La roue des vents de Vincent Joubert, paru chez Ankama en 2010

Aujourd’hui, cap sur un livre qui fait partie de ma PAL depuis trois ans ! Acheté d’occaz parce que plus édité, il trônait fièrement sur une pile de livres à lire « rapidement ». Je le conçois, il faut que je revoie ma définition du « rapidement ». En tout cas, je suis très contente de l’avoir enfin lu, car je ne suis pas déçue du voyage !

 

Joachim Fendl’or est un jeune ouvrier travaillant à la construction de la célèbre Notre-Dame de Paris, sous les ordres de son oncle peu recommandable. Jusqu’au jour où il rencontre Maître Gontran, accompagné d’un dragon, Clovis. Une rencontre pas des plus agréables puisqu’elle commence par une jambe cassée. En même temps, ce malheur permet à Maître Gontran de subtiliser le jeune Joachim à son oncle bourru, sous prétexte de lui réparer la jambe. Le temps passant et le jeune apprenti se remettant de ses blessures, il s’est également pris d’amitié pour Gontran et le fabuleux dragon Clovis. Le trio s’entendant à merveille, Maître Gontran finit par proposer au jeune homme de les accompagner, lui et Clovis, dans l’ultime quête du dragon. Ce dernier n’est en réalité plus tout jeune et voit sa fin approcher. S’il ne veut pas rester coincé dans le monde humain et pouvoir profiter du monde réservé aux dragons à leur mort, il doit se dépêcher de trouver sept graines qui lui ouvriront la roue des vents, portail magique qui lui permettra d’entrer dans ce monde. Joachim accepte avec joie et empressement. S’ensuit alors un long périple semé d’embûches. Joachim va découvrir un monde parallèle à celui qu’il connaît et s’y émerveiller, où les trois compères en verront de toutes les couleurs.  Personnages incongrus, méchants machiavéliques, alliés précieux, paysages à couper le souffle… Tout autant d’éléments qui jalonnent le récit. La petite troupe se verra tantôt en possession des graines, tantôt dépouillés et devant refaire tout le chemin déjà parcouru pour les obtenir. Clovis pourra-t-il trouver la paix dans le monde des dragons ?

Le personnage de Joachim est attachant. On se prend d’affection pour lui et on se met dans sa peau. Vivre les mêmes aventures paraît très excitant. Maître Gontran est également un personnage très appréciable. Gentil et attentif, on souhaiterait tous avoir un mentor comme lui. Clovis est l’image du dragon que je me fais, si un jour ils devaient exister. Pas cruel, pas méchant, pas rustre, mais un esprit vif, cocasse, et malin. Il sait montrer les dents quand il le faut et en impose tout de même, mais il est le plus fidèle des amis. Les autres personnages rencontrés au fil du récit sont aussi très bien amenés, chacun avec leur loufoquerie et ils enrichissent parfaitement l’histoire.

La trame du récit en elle-même est également très bien ficelée. J’aime beaucoup le fait que l’auteur place le tout dans un contexte historique véridique. On ne sait ensuite finalement pas trop comment on passe d’un monde à l’autre, mais on ne se pose pas la question plus que ça car c’est bien amené. Les évènements et les actions des personnages sont toujours surprenants. Parfois on passe un peu du coq à l’âne, mais le tout est bien rédigé du coup ça ne choque pas. On suit le cours de l’histoire sans se poser de questions et on a de quoi entrer pleinement dedans.

Le plus de ce roman ce sont les magnifiques illustrations qui accompagnent le récit. Faites par Vincent Joubert lui-même, elles sont splendides. Liées au récit, elles nous plongent dans un univers quasi virtuel, comme dans un jeu vidéo. World of Warcraft n’a qu’à bien se tenir ! On sent l’inspiration du gaming et pour moi qui suis plongée dedans au quotidien, c’est un délice. Un petit clic par ici pour découvrir plus en profondeur le travail de Vincent Joubert, qui est effectivement dessinateur pour jeux vidéo et jeux de plateau.

C’est un récit haletant, vif, plein de rebondissements, de surprises et de personnages plus étonnants les uns que les autres que nous offre ici Vincent Joubert. Je sais que cet ouvrage date désormais un peu, mais il a encore de quoi séduire bon nombre d’amateur de fantastique et je trouve bien dommage qu’il ne soit plus édité.

Le récap’ :

Points positifs :

  • Un récit prenant dans lequel on se laisse emporter.
  • Une identification aux jeux vidéo justement dosée qui permet d’élargir le public cible.
  • Des illustrations splendides que l’on voudrait en poster chez soi.

Point négatif :

  • Niet !

 

Bonne lecture et joyeux instants gaming les loulous !