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La famille Murail : Marie-Aude, la petite dernière

La famille Murail : Marie-Aude, la benjamine, avec Ma vie a changé paru à L’école des loisirs en 1997, réédité en 2018

 

Dans mon premier article sur les Murail, je vous annonçais que je souhaitais parler d’ouvrages relativement récents pour chaque membre de la famille. C’est donc tout naturellement que je me suis penché sur Ma vie a changé pour la benjamine de la famille, car il est annoncé comme son dernier opus sur le site de L’école des loisirs. Cependant, en allant joyeusement à la médiathèque pour l’emprunter, et après discussion avec la bibliothécaire, il s’avère que ce n’est en réalité pas du tout une nouveauté, mais une réédition d’un roman qui date déjà de 1997. J’ai donc hésité à me rabattre sur Zapland ou la saga Sauveur et fils, pour rester dans le fil d’œuvres parues récemment. Cependant, Zapland ne m’a pas plu tant que ça en plus d’être un roman vraiment très court. Et Coco vous concocte déjà un super article sur Sauveur et fils. Du coup, j’ai décidé de rester tout de même sur Ma vie a changé. Après tout, s’il y a eu décision de le rééditer, c’est pour une bonne raison. C’est donc parti pour ce roman.

Version 1997

Madeleine Bouquet est professeure documentaliste. Plus précisément dans le collège de son fils, Constantin, élève en 5ème. Très attachée aux grands classiques, elle se démène pourtant pour proposer aux enfants des lectures qui les attirent plus, dans le genre fantastique. Ce n’est pas pour ça qu’elle croit à toutes ses balivernes. Cependant, son monde et ses convictions vont bientôt être bousculés. Des choses mystérieuses vont survenir dans son appartement. Une odeur de muguet va et vient sans savoir d’où cela provient. Des objets changent de place et viennent se loger dans des endroits incongrus. Ses appareils ménagers se mettent à rendre l’âme peu à peu. Cerise sur le gâteau, son voisin du dessous, un vieil homme peut-être un peu sénile, vient lui annoncer qu’il a perdu son elfe. Madeleine pense dans un premier temps que la raison la quitte. Tout comme son mari trois mois plus tôt. Peut-être que ses nerfs sont en train de lâcher ? Ou peut-être qu’elle va devoir revoir sa copie sur l’existence d’un monde surnaturel ?

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La famille Murail : Elvire, Alias Moka

La famille Murail : Elvire, Alias Moka, avec 12 paru chez Playbac entre 2012 et 2016.

On continue notre découverte de la famille Murail avec la grande sœur de Marie-Aude : Elvire. Plus connue sous le nom de Moka, qu’elle utilise pour ses publications. Moka a des écrits très diversifiés, puisqu’elle prolifère surtout dans les séries Kinra Girls et Oh Pénélope, publiées chez Playbac et destinées à un public de jeunes filles. Des écrits à l’opposé de la saga que j’ai choisi de vous présenter de cette autrice : 12.

Cette saga mérite quelques éclaircissements avant que je vous présente ma lecture, car j’ai moi-même eu du mal à comprendre les publications. En réalité, sur le wikipédia ou le catalogue Playbac, 12 est annoncé comme une série de trois romans, datant tous de 2016 et étant donc les derniers écrits de Moka. Mais en y regardant de plus près, les deux premiers tomes de cette saga ont en réalité été écrits sous d’autres noms et à d’autres dates. Le tome 1, publié en 2012, était intitulé La prophétie de Venise. Le tome 2, publié en 2013, s’appelait L’immortel. C’est seulement lors de la reprise de l’autrice et donc de la publication du tome 3 en 2016, que les deux premiers ont été réédités, avec une autre couverture pour lier les trois tomes en une seule saga sous le nom de 12. Les trois tomes s’intitulent donc désormais :

1 – Les sacrifiés du Zodiaque (anciennement La prophétie de Venise)

2 – Le sang du Tigre (anciennement L’immortel)

3 – L’affaire Emily Howard

Et ça, personne ne vous le dit sur internet, on vous laisse même croire que La prophétie de Venise et L’immortel sont des écrits séparés de la saga 12 ! C’était donc important pour moi de mettre les choses au clair. Partons désormais à la découverte de la plume de la cadette de la famille Murail.

