La Pâtisserie Bliss, de Kathryn Litllewood

tome 1

Je ne sais pas vraiment pour quelles raisons j’ai été attirée par ce livre. Etait-ce un cri de protestation de mon esprit contre mon régime récent ? Etait-ce un appel de mes mains à ma passion pâtissière ? Ou était-ce, tout simplement, un coup de cœur pour la couverture ? Le mystère reste entier. Toujours est-il que je ne fais pas vraiment partie du public visé par cette couverture, légèrement enfantine, et que, par conséquent, j’avais un peu peur quant au contenu. Je n’aurais jamais dû. Lire La Pâtisserie Bliss, c’est un peu comme déguster un cupcake. D’abord on le dévore des yeux, puis on le dévore tout cru, euh pardon, tout court.

Dans la petite ville de Calamity Falls vit la famille Bliss, et aidés par leurs quatre enfants (Anis, Origan, Rosemary et Oliver), Albert et Céleste gèrent une pâtisserie un peu particulière. Car à côté des muffins et cookies bien dorés se vendent des gâteaux bien moins conventionnels, cuisinés à l’aide d’un livre de recettes magiques. Si Rosemary est très fortement attirée par cet aspect de la pâtisserie, ce n’est pas le cas de ses frères et sœur. Aussi, lorsque les parents Bliss doivent s’absenter quelques jours, c’est à elle que revient la lourde tâche de gérer la pâtisserie. Mais attention, sa mère est intransigeante : pas de magie ! Le livre doit rester caché et nul ne doit savoir qu’il existe. Seulement, une visite inattendue viendra remettre en question cette promesse et transformera la ville de Calamity Falls en véritable maison de fous.

 Les aventures de Rosemary, et du reste de la famille Bliss, sont aussi drôles qu’originales. L’idée d’associer magie et pâtisserie apporte un peu de neuf à un genre qui avait tendance à s’essouffler après Harry Potter.
Pourtant, au départ, ce n’était pas gagné. Je ne voyais pas où le prologue voulait nous amener. Pire, le départ des parents se fait de manière alambiquée, irréelle et totalement en décalage avec les personnages présentés dans ce même prologue.
Ceci dit, le départ des parents était absolument nécessaire pour faire vivre l’intrigue, alors je suppose qu’il vaut mieux retirer le pansement d’un seul coup (même si ça fait un mal de chien, on est d’accord).

A partir de là, on passe un très bon moment et les événements s’enchainent vite et bien. Le récit est simple, il n’y a pas de mots compliqués ou de termes trop spécifiques. Pas besoin d’être un grand pâtissier, ou d’avoir vu toutes les saisons de Top Chef© pour apprécier La Pâtisserie Bliss (mais ça peut éveiller des vocations). Je dirais donc qu’on peut le lire dès 10 ans.
D’autant plus que là où je m’attendais à des dialogues niais ou à des actions plutôt sages, j’ai eu le droit à une profonde réflexion sur les familles nombreuses et la place accordée aux enfants dans celles-ci. Une bien belle leçon donc pour l’enfant qui se sent invisible à côté de ses frères et sœurs ; mais aussi une belle leçon aux parents qui, ici, découvrent ce qui se passe dans la tête des enfants qui vivent cette situation.

La fin de ce tome, car oui c’est une saga, laisse présager de bonnes choses pour la suite. Je pense même que cette dite suite fera l’objet d’un article ultérieur. Une (bonne) raison supplémentaire pour continuer à nous suivre.

 

Tome 2

Tome 2

Le recap’ :

Points positifs :

  • Un renouveau de la magie qui fonctionne à merveille
  • De l’humour bien dosé
  • Une lecture qui peut se faire à tout âge
  • Un cadre étonnamment réel pour un récit fantastique

Points négatifs :

  • L’histoire commence doucement
  • Quelques aberrations au niveau du comportement des parents (ou alors c’est que, vraiment, j’ai été élevée à la dure)

 

Bonne lecture les cocos


BONUS :  Puisque vous nous êtes sympathiques, voici en bonus la recette délicieusement magique de cupcakes super chouettes (certifiée et approuvée par Coco).