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Dys sur 10

Dys sur 10 de Delphine Pessin, paru chez Pocket jeunesse en 2018

Aujourd’hui, cap sur un roman dont je ressors un petit peu perdue. En même temps ravie de voir un tel sujet abordé dans un livre, en même temps complètement déboussolée sur la forme choisie. Je l’ai beaucoup aimé sur certains points et n’en comprends pas d’autres. Un besoin de partager mes sensations à ce niveau.

 

Dylan a quatorze ans et est en classe de 4ème. A son entrée à l’école primaire, on lui a rapidement diagnostiqué une dyslexie et une dysorthographie. S’en est suivie une longue route d’apprentissage avec son orthophoniste pour déjouer les pièges des lettres qui dansent devant ses yeux. Cahin-caha, il a mené son bonhomme de chemin à l’école sans trop de mal pour s’en sortir. Surtout grâce à ses deux meilleurs amis, toujours prêts à le soutenir, Pauline et Martin. Jusqu’au jour où, alors qu’il est en 5ème, son orthophoniste déménage, laissant un Dylan désemparé et qui refuse de continuer ses exercices avec un nouveau médecin. Mais puisqu’il refuse de poursuivre avec un orthophoniste, cela veut aussi dire que toutes les procédures enclenchées à l’école pour l’inclure dans l’établissement seront aussi closes. A partir de ce moment, ses professeurs ne seront plus tenus au courant de sa dyslexie et ne l’épargneront donc pas en classe. Pas d’adaptation pour lui, et hantise de la lecture à haute voix devant tous ses camarades. Dylan va se renfermer quelque peu. D’autant plus que les problèmes à la maison s’aggravent aussi.

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L’enfant qui n’aimait pas les livres

L’enfant qui n’aimait pas les livres de Martin Winckler (texte) et Stéphane Sénégas (illustrations), paru aux éditions du Danger Public (collection Les mots à l’endroit) en 2008

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J’ai déjà parlé d’un livre de cette collection, spécifiquement pensée pour les enfants dyslexiques (article à zieuter par ici). Je réitère aujourd’hui, non seulement pour mettre en avant encore une fois cette superbe collection, mais aussi parce que le titre choisi peut aussi intéresser beaucoup de parents dont l’enfant n’est pas forcément dyslexique.

 

Un petit rappel sur les principes de la collection :

  • Une présentation des personnages avant le début de l’histoire.
  • Une illustration à chaque chapitre.
  • Un texte avec des caractères plus gros et des interlignes plus grands que dans les autres livres.
  • Un texte relu par une orthophoniste pour supprimer les mots sujets à confusion.
  • Un papier mat qui évite au texte de briller.

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De très bons points pour une lecture aisée, fluide et qui ne rebutera pas les enfants réfractaires. Je peux même ajouter qu’il y a un grand soin apporté à la calligraphie. Je ne l’avais pas forcément remarqué dans l’autre tome que je vous avais présenté, mais des lettres parfois dures à lire pour les apprentis lecteurs sont ici modifiées. Je pense notamment au « J » majuscule auquel est ajouté une barre sur le haut ; et au « I » majuscule où sont ajoutées deux barres horizontales, en haut et en bas pour qu’il ne soit pas confondu avec le « l » minuscule. Un détail anodin pour un lecteur aguerri ou pour lequel la lecture n’est pas un problème, mais une grande main tendue pour aider les plus fragiles dans la lecture.

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Mon père, chasseur de monstres de Stéphane Sénégas

IMG_0104Mon père, chasseur de monstres de Stéphane Sénégas, aux éditions Danger Public, collection Les mots à l’endroit

La lecture est une évidence pour moi. Ce sera une évidence que de partager ma passion avec mon enfant, de lui construire sa petite bibliothèque, de lui lire une histoire le soir, de lui réserver un budget-livres tous les mois et de l’inscrire à la médiathèque dès qu’il tiendra sur ses gambettes.

Mais si ce n’était pas une évidence pour lui ? Bon déjà, il pourrait ne pas aimer lire, tout simplement. Mais il pourrait aussi, comme beaucoup d’enfants, avoir des problèmes avec le langage. Et s’il était dyslexique ? Est-ce qu’un enfant dyslexique est condamné à ne pas aimer lire et à souffrir à chaque mot lu ?

Depuis de nombreuses années, les pays scandinaves et les Pays-Bas se penchent beaucoup plus que nous, français, sur les problèmes de la dyslexie. Mais nous ne sommes pas non plus les derniers et commençons à avoir de l’intérêt pour les enfants souffrant de ce problème.

En 2006, la maison d’édition Danger Public, s’associe à une orthophoniste et crée la toute première collection d’albums spécialement pensée pour les enfants dyslexiques : Les mots à l’endroit.

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