Les carnets de Cerise – Tome 5 : Des premières neiges aux perséides, de Joris Chamblain (scénariste) et Aurélie Neyret (illustratrice), paru dans la collection Métamorphose des éditions Soleil, en novembre 2017

Ça y est, il est là ! Il est là !! IL EST LA !!! Le précieux, le merveilleux, le splendide, le tant attendu, dernier tome des Carnets de Cerise ! Et ce n’est pas parce que c’est le dernier que l’on va être triste ! Car toutes les bonnes choses ont une fin et qu’il vaut mieux s’arrêter quand le succès est à son comble, que l’histoire tient encore superbement debout, plutôt que de vouloir faire durer le plaisir, mais que la qualité ne soit plus au rendez-vous. De plus, Joris Chamblain a laissé entendre que c’était le dernier tome DU PREMIER CYCLE. Ce qui voudrait dire que notre petite Cerise pourrait revenir un de ces jours dans un second cycle. Ce qui nous met encore plus en émoi !

Pour partir du bon pied et comprendre pourquoi nous sommes si excitées de vous présenter ce fameux tome 5, rendez-vous ici et ici. Petits résumés et grosses doses d’amour vous attendent pour un récap des quatre tomes précédants des Carnets de Cerise.

Le tome 5 des aventures de notre intrépide aventurière écrivaine commence là où le tome 4 s’est arrêté (ce qui est une première, quelques mois séparant habituellement les autres tomes de Cerise). Repartons donc de la dernière page du tome 4 (on estime que vous l’avez lu, alors gare aux spoils) :

  • Maman de Cerise : Nous traversons un moment difficile et tu as toujours eu plus de facilités à l’écrit qu’à l’oral pour exprimer ce que tu ressens. Donc tout ce que tu as à dire, tu vas me l’écrire. Et moi, je tâcherai d’y répondre du mieux que je pourrai. D’accord ?
  • Cerise : Comme… une correspondance ?
  • Maman de Cerise : Exactement. Sauf que nous serons côté à côté.
  • Cerise : Merci maman.
  • Maman de Cerise : Ma chérie… Tu sais par quoi tu aimerais commencer ?
  • Cerise : Je crois que oui. J’ai envie qu’on parle de papa.

Après une telle fin, nous étions restées sans voix ! Depuis 4 tomes, Joris Chamblain et Aurélie Neyret nous torturaient avec l’histoire secrète du papa de Cerise, et voilà qu’ils nous faisaient subir l’ultime souffrance en nous offrant une telle fin ! Depuis 4 tomes, on avait appris que le papa de Cerise avait « disparu » (sans savoir s’il était parti, si un divorce avait eu lieu ou s’il était décédé), on faisait tout ce qu’on pouvait pour grapiller le moindre renseignement entre les lignes (et les coups de crayon) sur ce secret et on enfonce le couteau dans la plaie à la fin du tome 4 ? Non, mais oh !

Après presque 2 ans d’attente pour ce tome 5, la délivrance est enfin arrivée ! Comme l’avait annoncé Joris Chamblain, ce tome 5 nous livre les secrets de la douleur profonde de la petite Cerise. Le tout en finesse et de façon grandiose, comme les deux artistes que sont Chamblain et Neyret savent si bien le faire.

Chaque tome précédent nous a présenté Cerise à une saison précise, en train de vivre une aventure de détective de la vie privée, grandissant petit à petit, devenant de plus en plus mature grâce à toutes les belles rencontres qu’elle a pu faire. Le tout relaté sous la forme d’un carnet intime tenu par la jeune fille. Le tome 5 reprend donc exactement à la fin du tome 4. Comme évoqué, Cerise et sa maman vont mener une conversation quelque peu épistolaire, sur le sujet délicat qu’est la disparition du papa de Cerise. Au fil de l’histoire on va comprendre les méandres qui ont bordé la vie de Cerise et le drame lourd que la jeune fille a dû porter dans son cœur. Sa maman va l’aider dans sa quête de vérité, sur elle-même, et sera un personnage plus important que dans les tomes précédents. A travers les écrits des deux femmes, mère et fille, et de leur découverte de certains endroits clefs ayant jalonnés la vie de Cerise quand son papa était encore présent, on va découvrir tout ce qui restait enfoui au plus profond de la jeune Cerise.

