Le Grand Méchant Renard, de Benjamin Renner (éd. Delcourt)

Hello les Cocos,

Je suis désolée, je vous ai un peu délaissés pendant les vacances de Loulou à la campagne. Faut dire qu’il se passe tellement de choses dans les coulisses de nos vies, qu’on a nous-même du mal à suivre. Mais aujourd’hui, je suis de retour pour vous jouer un mauvais tour pour vous présenter mon coup de cœur de l’été !
Après deux articles d’idées de sorties, je retourne à mes premiers amours et vais vous parler d’une petite pépite dessinée. Les plus aguerris d’entre vous me diront que j’ai un train (ou plutôt un paquebot) de retard, puisque le livre date de 2015. Mais cela vaut le coup d’en parler juste au cas où d’autres personnes, comme moi, seraient passées à côté de cette merveille !

Emportez donc votre plus belle paire de bottes, je vous emmène à la basse cour pour suivre les aventures du …. GRAND MECHANT RENARD !

Une attaque d’une violence insoutenable

Je tiens d’abord à m’excuser, car cet article sera truffé d’images terribles et angoissantes d’attaques sournoises de renard, comme celle ci-dessus. Il faut dire que les renards sont des êtres perfides et sournois, de grands prédateurs qui raffolent par dessus tout des poules et de leurs progénitures, et qui ne reculent devant aucun danger pour arriver à leurs fins. Enfin ça c’est ce que veux croire le renard de notre histoire. Chaque jour, il arrive au poulailler du coin avec le fol espoir de pouvoir repartir avec une bonne poule bien dodue. Mais c’est sans compter les poules un poil névrosées du poulailler. Il lui faut bien se rendre à l’évidence, le Grand Méchant Renard ne fait peur à personne. 

Pourtant ça peut être très flippant un renard : 

Alors le renard, il s’agace quand même légèrement. Il en a marre de ne manger que des navets (cueillis par le cochon qui plus est). Il a alors l’idée du siècle ! S’associer au génie du Grand Méchant Loup pour voler des œufs. Pas pour s’en faire une omelette bande de sauvage ! Mais pour les couver, les faire grandir et les manger quand les petits poussins seront bien dodus, pardi !  Et comme les œufs, ça a zéro moyen de défense, la tâche est quand même bien aisée. Enfin …
Sur le papier. Car en pratique, le Renard n’a de méchant que son nom et il se prend vite d’affection pour les trois petits poussins. Il doit alors ruser pour échapper au loup et aux poules, furieuses de la disparition de leurs précieux œufs.  

Rusé le lynx … enfin le renard

Sorte de mélange hybride entre BD et roman, Le Grand Méchant Renard est une pépite d’humour et de tendresse à mettre entre toutes les mains. L’histoire est hyper drôle, la morale excellente et le dessin fait passer tellement d’émotions ! Bref, une réussite sur tous les domaines. J’ai beaucoup aimé le type d’humour utilisé dans le livre, il n’est ni trop lourd, ni trop subtil, bref tous les lectorats peuvent y trouver leur compte.
Le style de dessin fait que l’on a l’impression de lire un film. Oui je sais c’est très bizarre dit comme ça, mais la planche ci-dessus le montre bien. La Bd est presque animée et les 192 pages du livre se tournent à une vitesse folle. 

Et je ne suis pas la seule à avoir succombé à cette fable moderne et décalée. Elle a été couverte de prix en tout genre du prix Fauve du festival d’Angoulême au prix BD de la Fnac, le succès est tel que la BD a été adaptée au cinéma, dans un film familial que je vais bientôt dévorer tellement l’histoire m’a plue. L’occasion de vous en reparler ici même donc 🙂 

Apparemment les renards passent bien à la caméra

Et vous, avez-vous succombé à la douce folie des aventures du Grand Méchant Renard ? 

Bonne lecture les Cocos !