« 1996… Douze adolescents sont assassinés à Venise. 2012… Et si tout recommençait ? Engagé par le richissime Vianney de la Tour Audelange, le détective Maxime Dancourt rouvre le dossier du massacre de Venise. Quand il découvre que 2012 est une année bissextile à treize lunes comme 1996, la course contre la montre a déjà commencé. Le ciel serait-il la clé du mystère ? Quel étrange lien relie ces crimes au Zodiaque ? Maxime et son fils Lubin vont découvrir que personne n’est innocent… »

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La famille Murail : Lorris, le grand frère

La famille Murail : Lorris, le grand frère, avec Douze ans, sept mois et onze jours, paru chez PKJ en 2015

En tant que passionnée de littérature de jeunesse, j’ai des lectures très diversifiées dans ce domaine. De l’album au roman, de la BD au manga, des classiques au visionnage d’adaptations filmiques… Mais j’aime aussi particulièrement me documenter sur les auteurs en eux-mêmes. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je lis régulièrement La revue des livres pour enfants, notamment pour ses dossiers sur des auteurs. Ça me permet de mieux comprendre l’univers de l’un ou l’autre et souvent de découvrir des ouvrages inconnus au bataillon. Je ne les lis pas forcément dans l’ordre, mais selon mes envies et attraits.

L’une de mes dernières lectures de cette revue s’est donc portée sur le n°293, qui date de février 2017. Le dossier qui m’a attirée cette fois-ci était sur Marie-Aude Murail. Une autrice qui ne m’a absolument jamais déçue, dont je viens de lire les 4 tomes de Sauveur et fils avec délectation mais finalement dont je ne sais absolument rien. Ce fut près d’une quarantaine de pages de bonheur à lire. J’y ai notamment découvert que le talent d’écrivain était familial chez les Murail. Le frère et la sœur de Marie-Aude sont également auteurs ! Il y a donc Lorris Murail, l’aîné, Elvire Murail, la cadette (plus connue sous le nom de Moka), et enfin la benjamine : Marie-Aude Murail. Avec autant de talent artistique en une seule famille, les réunions doivent être bien sympas chez eux !

Tout de suite la curiosité m’a piquée et j’ai voulu lire des œuvres de chacun d’entre eux. Seulement, ils ont tous été très prolifiques et mon porte-monnaie ne peut suivre une telle cadence. J’ai donc décidé de faire avec ce que ma médiathèque possédait, puisque je n’ai jamais été déçue de ce côté-là. J’espérais y trouver des romans plutôt récents de chacun d’eux et en effet, j’ai trouvé mon bonheur. J’ai réussi à dénicher des romans de moins de 6 ans pour chacun d’eux. J’aurai également beaucoup aimé pouvoir mettre la main sur Golem, une saga de 5 tomes qu’ils ont écrite à 6 mains, mais on ne peut pas non plus demander le beurre, l’argent du beurre et le *** de la crémière.

 

Pour mon plus grand plaisir, et pour le vôtre aussi je l’espère, je vais donc vous concocter trois articles successifs sur la famille Murail, en allant de l’aîné à la benjamine. Attention, il n’est en aucun cas question de faire une comparaison des œuvres entre frère et sœurs. Je souhaite uniquement découvrir l’univers de chacun et m’intéresser de plus près à cette famille d’artistes. Voici donc le programme des réjouissances, pour vous mettre l’eau à la bouche :

  • Article 1 : Douze ans, sept mois et onze jours, de Lorris Murail.
  • Article 2 : 12 d’Elvire Murail, alias Moka.
  • Article 3 : Ma vie a changé de Marie-Aude Murail.

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Éléphants

Éléphants, d’Olivier May et Joël Corcia


Salut les cocos !

Comment se passent les préparatifs de Noël ? Les lutins du Père Noël ne vous donnent pas trop de fil à retordre ?
Non parce que moi, j’ai un peu eu Noël en avance cette année. C’est pas que j’ai avancé la date de Noël (bah, non je serais obligée de manger mes chocolats de l’avent en avance, quel dommage ce serait 😉 ), mais plutôt que Babelio, et les éditions Père Castor – Flammarion ont décidé de me faire un cadeau de fin d’année.

C’est donc entièrement grâce à eux que j’ai pu découvrir Eléphants d’Olivier May qui attendait patiemment dans ma boîte à lettres. Alors, moi qui aime les surprises, j’ai sauté sur l’occasion !

