Hello les Cocos, 

Le début d’année a été assez intense pour Loulou et moi (vous pouvez découvrir pourquoi juste ici). On a toutes les deux été submergées par le travail et de mon côté, je l’avoue volontiers, je n’ai pas eu le temps de lire à foison. 
Ce n’est pas bien grave, me direz-vous, la vie de lecteur est ainsi faite : on passe de lectures à la chaîne aux lectures laborieuses sur la durée. Je ne vous apprends rien sur ce fait. Mais cela ne serait guère amusant si en plus d’être le désert total, ma situation littéraire n’était pas saupoudrée d’une dose de déboire. 

En effet, sur les trois livres que j’ai lu dernièrement, deux se sont avérés être décevants, et un passable …. Le pire du pire ? J’attendais avec impatience les deux lectures qui m’ont déçue ! 

Quand les livres que tu attendais le plus te trahissent

J’ai donc longtemps hésité avant de vous en parler ici, parce que soyons honnête je préfère largement vous parler de coup de cœur que de déception. Mais étant donné qu’il s’agit, pour l’une de ces lectures, d’une saga dont je vous avais déjà parlé ici et ici, il était important pour moi de boucler la boucle, et de conclure la trilogie en toute honnêteté. 
Alors, empoignez donc votre longue cape noire et votre fauche, nous sommes attendus dans un univers futuriste en ébullition !

La Faucheuse, Tome 3, Le Glas de Neal Shusterman 

Je vous le dis de but en blanc, le tome 3 de La Faucheuse n’est pas un fiasco total, ce n’est pas une monstruosité sans nom, ou tout autre abomination littéraire. Non, il est simplement décevant en bien des points. 

Si vos souvenirs de La Faucheuse ne sont pas très frais ou si vous n’avez pas lu la saga, je vous conseille d’aller lire les deux chroniques précédentes (lien dans les paragraphes précédents). <3

Pendant deux tomes, le monde post-mortem nous avait été conté comme un monde complexe, régit par le Thunderhead (une intelligence artificielle) d’une part, et les Faucheurs de l’autre. Tandis  que les failles de ce monde, pourtant en théorie parfait, nous apparaissaient petit à petit, les deux héros, Citra et Rowan s’efforçaient de survivre et trouver leur place. 
La beauté complexe de cette société, et les deux personnages principaux étaient à mes yeux l’atout majeur de la saga. J’avais appris à aimer et soutenir ces deux héros dans leurs quêtes respectives et leurs combats face à une société de faucheurs de plus en plus orgueilleuse. Mais voilà, dans ce tome 3, les héros ne sont plus … Non pas qu’ils soient morts attention, j’y aurais mis plus de forme pour vous l’annoncer. Non, ils sont juste totalement absents de l’histoire.  

Il faut attendre plus de la moitié du roman pour revoir les deux comparses que j’adorais. Et sur un roman de 720 pages, cela devient vite long. Mais une fois revenus dans l’intrigue, je me suis dit que la situation allait revenir à la normale comme ce fut le cas dans le tome 2. Mais que nenni. Alors que je suis tombée sous le charme de cette saga grâce à ces personnages, je suis obligée de la terminer sans vraiment savoir ce qu’ils deviennent et sans les voir évoluer un iota. C’est très frustrant.

Pour vous donner une idée, c’est un peu comme si le dernier tome de Harry Potter se concentrait sur les personnages secondaires et non sur le combat entre Harry et Voldemort. Et encore que, j’aurais aimé avoir un tome comme cela, car les personnages secondaires sont tout aussi intéressants (voire même plus, mais c’est un autre débat) que Harry Potter, et l’intrigue passionnante. 
Ici, les personnages secondaires sont tout au plus passables. Ils n’ont pas de grand moment, comme cela pouvait être dans les deux autres tomes. Pire, le grand vilain que l’on avait appris à connaître et à détester dans le tome 2 est lui aussi relégué au second plan. L’intrigue se concentre alors sur des nouveaux personnages, dont le portrait est brossé rapidement, ou sur des personnages que l’on avait à peine suivi lors des précédents tomes. 

« Je ne connais pas ces personnes »

Concernant l’intrigue d’ailleurs, elle peine à être stimulante, car sans personnages auxquels s’accrocher et pour lesquels craindre, les enjeux paraissent plats. Cela m’a semblé être juste un long enchaînement d’événements inévitables pour les protagonistes. D’autant plus qu’au fil des pages, les événements prennent un tournant résolument politiques et mystiques. Deux thèmes que je n’apprécie pas plus que cela. 

Le seul point positif que j’arrive à trouver à ce troisième tome, outre l’écriture et le style qui sont très bien rédigés, c’est le mystère et le suspens. A la manière des humains dans ce monde dystopique qui se font guider tout au long de leur vie par une intelligence artificielle, nous lecteurs, nous retrouvons plongés dans une succession d’événements qui nous paraissent sans sens jusqu’au final explosif. Comme un gros puzzle de 720 pages qui ne dévoile son image finale qu’à la dernière pièce emboîtée. 
Un autre point me revient également dans la catégorie positive ! Certaines révélations sur le passé sont bien plus intéressantes que l’intrigue du présent. Et, oh surprise (ou pas), ces révélations sont dévoilées par Citra, notre héroïne, et concerne le Grand Méchant de la saga. Comme quoi, dès que l’on se concentre sur les héros cela devient tout de suite plus intéressant. 

 En bref, ce tome est une conclusion peu satisfaisante si vous cherchez à suivre les aventures des deux héros Citra et Rowan. Cela l’est un peu plus si vous n’étiez intéressés que par l’univers créé par l’auteur et ses enjeux politico-mystiques. 
Mais à mes yeux, un final (un peu trop rapide de surcroît) et quelques rebondissements bienvenus n’arrivent pas à rattraper les 700 autres pages de platitude. 

N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous avez, vous, aimez cette saga et quel a été votre ressenti avec ce dernier tome. J’adorerais avoir votre avis 😉 Et promis je reviens très vite, avec, je l’espère, des lectures plus réjouissantes ! 

Bonne lecture les Cocos !