 

L’avis de Loulou

 

Bien évidemment, on ne va pas vous révéler ici ce qu’il est advenu du papa de Cerise. On ne va pas vous mâcher le travail non plus ! Tout ce que je peux vous dire, c’est que, comme à son habitude, le travail mené pour ce tome est encore une fois magistral. Même sous la torture, je ne pourrai pas vous trouver un point négatif. Non, n’essayez pas je vous dis, mon cœur est entièrement dévoué aux Carnets de Cerise et rien n’y changera !

Au fil des tomes, le style d’Aurélie Neyret s’est affirmé et a rendu le tout de plus en plus réel, consistant et merveilleux. Ce dernier tome est la consécration de la série, avec une Cerise parfaite. La difficulté de ces Carnets était que la jeune fille était dans l’âge de l’adolescence, où l’on grandit encore pas mal, mais pas trop. Ce sont surtout les traits du visage qui change à cet âge. Et tout au long des quatre premiers tomes, Aurélie Neyret a su rendre cette évolution d’une façon incroyablement juste. Avec le tome 5, c’est la Cerise sur le gâteau (allez, un petit effort pour rigoler à ma blague pourrie). Au fil des discussions avec sa maman, on va retourner dans le passé de Cerise, pour comprendre peu à peu le drame qu’elle a vécu avec son papa et la rancœur qu’elle a gardé au fond d’elle toutes ces années. On se retrouve donc face à une Cerise à différentes périodes de sa vie (de 4 à 12 ans). Et Aurélie Neyret a sublimement dessiné notre petite Cerise adoré à ces différents stades. Les autres personnages de l’histoire également, donc un grand bravo ! Pour ma part, un petit coup de cœur pour la Cerise de 4 ans ! Je veux la même en vrai !

En plus de ce travail sur les personnages, le coup de crayon d’Aurélie Neyret est aussi excellent sur tout le reste. Décors, couleurs (accompagnée pour le coup de Fabien Blanchot), détails, ombre et luminosité… Tout permet de s’immerger au plus profond de l’histoire de Cerise. Sans de telles illustrations, les Carnet de Cerise ne seraient pas ce qu’ils sont. A travers des histoires bien ancrées dans le réel et tout à fait transposable au quotidien, les dessins nous permettent d’y insérer la touche de magie nécessaire pour faire vivre pleinement le récit.

Le texte est également et évidemment lui aussi sublime. La balance entre les échanges de Cerise et sa maman, et les dialogues dans le format BD, sont toujours aussi efficaces. Entre ces deux modes de représentations, on voit se tisser un lien fort entre la mère et la fille. Ça a été pour moi une lecture très intense et forte en émotion. Entre larmes de tristesse et de joie, il fallait que je tienne mon livre éloigné pour ne pas le tremper…

Le travail d’introspection et de reconstruction que fait Cerise dans ce tome est également un gros point fort du récit. Derrière le secret de la disparition du papa de Cerise, se profile d’autres secrets, qui ont forgé le caractère de Cerise et ont abimé son cœur au fil des années. Avoir à ses côtés sa maman pour rétablir la vérité est un atout dont Cerise va enfin prendre conscience. Alors qu’elle repoussait parfois sa maman dans les premiers tomes, elle va prendre la pleine mesure de la relation avec sa maman.

La fin de ce tome, une fois que Cerise commence à reprendre pied et à comprendre son passé, est également bouleversante. Un autre secret est dévoilé à Cerise, plus joyeux celui-ci, qui va changer sa vie et être une béquille pour continuer à avancer après les révélations de sa maman. Des instants forts se profilent pour la jeune fille.

Je n’ai qu’une hâte, que le cycle 2 commence ! Mais une petite pause, pour retourner avec encore plus d’envie et de goût dans les aventures de Cerise, sera la bienvenue.

Ma dernière émotion dans ce tome 5 a été pour la dédicace de Joris Chamblain. Elle est merveilleusement bien tournée et pour ceux qui suivent l’auteur depuis le début, elle fera chavirer votre cœur. Je te souhaite plein de belles choses dans ta nouvelle vie Joris !