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Mécaniques fatales

Mécaniques fatales de Philip Reeve, paru chez Gallimard en 2003

Tome 1

Le 12 décembre prochain, le film Mortal Engins va sortir au cinéma. Un film de science-fiction et d’action, qui, peu de gens le savent, est en réalité tiré d’un roman pour adolescents paru il y a quelques années. Il est donc inspiré du premier tome de la série Tom et Esther, traduit en français par Mécaniques fatales. Ma médiathèque regorgeant de pépites d’un autre temps, j’ai pu avec joie, découvrir le roman avant d’aller voir son adaptation au cinéma (et de pouvoir en faire un comparatif ensuite, bien évidemment).

 

De nombreux siècles après notre ère, la Terre n’est plus ce qu’elle était. La grande Guerre d’Une Heure a ravagé le monde, les humains s’étant entretuées à coup d’armes chimiques. Les villes ne sont plus statiques. Montées sur roues, elles sont devenues de monstrueuses locomopoles. Pour survivre, elles doivent se pourchasser les unes les autres, pour s’avaler, se démanteler et trouver des ressources. Après une dizaine d’années au repos, Londres repart à la conquête de nouvelles proies. Mais c’est sans compter Esther Shaw, qui compte bien déjouer les plans de Thaddeus Valentine et se venger du meurtre de ses parents. Malheureusement la jeune fille verra son plan échouer et se retrouvera jeter en Terra Incognita, avec le jeune Tom, apprenti historien, qui n’avait jamais mis les pieds sur la terre ferme. Un long périple les attend, pour que Tom retrouve sa ville et qu’Esther tue enfin Thaddeus.

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Butter

Butter de Erin Lange, paru en 2018 à L’Ecole des loisirs

Aujourd’hui, présentation d’un ouvrage qui m’a vraiment chamboulée, à la psychologie poussée et dérangeante, sur des thèmes de société tabous et pourtant à mettre en lumière : le harcèlement scolaire et la grossophobie.

 

Butter est un adolescent avec les mêmes aspirations que ses camarades du lycée : avoir une petite copine, réussir ses examens, avoir des amis, faire la fête, intégrer un groupe de musique grâce à son don pour le saxophone… Sauf que Butter fait 192 kilos. Et à cet âge ingrat, l’apparence physique compte, pour une bonne intégration dans la société. Butter n’a aucune confiance en lui, il a tendance à rejeter la raison de ses problèmes sur ses parents, il pense être une cause perdue, et n’a pas d’ami au lycée, à part l’un de ses professeurs. Il a pourtant eu des regains de bonne volonté et a tenté à plusieurs reprises de perdre du poids. Mais les moqueries incessantes de ses camarades et l’histoire du beurre qui lui a valu son surnom de Butter, ont eu raison de sa détermination. Butter passe maintenant son temps à jouer au saxophone seul dans sa chambre ou en ligne avec sa petite amie virtuelle, qui n’est pas au courant du surpoids de son interlocuteur.

Il arrive à tenir ainsi, jusqu’à un incident à la cantine de son lycée. Butter craque et annonce via internet que le jour du 31 décembre sera son dernier sur cette terre : puisque la nourriture est un problème pour lui, il va se gaver à s’en faire exploser. Tout ça en live devant sa web cam.

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La vie selon Pippa

La vie (et autres trucs de moindre importance tels que les gommages exfoliants, les rênes en tissu et les relations à distance) selon Pippa de Barbara Tammes, paru en 2018 chez Syros

Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui fait partie de ceux que j’ai empruntés à la médiathèque en me disant que ça me ferait une bonne lecture détente dont je ne ferai pas d’article ensuite. Un livre que je pensais peut-être un peu niais. Et puis finalement, c’est un petit coup de cœur pour moi, je m’en vais donc vous le présenter gaiement !

 

Comment savoir qui on est quand on habite la semaine chez sa mère dans une vieille ferme isolée, et les week-ends chez son père, dans un appartement hyper chic de la grande ville ? Pour ne pas perdre le nord, Pippa tient son journal, dans lequel elle décortique (et dessine) tout ce qui lui arrive, et se pose de grandes questions. Sur ses humeurs (qui peuvent changer du tout au tout en une journée), sur la nourriture (peut-on être à la fois baies de goji et œufs au lard ?), sur l’amour (est-il préférable que la personne soit mieux en vrai que dans votre imagination, ou l’inverse ?)… Sans compter que Pippa se trouve face à un choix pour lequel même son journal ne peut l’aider.

