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Les Eveilleurs – Tome 1 : Salicande

Les Eveilleurs de Pauline Alphen, Tome 1 : Salicande, chez Hachette en 2009

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Il est dur, en ces temps où la littérature de jeunesse conquiert de nouveaux territoires, de trouver un récit complètement innovant et porteur en termes d’intrigue, d’éléments fantastiques ou de trame. Il est également compliqué de se démarquer quand on est un écrivain français, face à tous ces best-sellers américains et anglais qui finissent par devenir des block-busters au cinéma, et donc font concurrence sur les étals des libraires. Mais, il reste des petites perles tout à fait exquises à découvrir en ce qui concerne la littérature fantastique ET écrite par un français, ET encore mieux par UNE française. Je vous présente donc aujourd’hui l’un de ces petits bijoux à acquérir.

Bon d’accord, Pauline Alphen n’est pas 100% française. Non, elle envoie encore plus de rêve que cela puisqu’elle a une maman brésilienne et qu’elle a passé une partie de son enfance au Brésil. Grand bien lui fasse – et nous fasse – car c’est grâce au fait qu’elle soit bilingue qu’elle devient traductrice et par la suite écrivain.

Le premier tome des Eveilleurs est sorti en 2009 et les suites paraissent doucement jusqu’à aujourd’hui. Le tome 5 devait paraître en mars 2014, mais l’auteure se fait désirer, il est encore en cours d’écriture et devrait sortir au printemps 2015.

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Les Fantastiques livres volants de Morris Lessmore

Les Fantastiques livres volants de Morris Lessmore, de William Joyce et Joe Bluhm

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Il y a des rencontres qui tombent sur vous, comme ça, avec un timing impeccable et qui bouleversent un peu (beaucoup) votre quotidien. Ma rencontre avec Les Fantastiques livres volants de Morris Lessmore n’a pourtant rien d’extraordinaire, mais pour lui faire justice je vais y mettre de la poésie lyrique. Par un après-midi pluvieux, tandis que j’errais dans le rayon album en quête de l’ouvrage parfait pour un client, un album murmura sur mon passage. Il était hors-norme, voyez-vous. Je n’y prêtais aucune attention sur le moment, mais force était de constater que chaque fois que je passais devant ce rayon, mes yeux étaient attirés par lui. Un format inhabituel le faisait dépasser de quelques centimètres des étagères, dévoilant pudiquement une couverture aux couleurs maîtrisées et au dessin arrondi. Aussi, un jour je cédais à la tentation et le feuilletais. Son intérieur sentait bon l’œuvre élaborée, les textes réfléchis et les illustrations débordantes d’imagination. Je pensais que notre histoire s’arrêterait là, piètre devin que je faisais. Quelques semaines plus tard, il m’appela encore, me rappelant par là qu’il n’avait su conquérir le cœur des lecteurs de passage. J’eus pitié de lui et le ramenait à la maison, pour ne plus jamais m’en séparer. En savoir plus

Les histoires sans paroles

IMG_0121Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler d’une collection d’albums qui est bien bien sympa, mais qui malheureusement va peu à peu disparaître : Les histoires sans paroles qui fait partie de la maison d’édition Autrement Jeunesse. En réalité il n’y a pas que cette collection qui va disparaître, mais toutes les productions liées à cette petite maison d’édition. Pas forcément connue du grand public, elle est pourtant méritante car a mis en avant des concepts, des récits, des illustrateurs et des auteurs peu communs. Elle est dirigée par la directrice du pôle jeunesse de Casterman. Mais sa rentabilité périclitant, la crise ne s’améliorant pas, et l’ouverture de son catalogue à des projets plus classiques n’étant pas d’actualité, Autrement jeunesse va tout simplement être fermée.

