Après un petit tour d’horizon des BD qui ont bercé mon enfance ainsi que des magazines qui ont forgé ma base de lecture, voici mon instant nostalgique sur les albums de mon enfance. C’est vrai quoi, je vous parle de nombreux albums jeunesse récents sur notre site, mais il faut bien que vous sachiez quels ont été mes premiers amours. Voici les quatre principales séries d’albums qui ont touché mon cœur dans sa jeunesse et qui y ont toujours une place.

 

Babar

Date de première parution : 1931

Papa : Jean de Brunhoff

Résumé : Le titre original est L’histoire de Babar le petit éléphant. Et la vie de ce fameux petit éléphant ne commence pas top top on va dire. La maman de l’éléphanteau se fait tuer dans la jungle. Le petit Babar, effrayé par la situation fuit à toutes pattes. Il court tellement loin, qu’il finit par arriver dans une ville. Univers qui lui est totalement inconnu, il va y faire des rencontres pourtant bien sympathiques. Notamment avec la Vieille Dame, qui prendra soin de lui et prendra en charge son éducation. Mais, nostalgique de son peuple, Babar va un jour retourner dans la jungle. Il apprendra à tous ses congénères, ce que la Vieille Dame lui a inculqué. Une ville d’éléphants va peu à peu se construire et tous vivront heureux.

Version « encyclopédie »

Voilà l’histoire de départ de Babar, la plus connue et bien entendu ma préférée. Mais il y a également eu des suites qui sont tout autant sympathiques. Dans ces suites, Babar va vivre quelques aventures palpitantes, se faire des ennemis, mais aussi des amis, et surtout fonder une famille. Il y aura également des « Hors-série » avec des textes à trous, bouchés par des images pour initier à la lecture. En plus de ces histoires que j’ai toujours aimées, c’est aussi pour le côté « apport à la littérature de jeunesse » que j’ai choisi de mettre Babar dans cette liste. Si on laisse tomber le fait que ce récit raconte la colonisation par la civilisation occidentale (ce n’est plus d’actualité et un enfant d’aujourd’hui ne décèlera absolument pas cet aspect), cet album fut une révolution. C’est la première fois qu’un livre pour enfant imagé était publié en un si grand format. D’ailleurs c’était aussi la première fois qu’une si grande importance était accordée aux illustrations et c’est le point de départ de l’album grand format aux doubles pages illustrées.

Un petit coup de cœur donc, pour cet album qui peut rassembler petits et grands.

 

Les imageries de chez Fleurus

Date de première parution : Pas moyen de trouver sur le site quand a été créée cette collection. Cependant, pour votre culture perso, je peux vous dire que les éditions Fleurus existent depuis 1946.

Parents : Bon, ben, les éditions Fleurus.

Principe : Dans un format carré, à la grosse couverture cartonnée, les enfants peuvent découvrir les grands principes et les plus fines anecdotes sur un thème donné. Ces thèmes sont très variés. De l’apprentissage avec des tomes sur le vocabulaire d’une certaine langue, ou même un tome sur l’apprentissage de la lecture, en passant par le culturel (les instruments de musique, l’aviation, l’art contemporain…) ou encore par le loisir avec des thèmes plus ludiques (l’imagerie du Père Noël, des princesses, des dragons…), Les Imageries sont une vraie mine d’or sur tous les thèmes possibles et imaginables. Les illustrations sont toujours rondes, simples et efficaces. Soit une grande image sur toute une page, soit quatre petites images sur une page, chacune agrémentée d’une petite phrase explicative.

Les imageries sont toujours sur le même principe aujourd’hui et remporte toujours un franc succès. Il existe même désormais la collection petite sœur, avec Les petites imageries. Un format plus petit, moins de pages, ces dernières étant cartonnées, avec des thèmes adaptés aux plus jeunes (comment se passe une journée en maternelle, les bébés animaux, la naissance, les cinq sens…).

J’ai un véritable coup de cœur pour cette collection bien fournie, d’autant plus que, pour la petite anecdote, la méthode suivie par ma maîtresse de CP pour l’apprentissage de la lecture ne me convenait pas, c’est donc ma maman qui m’a appris à lire grâce à L’Imagerie de la lecture.

 

Martine

Ma collection perso !

Date de première parution : 1954

Parents : Gilbert Delahaye (textes) et Marcel Marlier (illustrations) chez Casterman

Résumé : Martine est une petite fille adorable qui vit son quotidien tranquillement et qui parfois se lance dans de grandes aventures. On peut autant la voir passer une journée tranquille, comme dans Martine, vive la rentrée, où on suit sa journée de classe, qu’être happée dans une histoire rocambolesque, comme dans Martine et le prince mystérieux.

Une ancienne version, qui appartenait à ma maman

Martine est une petite fille qui vit avec son temps, même si elle n’a jamais grandi. Elle a le même âge aujourd’hui qu’en 1954. Pourtant elle a connu l’école avec le jeudi en jour de congé et la couture en atelier, autant que l’école où on part en classe découverte et où les tables ne contiennent plus d’encrier. Casterman joue beaucoup sur ces différences d’époque pour faire encore vivre Martine. Ils ont créé de nouvelles séries, avec un nouveau visage pour la petite fille, notamment en bande dessinée, tout comme ils ressortent dans une collection spécifique des Martine rétro avec les anciennes couvertures et l’ancienne typographie à l’intérieur. Martine existe également en petit roman pour apprendre la lecture aux enfants, ou en petite imagerie pour les plus petits. Tout un panel pour tenter d’attirer de nouveaux lecteurs tout en séduisant toujours les anciens. De toute façon, avec 60 tomes originaux à son actif, la série a de quoi plaire au plus grand nombre !

Et au diable les personnes qui critiquent ces albums en disant qu’ils prônent une vie de femme ménagère peu adéquat de notre temps. Il faut savoir lire Martine en ayant en tête l’époque dans laquelle ces albums ont été créés. Lire Martine, c’est le plaisir d’être transporté à une autre époque et la possibilité d’un partage intergénérationnel.

 

Coralie

Dur dur de trouver des informations sur cette série, car elle a vite périclité. Pas de date à vous fournir.

Parents : Brigitte Yerna (textes) et Pierre Couronne (illustrations) chez Hemma

Résumé : Coralie est exactement dans la même veine que Martine. Une petite fille tout ce qu’il y a de plus classique, avec son quotidien ordinaire, mais qui vit aussi quelques aventures. Elle est accompagnée de son chien, tout comme Martine. Mais elle porte plutôt des salopettes que des jupes.

Coralie n’a pas fonctionné tout simplement parce qu’elle est arrivée après Martine et qu’elle s’en rapprochait trop. Hé oui, des fois, surfer sur une vague qui marche ça rapporte, mais des fois on s’y pique. Plusieurs tomes sont tout de même parus, mais la constance des Martine et le trait de crayon de Marlier ont eu raison de la pauvre petite fille aux couettes. Pourtant, cette série restera tout de même dans mon cœur car j’aimais le touché plastifié des pages, le chien beaucoup plus mignon que Patapouf, les couettes et la salopette de la petite fille. Comme quoi, des fois une lecture ça tient à des détails infimes…

 

A vous de vous remettre à vos albums nostalgies les loulous !