Divergente , de Veronica Roth.

 

divergent-book-veronica-roth

Il y a six mois déjà apparaissait sur grand écran le phénomène Divergente. Attirée par une bande annonce qui nous promettait du spectacle à la Hunger Games, j’ai décidé de faire la lecture du livre éponyme.

Je dois avouer que j’ai (vraiment) mis du temps à commencer la lecture des 444 pages du premier tome. Etait-ce à cause des nombreux changements d’éditions en France (le livre a été réédité trois fois, dont deux fois avec un nom différent) ? Probablement. Etait-ce à cause de ma méfiance naturelle envers les appellations du style « le nouveau xxx » (remplacez ici les xxx par Hunger Games) ? Assurément.

Mais face aux superbes ventes et aux mines conquises des jeunes filles qui venaient me commander la suite, j’ai sauté le pas et je l’ai emprunté pendant mon stage.

 

Commençons par l’histoire :

Dans un Chicago post-apocalyptique, la société s’est retranchée en cinq quartiers distincts, un pour chacune des factions qui désormais régissent les Hommes. Altruistes, Audacieux, Erudits, Fraternels, et Sincères, voilà le choix qui s’offre aux jeunes gens de 16 ans lors d’une grande cérémonie. Un choix avec lequel ils devront composer toute leur vie. Car s’ils échouent aux épreuves d’initiations de leur nouvelle faction, ils devront aller rejoindre le clan des sans-factions, derrière les murs protecteurs qui entourent la ville.
Tris, elle, est née dans une famille d’Altruites qu’elle aime et chérit. Pourtant lors de la cérémonie de choix, elle hésite. Ses tests d’aptitudes, censés l’aider à faire son choix, se sont révélés non-concluants. Pire, ils l’ont désignée comme divergente. Elle fait désormais partie des rares personnes au monde à posséder toutes les qualités dominantes des différentes factions et à pouvoir réussir dans n’importe laquelle d’entre elles.
Alors qu’elle doit garder ce secret, elle choisit, contre toute attente, de rejoindre la faction des Audacieux. Commence alors pour elle une nouvelle vie, remplie de violence, d’ennemis, mais aussi de nouvelles amitiés et d’amour.

Que retenir de tout ça ? Bon, l’intrigue a quand même un arrière goût de déjà-vu. Une gentille jeune fille qui se voit contrainte de devenir méchante pour combattre d’autres méchants tout cela dans un monde ultra sectarisé, ça ne vous dit rien ? Dans la littérature pour ados, vous n’aurez que l’embarras du choix. Ma foi, ça a marché pour les autres, alors pourquoi pas pour Divergente ? Et bien parce que là où les autres ont su nous présenter des personnages forts et/ou des dénouements originaux, Divergente se contente du minimum syndical.

Les personnages, d’abord, sont au mieux sympathiques, au pire « oubliables ». Ça fait un mois tout juste que j’ai fini de lire le livre, et à part le nom de l’héroïne, j’ai oublié jusqu’aux descriptions des autres personnages. Et ce n’est pas ma mémoire qui est défaillante, merci bien. Les méchants sont survolés. Ils auraient pu être méchants par conviction, par sadisme ou par esprit de vengeance ; malheureusement, ils sont juste méchants par nécessité. On a la vague impression qu’ils ne sont là que parce qu’il faut bien opposer quelqu’un à l’héroïne.

L’héroïne justement, Tris, est bien décrite en soi, on comprend ses sentiments, mais on ne les partage pas forcément (ce qui peut devenir un problème dans un récit à la première personne). C’est peut-être voulu par l’auteure, pour donner un côté asocial au personnage, mais pour ma part, ça me rebute un peu.

Les actions, maintenant, sont bien écrites. Individuellement même, elles sont vivantes, claires et dynamiques, seulement c’est un peu ça le problème : « l’individualité ». Les scènes ont en effet un peu de mal à s’emboîter les unes dans les autres, et c’est fort dommage.

En parlant d’emboîtement d’ailleurs (et oui je sais que c’est un jeu de mots pourri), l’histoire d’amour semble beaucoup plaire aux lectrices. Seulement pour moi, il manquait un ingrédient essentiel : l’alchimie entre les personnages. Alors forcément sur papier, ce n’est pas facile à mettre en œuvre, mais franchement sans l’alchimie, ça paraît juste forcé.

Malgré tous ces défauts, le livre se lit assez vite (merci les courts chapitres) et aborde quelques aspects de la nature humaine peu reluisants. Je n’ai lu que le premier tome, alors peut-être que les suivants nous amènent à aimer un peu plus l’univers de Roth. Mais, ça sera sans moi.

Sur ce, je m’en vais regarder le film maintenant. Ça fera peut-être l’objet d’un prochain article plus long (suspens, supsens …).

         la-premiere-couverture-du-roman-divergente 9782092544396FS couv60909898

 

 

 

 

 

 


 

 

Le recap’ :

Points positifs :

  • De l’action, de la romance, un complot qui gravite autour de l’héroïne : tous les éléments dont raffolent les adolescent(e)s

Points négatifs :

  • Des personnages qui ne se démarquent pas
  • Deux amoureux pas vraiment convaincants
  • Un récit parfois brouillon

 

Salut les cocos !