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Les souvenirs du vieux chêne

Les souvenirs du vieux chêne, de Frédéric Pillot (illustrations) et Maxime Rovere (textes), paru en octobre 2019, chez Milan jeunesse

Mon amoureux, il ne m’offre pas de fleurs. Ni pour la Saint Valentin, ni pour mon anniversaire, ni pour ma fête. Non, il m’offre des livres, et c’est cent fois mieux. En plus des occasions à fêter, il m’offre des livres, comme ça, pour rien. Parce qu’il est passé devant une librairie et qu’il a pensé à moi en voyant ces monceaux de livres débordant des étagères. Alors il fouine, il ouvre, il feuillette, il a un coup de cœur, qui devient bien souvent également mon coup de cœur. Jamais il ne s’est trompé en m’offrant un livre. Pourtant, il m’offre bien souvent des ouvrages que je n’aurais pas choisis moi-même. Surtout que depuis quelques années j’achète pas mal de romans, BD et mangas, mais plus tellement d’albums. Mais lui, il m’offre quasiment toujours des albums. Alors heureusement que je l’ai, que j’ai ses yeux et son petit cœur de guimauve, pour continuer à m’ouvrir l’esprit et à faire de merveilleuses rencontres littéraires.

Vous l’aurez compris, l’album que je vous présente aujourd’hui est un cadeau de mon amoureux. Je crois même pouvoir dire que c’est mon coup de cœur parmi tous ceux qu’il m’a offert depuis que l’on est ensemble. Un vrai petit chef d’œuvre.

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Abris, cocons et édifices en tout genre

Je mets souvent à l’honneur des personnages dans mes articles, et regroupe plusieurs albums jeunesse avec un même protagoniste, qu’il soit humain ou animal. Mais aujourd’hui je choisis de m’intéresser à un cas particulier et pars sur un élément du quotidien que l’on trouve plus que souvent dans nos histoires : les maisons. Les immeubles, les cabanes, les terriers, les trous de souris… tout ce qui peut servir d’abri un jour ou l’autre. Dans mes recherches, je suis tombée sur beaucoup de beaux ouvrages documentaires sur les maisons à travers le monde ; mais j’ai décidé de ne me consacrer ici qu’aux bâtiments dans des récits fictifs. Mais des récits où la place centrale est réservée – ou joue un grand rôle pour le déroulement de l’histoire – aux abris en tout genre. Parce qu’on ne s’en rend pas compte mais le lieu où l’on vit est très important, il peut façonner notre vision et notre mode de pensée. Laissez ces quelques albums sur les cabanes vous faire rêver d’un ailleurs.

Graines de cabanes de Philippe Lechermeier (texte) et Eric Puybaret (illustrations), paru en 2005 chez Gautier Languereau

Alphonse Gabini, poète, rêveur et voyageur, prend un jour sa valise sous le bras et s’en va parcourir le monde pour découvrir les multiples cabanes qui existent et en récolter les graines dans le but de se faire une jolie collection. Dans son périple, il découvre les plus belles, les plus ingénieuses, les plus loufoques, les plus astucieuses des cabanes. Toutes avec leur utilité, leur fonction propre, leur propriétaire charmant et leur poésie. Entre la cabane à livres, la cabane en pain d’épices, la cabane de rêve (à ne pas confondre avec la cabane à rêves), ou encore la cabane aux mille et une portes, Alphonse apprend également à connaître les métiers essentiels à la construction d’une cabane, les outils nécessaires, ainsi que les étapes d’éclosion d’une belle cabane.

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Hier tu comprendras

Hier tu comprendras de Rebecca Stead, paru en 2011 chez Nathan

1979. Miranda vit avec sa mère et son beau-père dans un quartier populaire de New York, partageant son quotidien de jeune adolescente avec son meilleur ami Sal.

Mais, un jour, de curieux événements surviennent : sans raison apparente, Sal se fait frapper par un garçon et il cesse soudain d’adresser la parole à Miranda ; la clé de secours de l’appartement de Miranda disparaît, et celle-ci trouve une lettre énigmatique qui lui est adressée.

Cette lettre déclare : « Je viens pour sauver la vie de ton ami, et aussi la mienne. J’ai deux services à te demander. » De jour en jour, Miranda reçoit d’autres lettres de ce mystérieux expéditeur, qui semble connaître son avenir.

Petit à petit, la jeune fille reconstitue le puzzle composé par son correspondant, pour découvrir les raisons de son appel à l’aide, empêcher une mort annoncée et retrouver son amitié perdue…

A roman court, article court. Et pour cause, je ne peux pas m’étendre sur ce roman, sans vous en révéler des points essentiels et vous gâcher toute votre lecture. Pourtant, je me suis littéralement laissé transporter par le récit et c’est un gros coup de cœur pour moi. Mais parfois, j’ai du mal à m’exprimer sur les gros coups de cœur. Alors, un petit article pour tout de même vous présenter cet ouvrage qui a déjà 10 ans en France, 12 aux USA, cela suffira largement pour tenter de vous happer dans cette histoire.

