Sacrées sorcières, de Roald Dahl, adapté en bande-dessinée par Pénélope Bagieu, paru chez Gallimard en janvier 2020

Impossible de passer à côté de la petite merveille que je vous présente aujourd’hui ! Réalisée par une prêtresse de la BD actuelle, suivant un texte d’un monstre sacré du roman jeunesse intemporel, pas moyen de ne pas avoir au moins une fois entre les mains cette œuvre sublime ! J’en fais un peu trop ? J’ai l’air un peu fanatique ? Meuh non, meuh non… Quoi que…

En même temps, comment ne pas résister à une adaptation du conte noir Sacrées sorcières, écrit par Roald Dahl en 1984, et remis au goût du jour par Pénélope Bagieu, qui nous a déjà séduit·es avec sa splendide Joséphine ou encore ses Culottées. Forcément, quand on associe l’auteur de mon enfance avec l’une des autrices/illustratrices qui m’a fait m’intéresser à ce qu’est réellement le féminisme, mon cœur ne pouvait que fondre.

La version que je possède du texte de Roald Dahl

En essayant de rester la plus objective possible, vraiment, je trouve que cette adaptation est une vraie réussite et surtout un bel hommage au grand Monsieur qu’était Roald Dahl. Tout en confirmant son talent d’artiste, Pénélope Bagieu nous offre ici son âme d’enfant à travers sa propre vision de Sacrées sorcières. Tout en revisitant certains points, elle garde l’essentiel, le fil rouge et l’atmosphère de cette histoire aussi terrifiante que drôle.

Elle transforme la petite mamie en une grand-mère extrêmement cool, tout en lui laissant son esprit de petite vieille : une mamie qui mixe l’antique et le contemporain pour autant plaire aux anciens lecteurs qu’aux nouveaux, aux jeunes, qu’aux adultes connaissant déjà l’histoire. Il y a également le petit garçon, Bruno, personnage secondaire du roman, qui devient une charmante jeune fille dans l’adaptation, au caractère beaucoup plus sympathique, ce qui donne du peps à l’histoire et qui surtout est mise en avant pour montrer que les filles c’est sacrément douée en tout dites donc (oui parce qu’il y en a encore beaucoup qui doutent).

Version Pénélope Bagieu

Toute l’âme des sorcières est quant à elle intacte ! Pénélope Bagieu a su admirablement bien retranscrire les détails donnés par Roald Dahl et déjà quelque peu esquissés par Quentin Blake. On retrouve même quelques dessins purement copiés, mais ça ne fait qu’ajouter à l’authenticité de l’œuvre pour l’apprécier encore plus ! Le scénario en lui-même ne change quasiment pas, tout en ayant sa petite touche Bagieu, malicieuse, authentique et drôlissime, et ça c’est ce qui me plaît vraiment dans une adaptation.

Version Quentin Blake

En somme, que vous connaissiez ou non le roman original de Roald Dahl, vous pouvez vous lancer les yeux fermés (enfin un peu ouverts quand même sinon vous ne verrez rien…) dans la lecture de l’adaptation en bande-dessinée car c’est un petit chef d’œuvre !

Bonne lecture nostalgique les loulous !