Shades of Shadow, de V.E Schwab

Hello les cocos !

Aujourd’hui, je vais me la jouer « so british » ! D’une part parce que j’adore le Royaume-Uni (c’est d’ailleurs peut-être de là que vient ma passion pour le thé), et d’autre part parce que je viens tout juste de réserver mon prochain séjour pour Londres. Je serai dans la capitale des « Chapeaux melons » en juin prochain, et promis, je vous ramènerai plein de photos très littéraires de mon voyage !

Mais attendez un peu. J’entrevois une troisième raison à mon soudain engouement anglais. Je viens de finir le tome 2 de la saga Shades of Magic de Victoria Schwab et de faire un plongeon vertigineux dans un Londres rempli de magie, et d’aventures palpitantes !  
Le premier tome de la saga, dont vous pouvez retrouver ma chronique ici même, m’avait fait très bonnes impressions, alors qu’en est-il de cette suite ?

Réponse tout de suite après ce gif
… so british !

Je suis le maître du suspense insoutenable, je sais 🙂 Mais avant de commencer à discuter du tome 2, je me vois dans l’obligation de faire un mini rappel du tome 1 et de l’univers si particulier dans lequel nos héros évoluent. Pour ceux qui n’auraient pas encore lu Shades of Magic (bouh), pas de panique, mon résumé est garanti 0% de spoilers !

Imaginez donc un peu plusieurs mondes parallèles, reliés entre eux par des ponts de magie que seuls certains privilégiés, les Antari, peuvent traverser, et dont le seul point commun est Londres, ville immuable dans chacun des mondes. Pour différencier ces derniers, Kell, jeune Antari et messager royal, a inventé un code couleur :

  • Le Londres Gris, notre monde, est dénué de magie, et ne croit que peu en elle.
  • Le Londres Rouge, le monde de Kell, en est l’opposé, animé par la magie, qui vit en chaque être et chaque chose avec harmonie.
  • Le Londres Blanc, en revanche, a tenté de dominer la magie, au prix d’un profond mal-être et d’une lutte de pouvoir sans fin.
  • Mais le plus terrifiant des mondes est le Londres Noir, anéanti par la magie, qui s’est appropriée toutes les âmes vivantes.

Pour éviter la propagation de cette noirceur, les autres mondes ont coupé tous liens avec le Londres Noir, condamnant ses habitants à une mort certaine. Mais lorsque Kell entre en possession d’un artefact du monde Noir, il bouleverse l’équilibre de tous les Londres, et manque de les détruire. Fort heureusement, au cours de ses aventures, il fait la rencontre d’une jeune voleuse, Lila, originaire du Londres Gris. Contre toute attente, et ce malgré son manque de compréhension de la magie, elle met sa vie en danger pour sauver celle de l’Antari, et par extension … tous les Mondes.

Le premier tome s’était vite transformé en coup de cœur pour moi. Avec son univers si original et ses personnages aussi indépendants qu’attachants, je ne pouvais que succomber au charme de cette saga. Alors, autant dire que j’attendais beaucoup du second tome. J’avais très peur que la magie ne s’essouffle, mais ce fut tout le contraire ! 

Tome 1

L’histoire démarre sur les chapeaux de roue, au cœur même de l’action. On retrouve avec beaucoup de plaisir notre voleuse préférée dans une situation de vie ou de mort, en pleine mer. Rien de nouveau sous les tropiques donc pour ceux qui ont lu le tome 1. Lila sait s’attirer les ennuis comme personne. Mais ce qui change, ce sont les quatre mois qui se sont écoulés depuis la fin du tome précédent. 
Une ellipse narrative bienvenue, puisqu’elle nous permet de retrouver des personnages qui ont évolués, gagnés en maturité, et de nous régaler de nombreux flash-blacks, notamment dans le cas de Lila.

Concernant ma voleuse préférée justement, elle est devenue un élément central du scénario. Ce n’est plus une simple pièce rapportée d’un autre monde, elle participe désormais à l’avancement de l’intrigue et prend de l’assurance dans un monde qui pourtant lui était totalement étranger. Et sans s’en rendre compte, elle aide grandement le lecteur à s’approprier également ce monde rempli de magie. 
Lila part très vite en mer pour découvrir l’univers du Londres Rouge dans lequel elle doit désormais évoluer. A travers ses yeux du coup, l’auteur nous livre moult détails du monde de Kell. Ce sont lors de ces passages que l’on peut se rendre pleinement compte que l’univers créé par V.E Schwab est à la fois complexe et travaillé minutieusement. Les réserves que j’avais eu lors de ma lecture du tome 1, concernant l’utilisation et la création de la magie notamment, sont ici complètement balayées. L’auteur prend la peine d’expliquer comment son univers marche, sans perdre le rythme ou oublier l’action. Alors, chapeau l’artiste !

Concernant les autres personnages, ils ne sont pas en reste d’aventures non plus. Les événements du tome 1 ont laissé leur marque en chacun d’eux et ils doivent désormais apprendre à vivre avec les conséquences de leurs actes. La petite nouveauté, toutefois, c’est que dans ce tome, on ne suit pas uniquement les aventures des deux héros, Lila et Kell ; on alterne maintenant entre le point de vue de quatre personnages, dont un « méchant ».
Cela peut sembler lourd pour certains lecteurs, mais je trouve qu’ici chaque personnage et chaque point de vue amène un petit plus à l’intrigue. On remarque alors que tous les personnages ont leurs destins reliés entre eux. Cette alternance de point de vue apporte une dynamique sympathique à notre lecture et nous pousse à tourner plus vite les pages pour retrouver notre personnage préféré. 

Le seul reproche que je peux faire à ce tome 2 (et encore j’ai dû bien chercher), c’est son côté sans images. Je m’explique : Lila partant prendre le large et découvrant les 3 royaumes et cultures qui composent le monde du Londres Rouge, il aurait été très intéressant d’avoir sous les yeux une carte, même sommaire, pour mieux situer tout ça. Mais ce petit détail ne gâche absolument pas la lecture et se retrouve largement compensé par l’histoire en elle-même avec ses multiples rebondissements et son action continue. 

Je terminerais cette chronique par une acclamation : Mazette, quelle couverture ! Je trouvais déjà celle du tome 1 magnifique, mais là, Charlie Bowater s’est surpassée. Que ce soit en terme de couleurs ou de dessin, tout est parfait. C’est comme si Lila prenait vie pour vous « forcer » à la lire. 
En tout cas, cette dessinatrice mérite grandement d’être sous les feux des projecteurs, alors voici son site pour se pâmer devant son travail : www.charliebowater.net

En bref, ce fut un grand coup de cœur pour ma part. De la magie, des rebondissements à foison, et de la magie au cœur de Londres, que demandez de plus ? Ah si, la date de sortie du tome 3 ! 

 

Bonne lecture les Cocos !