachelet, l’un de mes plus grands coups de cœur en littérature jeunesse. Jusque-là, je n’avais pas réussi à écrire un article sur lui. En ayant fait mon sujet de mémoire, cela m’est désormais paradoxalement difficile de parler de lui sans partir dans de grands discours, parfois universitaires et peut-être un peu trop fan-addict-pas-du-tout-objective. Alors j’ai attendu la sortie de son nouvel album, sur lequel je ne me suis pas penchée des heures pour en détailler les moindres recoins, comme avec tous ses autres albums, pour essayer d’avoir plus de recul. Chose faite. Mais je me rends compte que je suis toujours autant fan-addict-pas-du-tout-objective. Qu’à cela ne tienne, je vais vous le présenter quand même.

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Après un chat éléphantesque, des autruches un peu bêbêtes, un singe bouffon, un champignon napoléonien et une Madame lapin blanc exaspérée, Gilles Bachelet a fait naître un escargot chevalier.

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Les 10 ragondins et le ragondor

 

Les 10 ragondins et le ragondor, de Laurence Erwin et Mandar.

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Avant de commencer cette critique, une fois n’est pas coutume, je tenais à remercier Au Loup Editions (et en particulier Aurore) pour le superbe envoi de cet album. Enveloppé dans du papier cadeau, c’était un peu comme recevoir les cadeaux de Noël en avance. Et j’adore ça Noël !

Je dois avouer que je n’aurais jamais posé les yeux sur cet album en rayon. Le style de dessin ne correspond pas vraiment à mes goûts en la matière, mais cela ne m’a pas empêchée d’apprécier le contenu.

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Les histoires de Marcel

E142819.gifLes histoires de Marcel d’Anthony Browne, septembre 2014, chez Kaléidoscope.

Anthony Browne est connu à travers le monde entier depuis des années. Histoires oniriques, douces, parfois angoissantes, sur le quotidien de l’enfant, sur la dureté de la vie, mais aussi sur le bonheur d’être un enfant ; des personnages sombres ou féeriques, des reprises de contes ou des créations originales, mais toujours des références aux histoires classiques. Un univers prenant, parfois bouleversant, et toujours attachant, dans lequel l’enfant peut se reconnaître et se projeter. Du concret ou de l’abstrait, du réel ou du rêve, mais toujours un voyage spirituel. Voilà comment je définis les œuvres de ce grand artiste. Des livres proches les uns des autres tout en développant chacun leur spécificité.

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Les carnets de Lieneke

WP_20140923_001Les carnets de Lieneke de Jacob van der Hoeden, à L’Ecole des loisirs, 2007.

 

Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate en Hollande, Lieneke a six ans. Sa famille est obligée de se diviser ; ses frères et sœurs à un endroit, ses parents à un autre, la petite fille se retrouve hébergée par des gens qu’elle ne connaît pas. Ils prennent soin d’elle, mais sa famille lui manque. Un jour, elle reçoit un petit carnet illustré par son papa. Il lui donne des nouvelles et lui offre de petits dessins qui lui remontent le moral. Une correspondance clandestine s’installe entre le père et la fille. Son papa lui enverra neuf carnets en tout. Mais, de peur des représailles s’ils sont découverts, une fois qu’elle les as lus, Lieneke doit les donner à sa mère adoptive pour qu’elle les brûle. Les trouvant trop beaux, cette dernière les conserve et les rend à la petite fille après la guerre. Pour le devoir de mémoire, ils sont aujourd’hui reproduits.

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Les Ours de Casterman

A la base pas forcément fan d’histoires d’ours, je me suis rendu compte à la lecture de plusieurs albums de chez Casterman, que certains me tenaient à cœur et que, sans le faire exprès, les personnages principaux en étaient des ours.

Alors plutôt que de faire un article pour chacun de ces albums, j’ai eu envie de les regrouper, pour vous faire aimer à vous aussi les ours de chez Casterman. En prime, je vous offre en photo, un défilé littéraire tenu avec brio par mon ours en peluche (je fais ce que je veux, c’est mon article ! ).

GrandOursTout commence avec Grand Ours de François Place.

C’est l’histoire de Kaor, né sous la bienveillance de l’esprit de l’Ours, au temps des premiers humains. Kaor va grandir doucement au sein de son peuple. Un jour, il est prêt et peut enfin aller chasser avec les hommes de la tribu. Mais il rencontre Tanda, la « grande femelle blanche tête boisée », qui lui interdit à jamais de tuer une tête boisée. Kaor se verra rejeté de sa tribu car il ne ramènera jamais de sa vie de la bonne viande. Il part donc à l’aventure et rencontre de nouveaux humains. Il va apprendre à grandir autrement avec eux. L’esprit de l’Ours sera toujours auprès de lui, le protégera et le guidera lorsque ses choix se feront difficiles.

C’est un récit simple, pur, avec des mots justes et délicatement choisis. Un conte d’ailleurs, qui nous emmène sur la terre de nos ancêtres. Pour apprendre à choisir le bon chemin et surtout que rien n’est jamais perdu, on peut toujours bifurquer et devenir un homme bon. Spiritualité et ouverture aux autres sont les clefs pour bien grandir.

C’est plus une histoire illustrée qu’un album, mais il est tout de même accessible à des jeunes. En lecture avec le parent, il est parfait également. Comme histoire à lire le soir, en plusieurs fois, c’est un délice.

Le récit est prenant, mais les illustrations sont également pleines d’émotion. Elles nous plongent dans le monde de Kaor, et les traits parfois brouillons rendent pourtant les scènes encore plus réalistes.

Un récit pour les lecteurs de 8 ans ou plus, mais la lecture aux plus petits n’est pas interdite !En savoir plus

Le Chevalier Noir

 Le Chevalier NoirLe Chevalier Noir de Michael Escoffier (auteur) et Stéphane Sénégas (illustrateur), 2014, chez Frimousse.

Il était une fois, un preux chevalier qui venait au secours d’une malheureuse princesse coincée en haut d’une tour…

Malheureuse ? Vraiment ? Qui a dit que la princesse avait envie de descendre de sa tour pour rejoindre le chevalier ? Pas elle en tout cas !

On se retrouve face à un chevalier bien arrogant et une princesse un peu hystérique. De quoi pimenter le conte de fée classique. Autant vous dire que cela ne finit pas par un « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

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