Ce qui tient en haleine dans ce roman, ce ne sont pas tant les aventures de l’héroïne, mais la plume de l’autrice (la voix de Miranda). Des chapitres très courts, incisifs, qui vont droit au but tout en semant assez de détails pour que le lecteur puisse s’identifier.

Pour ce qui est de la trame, rien de bien extraordinaire. La vie quotidienne d’une jeune ado des années 1980, qui ne fait pas plus attention que ça aux mots mystérieux qu’elle reçoit. Et pourtant, là encore la plume de l’autrice permet de rester accroché à chaque page du livre. Même si Miranda ne farfouille pas plus que ça pour savoir qui lui envoie les messages mystères, nous, lecteur, on trépigne.

L’apothéose : les 15 dernières pages. Tout s’explique, tout s’emboîte, et on ne pourrait pas imaginer meilleure fin. Tout devient logique, derrière un voile de fantastique. Et on referme le livre avec un sourire. On comprend aisément pourquoi il a reçu le prix Newberry Medal en 2010, le plus prestigieux prix de littérature jeunesse aux Etats-Unis.

Joyeuse lecture coup de cœur les loulous !

Naoki Urasawa

La folie du manga ne me quitte pas pour le moment et je ne sais plus où donner de la tête dans mes lectures. Non mais c’est quoi cette manie de faire des séries ultra longues, mais qui restent palpitantes au point de ne plus pouvoir lâcher et de devenir addict ??? Mon portefeuille ne peut pas suivre et ma médiathèque non plus d’ailleurs ! Et ce n’est pas mieux avec les séries que l’on découvre au compte-goutte, mais qui vont mettre des années à être publiées en intégralité.

Mon amour pour ce genre grandit continuellement et je suis ici aujourd’hui pour vous parler du maître incontesté du thriller psychologique : Naoki Urasawa. Je l’ai découvert dans les rayonnages du CDI dans lequel j’ai travaillé il y a trois ans, j’ai commencé doucement à lire, puis j’ai dévoré et j’ai bien évidemment acheté les suites pour contenter les élèves qui eux aussi en raffolent ! Ce qu’il y a de bien avec lui, c’est qu’il compte beaucoup de séries déjà finalisées à son actif, donc pas de frustration de devoir attendre des années avant de connaître la fin du récit.

Il a déjà 9 séries complètes à son actif (+ 1 en cours et 1 suite) pour environ 150 mangas publiés ! De 8 à 30 volumes, ses séries sont riches et de tous genres. Je n’ai évidemment pas encore eu le temps de lire toute son œuvre (j’ai une vie à côté tout de même), mais je vais vous parler aujourd’hui des trois séries que j’ai englouties et adorées. Ma PAL est donc longue si je souhaite m’essayer aux 5 autres sagas qu’il me reste à découvrir. Je vous les présente dans l’ordre dans lequel je les ai lues.

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Quelques thrillers jeunesse

Après avoir lu Dix, de Marine Carteron, j’ai eu une petite frénésie de lecture sur des romans policiers et thrillers autant jeunesse qu’adulte. D’autant plus que je cherchais à réactualiser le fonds du CDI sur ce plan. Pour ne pas vous submerger d’articles sur des romans du même genre pendant des semaines et des semaines, je vous fais plutôt une petite compil de mes trouvailles, avec les résumés de l’éditeur et un court commentaire de ma part. Je vous les présente dans l’ordre de mes lectures.

Perdue et retrouvée de Cat Clarke, paru en 2015 chez R-jeunes adultes (Robert Lafont)

Une enfant kidnappée. Une famille déchirée. Lentement, au fil des ans, cette famille va recoller les morceaux. Elle reste un peu fragile, bien sûr, mais toujours unie. Et voilà que l’enfant, devenue adulte, revient à la maison… C’est là que l’histoire commence. Et si la fin du cauchemar n’était que le début d’un autre ?

Celui-là a déjà cinq ans, mais c’est mon coup de cœur, donc je ne pouvais m’empêcher de vous le mettre. Il est aussi un peu différent des autres, car le récit ne montre pas le déroulé d’une enquête, mais se passe plusieurs années après un kidnapping, quand l’enfant enlevée revient à la maison par miracle. Il est tout de même à classer dans la catégorie des thrillers pour moi, car on suit la réintégration de cette jeune fille dans sa famille, tout en voyant qu’il y a quelque chose de louche dans son comportement. Un bon thriller psychologique donc, à l’écriture fine. Avec les trois dernières pages qui laissent le lecteur pantois.

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