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Jargon littéraire n°2 : Cycle vs Série

En ce début de vacances de Toussaint 2014, on commence avec un petit article pour se triturer les méninges. Parce qu’on voit passer beaucoup de mots barbares et qu’on aime bien les comprendre.

 

Le cycle : C’est un ensemble de romans, à travers lequel le lecteur voit grandir et évoluer les personnages. Le héros prend de l’âge, son comportement et son caractère évoluent. On peut suivre ses aventures chronologiquement, on a accès à sa vie intime et à ses sentiments.

Exemples pour la jeunesse :

  • Harry Potter de J.K. Rowling
  • Twilight de Stephenie Meyer

Exemples pour les grands enfants :

  • Games of Thrones de Georges Martin
  • L’assassin royal de Robin Hobb

 

La série : C’est un ensemble de romans, dont les personnages principaux n’évoluent pas ou très peu. Chaque tome peut se lire séparément, il existe seulement de rares liens fait entre les livres. Le schéma des aventures est répétitif, le héros ne grandit pas et on ne rentre dans son intimité que très rarement et succinctement.

Exemples pour la jeunesse :

  • Le club des cinq d’Enid Blyton
  • Fantômette de Georges Chaulet
  • La plupart des albums pour les plus petits suivent ce schéma, comme Martine de Delahaye et Marlier, Zoé et Théo de Catherine Metzmeyer et Marc Vanenis, Léo et Popi de Helen Oxenbury, Petit Ours Brun (illustré par Danièle Bour, écrit par divers auteurs)… Bref, vous avez compris le principe.

Exemples pour les grands enfants :

  • Hercule Poirot d’Agatha Christie
  • Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle

 

Ces définitions sont données pour votre culture personnelle. Le terme de « série » est aujourd’hui plus communément employé pour parler de n’importe quel cycle ou série littéraire, même si en réalité les romans actuels pour ados sont principalement des cycles. Comme nous ne sommes pas infaillibles, il est possible que dans nos articles nous fassions cet amalgame. Sinon, le terme de « saga », plus générique (cela désigne une histoire qui implique divers épisodes ou rebondissements) et employé de plus en plus, peut correspondre aux deux autres termes.

A plus tard les loulous !

 

Jargon littéraire n°1 : Fantastique vs Fantasy

Parce que le jargon littéraire est parfois compliqué et que l’on se demande souvent pourquoi il y a tant de mots de vocabulaire différents pour définir des objets si proches, un petit récap’ s’impose pour se mettre les idées au clair et que vous compreniez parfois mieux nos articles.

 

Différence entre le fantastique et la fantasy :

 

Le merveilleux :

Le merveilleux est à la base de notre littérature fantastique et de fantasy actuelle, c’est pourquoi nous commençons par sa définition.

Une histoire merveilleuse se caractérise par son appartenance au surnaturel et à la magie. Le merveilleux existe depuis la nuit des temps à travers les premiers récits religieux par exemple (ou la mythologie). L’intervention d’un dieu ou d’un démon était de l’ordre du merveilleux et était acceptée par la société comme allant de soi.

Sa forme littéraire principale est le conte de fée qui suit cette croyance en quelque chose de surnaturel : le monde magique, peuplé d’êtres féeriques, est considéré comme un monde « normal » ou rien n’étonne le lecteur. Le surnaturel est ici accepté d’emblée.

Exemples :

  • Les contes de fées (Perrault, Grimm, Andersen…)
  • Les fables (Esope, Phèdre, Jean de la Fontaine..)
  • Les mythes
  • Les épopées (L’Iliade, L’Odyssée, épopée arthurienne…)

 

Le fantastique :

Le fantastique suit la veine du merveilleux. On y retrouve des créatures féeriques et des événements et éléments magiques. Mais cet aspect surnaturel n’est pas considéré comme normal et fait intrusion dans le cadre réaliste de l’histoire. Les personnages de l’histoire peuvent même rejeter ce surnaturel et celui-ci provoque une incompréhension et une angoisse (en tout cas dans un premier temps) chez le héros.

Le surnaturel n’est donc pas accepté d’emblée et peut n’être qu’une petite partie du récit. On peut le retrouver dans un livre policier ou romantique par exemple.

Exemples :

  • Dracula de Bram Stocker
  • Twilight de Stephenie Meyer
  • Frankenstein de Mary Shelley
  • L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde de Robert Louis Stevenson

 

La fantasy :

Dans la fantasy (ou fantasie, mais surtout pas fantaisie), le surnaturel est accepté par les personnages et le lecteur, et régit le monde imaginaire. Mais il n’est pas forcément là d’emblée, comme dans le merveilleux, et peut surgir dans un monde normal, sans forcément susciter d’angoisse. On a régulièrement affaire à deux mondes qui cohabitent, un réel, un surnaturel.

Exemples :

  • Harry Potter de J.K. Rowling
  • La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero
  • Le seigneur des anneaux de Tolkien
  • Eragon de Christopher Paolini

 

Ces essais de définitions sont donnés à titre personnel. Les avis divergent entre les spécialistes, les amoureux et les amateurs. Chacun de ces genres peut également être encore divisé en sous-genres, mais ce n’est pas notre propos ici.

Un peu de culture ne fait pas de mal mes loulous !