 

L’avis de Coco

 

Que dire sur Les Carnets de Cerise qui n’a pas encore été dit ? Depuis le temps qu’on vous en parle, vous savez déjà à quel point cette saga nous tient à cœur, et à quel point c’est une pure merveille ! Et on n’exagère rien du tout.

De tome en tome, Cerise a grandi sous nos yeux et ses carnets avec elle. Alors, on ne va pas se mentir, ce fut dur de lui dire au revoir.

Comme vous l’a déjà dit Loulou, ce tome est fort en émotions, grâce à une écriture soignée et des dessins aux allures de perfection. Cette combinaison parfaite est le secret du succès de Cerise. C’est ce qui m’avait fait flasher lors de ma rencontre avec le premier tome, et étant donné que le talent de Joris Chamblain et d’Aurélie Neyret n’a cessé de croître, c’est ce qui a permis aux Carnets de Cerise de devenir ma saga BD préférée.

Dans ce dernier tome, les illustrations sont très détaillées, et encore une fois, enrichies de superbes couleurs. Chapeau bas aux artistes qui ont su rendre vivants tous les personnages, à travers des expressions si naturelles et si délicates.

Je me rends bien compte que cet album a du être un challenge pour l’illustratrice car il remonte le temps et fait vivre bien des émotions différentes à Cerise. Il a donc fallu faire transparaitre tout cela sur le visage de Cerise. Mais ce fut un challenge réussi les doigts dans le nez !

L’histoire en elle-même est donc un vrai concentré de mignonitude, mélangé à une bonne dose de sentimentalisme. Si vous comptez vous lancer dans la lecture de ce dernier tome, je vous préviens, n’oubliez pas les mouchoirs.

Le schéma narratif change pourtant légèrement des épisodes précédents. Ici, on oscille entre le point de vue de la mère de Cerise et celui de Cerise elle-même. C’est un changement qui, personnellement, m’a fait pleurer. Dans les tomes précédents, on ne voit que très peu le personnage de la mère, à part lorsque Cerise a besoin de diriger sa colère contre quelqu’un. Ici, non seulement on entrevoit la profondeur de ce personnage, mais on perçoit également tout l’amour qu’elle a pour sa fille, malgré toutes les difficultés qu’elles ont pu rencontrer ensemble.

Un autre point que j’ai aussi particulièrement apprécié, c’est la conclusion que nous offre l’histoire. Dans les dernières pages de ce livre, nous revoyons tous les personnages qui ont jalonné le parcours de Cerise jusqu’à ce tome. C’est pour moi une formidable manière de « boucler la boucle », et ce fut une belle surprise de pouvoir revoir toutes ces têtes familières. Bon, le point négatif, c’est que cela m’a juste donné envie de relire toute la saga. Mais en fait… je ne suis pas sûre que ce soit un point négatif, ça !

 

Si comme nous, vous avez suivi les aventures de Cerise, vous devez également trépigner d’impatience pour connaître l’histoire du père de notre aventurière préférée. Mais comme Loulou vous l’a déjà dit, nous sommes de gentilles chroniqueuses, et nous vous laisserons découvrir cela par vous-même. Sachez juste que l’attente est à la hauteur de la révélation ! Et même si cette partie m’a personnellement brisé le cœur, j’aime le fait qu’elle permette à Cerise d’aller de l’avant, car la vie a l’air de lui réserver bien des surprises à présent !

J’espère que ce dernier tome vous donnera autant de baume au cœur que ce fut le cas pour nous. Nous souhaitons une longue vie remplie de bonheur, de découvertes et d’aventures à notre enquêtrice en herbe. Mais bien sûr, nous n’oublions pas son « Papa » et sa « Maman », Aurélie et Joris, à qui nous souhaitons tout le meilleur du monde ! Comptez-sur nous pour suivre vos prochains projets, vous avez déjà conquis notre cœur 😉

 

Attendez, ne partez pas si vite ! On a une petite surprise pour vous ! Rendez-vous ce vendredi 8 décembre sur notre site et sur facebook pour un évènement spécial Noël ! A vendredi loulous et cocos !

 

Joyeuses lectures petits loulous et grands cocos !