Pour comprendre un peu mieux de votre point de vue de lecteur les tréfonds des maisons d’édition et le pourquoi de la fermeture de certaines sections, quelques petites explications s’imposent sur ce cas. Madrigall est un grand groupe réunissant diverses maisons d’édition bien connues. On y retrouve Casterman, Flammarion, Gallimard… De très grands noms de l’édition en somme. S’y trouve également de plus petits noms, mais tout aussi prestigieux, tel que Autrement, et son département jeunesse. MAIS Madrigall (peut-être que certains auront remarqué que ce nom est l’anagramme de Gallimard…), est en réalité dirigé principalement par les descendants même du créateur de la maison Gallimard. Donc forcément, cela crée parfois des déséquilibres dans certaines répartitions. Le département jeunesse de la maison Autrement, va donc être fermé car pas assez rentable. Cette décision est connue depuis un peu moins d’un an ; le catalogue sortira ses nouveautés prévues à l’avance jusque février 2015, mais ensuite sa production cessera. Le catalogue et les livres déjà publiés continueront d’être diffusés, jusqu’à épuisement des stocks. Puis les auteurs et illustrateurs récupéreront leurs droits sur ces productions.

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Le Noir

Le Noir, de Lemony Snicket et Jon Klassen

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On continue sur notre lancée de critiques sur des nouveautés / coups de cœur (si vous n’avez pas suivi, c’est par ici) ! Point d’achat compulsif pour moi, non, j’ai opté pour une solution beaucoup plus radicale : j’ai lu l’album directement en rayon. C’est assez rare pour le souligner. Disons que ma curiosité avait été largement piquée au vif par le design épuré et par l’un des noms apposés sur celle-ci : Lemony Snicket. Oh joie, oh désespoir, mon cœur a fait un bond en avant en voyant son nom sur un album jeunesse (et mon porte monnaie a hurlé de terreur).

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Enola et les animaux extraordinaires – Tome 1

Enola et les animaux extraordinaires – Tome 1 : La gargouille qui partait en vadrouille, de Joris Chamblain et Lucile Thibaudier, aux éditions de la Gouttière, 2015.

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Je vous présente cette semaine mon achat compulsif, un achat « je ne sais pas me tenir dans une librairie, je n’étais censée venir que pour acheter un cadeau à quelqu’un ». 

Mais comment ne pas craquer devant la nouvelle parution de Joris Chamblain, le papa des Carnets de Cerise ! En plus, c’est une bande dessinée, genre que je ne lis pas beaucoup habituellement, ça me fait donc du changement. En bonus, c’est aux éditions de la Gouttière, une maison basée en Picardie, à Amiens, pas loin de mon Nord natal (duquel je suis exilée depuis peu), ce qui a fait chavirer mon cœur. En surplus-bonus-extra, c’est sorti fin janvier, ce qui me fait un article sur une nouveauté. Avec tous ces arguments, je ne pouvais évidemment pas résister à la tentation !

Je vous présente donc la nouvelle petite fille de Joris Chamblain : Enola. Il s’associe à une autre illustratrice pour ce projet, Lucile Thibaudier, dont le trait de crayon est enchanteur.

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Mon père, chasseur de monstres de Stéphane Sénégas

IMG_0104Mon père, chasseur de monstres de Stéphane Sénégas, aux éditions Danger Public, collection Les mots à l’endroit

La lecture est une évidence pour moi. Ce sera une évidence que de partager ma passion avec mon enfant, de lui construire sa petite bibliothèque, de lui lire une histoire le soir, de lui réserver un budget-livres tous les mois et de l’inscrire à la médiathèque dès qu’il tiendra sur ses gambettes.

Mais si ce n’était pas une évidence pour lui ? Bon déjà, il pourrait ne pas aimer lire, tout simplement. Mais il pourrait aussi, comme beaucoup d’enfants, avoir des problèmes avec le langage. Et s’il était dyslexique ? Est-ce qu’un enfant dyslexique est condamné à ne pas aimer lire et à souffrir à chaque mot lu ?

Depuis de nombreuses années, les pays scandinaves et les Pays-Bas se penchent beaucoup plus que nous, français, sur les problèmes de la dyslexie. Mais nous ne sommes pas non plus les derniers et commençons à avoir de l’intérêt pour les enfants souffrant de ce problème.

En 2006, la maison d’édition Danger Public, s’associe à une orthophoniste et crée la toute première collection d’albums spécialement pensée pour les enfants dyslexiques : Les mots à l’endroit.

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