Le mystère Blackthorn de Kevin Sands chez Bayard en mai 2016

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Aujourd’hui, je vous fais découvrir en avant-première un roman qui paraîtra dans quelques jours, le 11 mai pour être exact, et qui nous a été très aimablement proposé par les éditions Bayard (via Babelio). Je tiens d’ailleurs d’ors et déjà à remercier l’équipe de Bayard jeunesse pour cet envoi et Babelio de nous avoir sélectionnées, car, autant le dire de suite, ce fut un vrai coup de cœur pour moi !

Le résumé de quatrième de couverture est tellement bien fait que je vous le retranscris ici, suivi de quelques détails de mon cru :

« Londres. 1665. Christopher Rowe, 14 ans, est apprenti chez Benedict Blackthorn, un apothicaire renommé. Celui-ci l’a pris sous son aile il y a quatre ans et lui a enseigné tous les secrets de fabrication des potions et remèdes. Mais, depuis quelques mois, l’angoisse pèse sur Londres : une organisation occulte, la secte de l’Archange, s’attaque aux érudits de la ville. Trois apothicaires ont déjà été assassinés. Et la menace semble se resserrer de plus en plus autour de l’officine de Benedict Blackthorn… Jusqu’au jour où Chris découvre un message codé de son maître bien-aimé avec un avertissement : n’en parle à personne… »

Le jeune apprenti va alors tenter de décoder le message secret laissé par son maître et il découvrira que la Guilde des apothicaires cache de lourds secrets. Il y sera mêlé plus qu’il ne le voudrait, mais surmontera les épreuves avec brio, épaulé de son meilleur ami, Tom, fils de boulanger.

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Je dois avouer que la première chose qui m’a plu dans ce roman, c’est que c’est une histoire solo et non le tome 1 d’une saga infinie (enfin peut-être qu’il y aura une suite plus tard, mais la fin de l’histoire de ce tome ne le présage pas). En effet, depuis que Robin Hobb a remis en route son personnage de Fitz dans une troisième saga de l’Assassin royal (que je lis assidûment), j’ai décidé d’enfin me mettre à lire son cycle sur La Cité des Anciens. Mais pour ne pas rater de détails dans ce cycle, j’ai d’abord voulu refaire un tour auprès des Aventuriers de la mer. J’en suis au tome 7 et il me reste donc beaucoup de pages avant d’en avoir fini avec les Robin Hobb. Ça ne fait donc pas de mal de changer un peu et d’avoir une histoire « courte » à se mettre sous la dent entre deux !

Par la suite, je suis tombée sous le charme de l’intégralité de ce récit. Dès les premières lignes on accroche facilement. Les personnages sont attachants, autant l’apprenti Chris, que son maître Benedict ou encore son meilleur ami Tom. Et quand apparaissent des figures moins gentilles, on apprend très vite à les avoir dans le collimateur aussi bien que Chris, ce qui nous plonge dans l’histoire d’autant plus. D’un bout à l’autre, on suit les aventures de Chris en étant un peu tendu. On a envie qu’il arrive à ses fins et on se demande comment il va faire.

Le récit est clair, concis, sans fioritures, mais en nous en montrant assez pour que l’on s’immerge dans l’époque de ces apothicaires. La plume de l’auteur est des plus agréables à la lecture, je lui tire mon chapeau pour ce premier roman. Moi qui suis très branchée fantasy en ce moment, je me suis pourtant tout à fait retrouvée dans ce roman qui n’en comporte pas. On a affaire à des mystères, à des secrets, on plonge dans le monde des sectes, mais sans qu’un côté fantastique n’intervienne. Et pourtant, l’époque dans laquelle nous sommes et la fluidité de l’écriture nous transportent dans un monde totalement différent qui peut donc plaire à ceux qui sont plus attirés par des histoires régies par la magie. Même sans en contenir au premier plan, Le mystère Blackthorn est un récit plein de magie et de fantastique, que le lecteur peut créer lui-même grâce à son imagination.

Ce qui nous permet également d’être plongés au cœur de cette aventure, c’est le soin qu’a pris l’auteur à relater les faits quotidiens et politiques de cette époque. Même si je ne m’y connais absolument pas personnellement sur ce pan historique de l’Angleterre, les quelques explications et anecdotes de l’auteur sont tout à fait crédibles et prenantes, et nous emmènent plus profondément dans l’intrigue.

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L’histoire se déroule sur quelques jours à peine et j’ai aimé le fait que ce soit bien délimité dans le livre lui-même. Je ne sais pas comment était la version originale, mais Bayard a choisi, en plus de la séparation en chapitres (qui soit dit en passant sont courts et donc propices à une lecture rapide ou pour des plus jeunes), de marquer d’une page noire chaque changement de journée. Cela permet un bon repérage dans le temps et rythme la lecture.

Le plus de ce roman est le côté « jeu de piste » que les lecteurs choisiront ou non de résoudre eux-mêmes. En effet, le jeune Christopher va être confronté à différentes énigmes laissées par son maître pour résoudre le mystère principal. Enigmes écrites dans différents langages codés. Le passionné de ce type d’anecdotes pourra par lui-même tenter de déchiffrer les symboles de maître Blackthorn, en stoppant sa lecture quelques instants et en se munissant d’un bout de papier et d’un crayon. Mais si ce n’est pas votre tasse de thé, pas de panique, on ne vous laisse pas dans le brouillard longtemps. Maximum 4 pages plus loin, Christopher trouve la solution, et le lecteur du même coup.

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Petit détail personnel : j’ai beaucoup aimé la couverture. Première raison : on ne voit pas clairement le visage de qui que ce soit. Je n’aime pas avoir mon imagination tronquée par un visage imposé. Visage dont on ne sait pas toujours à qui il appartient d’ailleurs… Deuxième raison : même les deux portes avec le garçon de dos, ne nous donnent pas d’indice sur ce qui va se passer dans l’histoire. J’ai horreur des livres où la couverture nous spoile un moment de l’histoire, surtout quand finalement ce n’était pas au début, mais plutôt à la fin du récit. Ou encore pire, on croit que c’est un spoil, on s’attend à une certaine scène, mais elle n’arrive jamais. La couverture du Mystère Blackthorn nous montre bien un moment du récit, mais impossible de deviner quoi à l’avance. La neutralité de cette couverture, en étant pourtant très attractive avec ses couleurs et son relief, est donc la bienvenue.

Pour finir, et avant que certains s’insurgent du peu de personnages féminins dans ce roman, cela ne m’a pas du tout choquée, c’est l’époque et le métier d’apothicaire, choisis par l’auteur, qui veulent cette configuration de personnages.

 

Vraiment, si vous cherchez une bonne lecture pour ces temps-ci, n’hésitez pas à vous rendre dans votre librairie le 11 mai pour acquérir ce nouveau roman de chez Bayard !

 

Le récap’ :

Points positifs :

  • Un récit haletant dans lequel on peut s’immerger facilement.
  • Une intrigue soutenue et rythmée tout du long.
  • Un genre qui pourra plaire au plus grand nombre, que l’on aime le fantastique ou non.
  • Des énigmes à résoudre, mais non obligatoires, pour ne pas rebuter les réfractaires.

Point négatif :

  • Non, décidément c’est un vrai petit coup de cœur.

 

Encore un grand merci à Babelio et Bayard jeunesse pour cette découverte !

 

Bonne lecture les loulous !