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La roue des vents

La roue des vents de Vincent Joubert, paru chez Ankama en 2010

Aujourd’hui, cap sur un livre qui fait partie de ma PAL depuis trois ans ! Acheté d’occaz parce que plus édité, il trônait fièrement sur une pile de livres à lire « rapidement ». Je le conçois, il faut que je revoie ma définition du « rapidement ». En tout cas, je suis très contente de l’avoir enfin lu, car je ne suis pas déçue du voyage !

 

Joachim Fendl’or est un jeune ouvrier travaillant à la construction de la célèbre Notre-Dame de Paris, sous les ordres de son oncle peu recommandable. Jusqu’au jour où il rencontre Maître Gontran, accompagné d’un dragon, Clovis. Une rencontre pas des plus agréables puisqu’elle commence par une jambe cassée. En même temps, ce malheur permet à Maître Gontran de subtiliser le jeune Joachim à son oncle bourru, sous prétexte de lui réparer la jambe. Le temps passant et le jeune apprenti se remettant de ses blessures, il s’est également pris d’amitié pour Gontran et le fabuleux dragon Clovis. Le trio s’entendant à merveille, Maître Gontran finit par proposer au jeune homme de les accompagner, lui et Clovis, dans l’ultime quête du dragon. Ce dernier n’est en réalité plus tout jeune et voit sa fin approcher. S’il ne veut pas rester coincé dans le monde humain et pouvoir profiter du monde réservé aux dragons à leur mort, il doit se dépêcher de trouver sept graines qui lui ouvriront la roue des vents, portail magique qui lui permettra d’entrer dans ce monde. Joachim accepte avec joie et empressement. S’ensuit alors un long périple semé d’embûches. Joachim va découvrir un monde parallèle à celui qu’il connaît et s’y émerveiller, où les trois compères en verront de toutes les couleurs.  Personnages incongrus, méchants machiavéliques, alliés précieux, paysages à couper le souffle… Tout autant d’éléments qui jalonnent le récit. La petite troupe se verra tantôt en possession des graines, tantôt dépouillés et devant refaire tout le chemin déjà parcouru pour les obtenir. Clovis pourra-t-il trouver la paix dans le monde des dragons ?

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Fangirl

Fangirl, de Rainbow Rowell

Coucou tout le monde !

Aujourd’hui, je vous emmène du côté obscur de la littérature, droit vers la Fanfiction ! En réalité, il ne sert à rien de parler de côté obscur, puisque je considère moi-même la fanfiction comme un genre à part entière de la littérature moderne, mais il faut bien avouer que c’est encore et toujours un gros mot pour bon nombre de personnes. D’ailleurs, je ne sais pas combien parmi vous sont familiers de ce terme (si vous voulez bien vous manifester dans les commentaires, je suis curieuse 🙂 ), mais pas de panique, que vous soyez initiés ou pas, vous avez toutes les raisons de bien aimer le roman dont je vais vous parler.

De la romance, de l’amitié, de la difficulté de passer à l’âge adulte et des chambrées de fac, Fangirl a tout du bon gros roman de l’été, qui se lit d’une traite, les pieds dans l’eau !

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La Faucheuse, tome 2, Thunderhead

La Faucheuse, Thunderhead, de Neal Shusterman

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, malgré le soleil qui frappe toujours aussi fort, malgré les vacances de quasi toute la France, et malgré notre concours de l’été, je vais venir ternir l’ambiance festive de l’été en vous parlant d’un sujet pas très joyeux : la mort !

Mais, diront les plus attentifs d’entre vous, ne vous ai-je pas déjà fait ce coup là récemment ? La réponse est oui, et même que si vous avez loupé mon superbe article sur la Mort n°1, aka La Faucheuse tome 1, vous pouvez vous rattrapez ici.
Sinon, vous pouvez rester avec moi pour découvrir la suite des aventures de Rowan et Citra, nos deux faucheurs préférés. Attention toutefois, je compte spoiler à grands flots, aussi si vous n’avez pas lu le tome 1, et que vous comptez le faire, je n’ai qu’un seul conseil à vous donner : « Fuyez, pauvres fous ! »

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