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35 kilos d’espoir

35 kilos despoir-Anna Gavalda-Bayard-135 kilos d’espoir d’Anna Gavalda, paru chez Bayard en 2002

 

On continue avec ma sélection de livres trouvés dans les écoles où je travaille et ce second article est consacré à un gros coup de cœur pour moi.

Anna Gavalda, j’en ai déjà entendu parler. Souvent en bien. Mais je n’ai jamais rien lu d’elle. Plus prolifique dans la littérature adulte que jeunesse, elle est pourtant très appréciée pour ces derniers ouvrages. 35 kilos d’espoir a été très bien accueilli et s’est classé dans les meilleurs ventes de livres. Beaucoup d’écoles l’étudient et, à mon avis, toutes (ou presque) les bibliothèques ou médiathèques jeunesse doivent le posséder. Je souligne que c’est une auteure française !

Grégoire a treize ans et est en sixième. Il a déjà redoublé son CE2 et vient de redoubler sa sixième. Plus précisément, il a été renvoyé de son collège à la toute fin de l’année et ses parents s’arrachent les cheveux pour lui trouver un établissement qui voudra bien de lui pour son redoublement. Car Grégoire déteste l’école et l’école semble détester Grégoire. Le jeune garçon n’est pas nul en tout, loin de là. Il aime bricoler, rafistoler, peindre, construire, inventer, imaginer… Il se sert merveilleusement bien de ses mains. Malheureusement, à l’école, on privilégie la tête. Au moins jusqu’à seize ans. Et trois ans à attendre avant de pouvoir quitter l’école, ça fait long pour Grégoire. Heureusement, il y a un endroit où il peut oublier quelque temps ses problèmes et ses parents, où il peut laisser ses mains s’exprimer : le cabanon de son grand-père, grand-Léon, où il l’aide à construire des meubles pour les voisins ou son entourage. Grégoire est très complice avec grand-Léon. Il peut lui raconter ses malheurs et son grand-père a toujours été là pour le soutenir. Mais son redoublement en sixième est la goutte qui fait déborder le vase. Grand-Léon ne veut plus soutenir son petit-fils qui semble ne pas vouloir faire le moindre effort. Face à ce rejet, Grégoire est perdu.

Tout va changer pour lui quand deux évènements se produiront : une école va l’accepter et son grand-père va tomber malade.

 

Ce récit m’a complètement emportée. Pas besoin d’avoir été (ou d’être) un cancre à l’école pour se laisser happer par l’histoire. Pas besoin d’établir une identification forte au personnage pour être transporté dans sa tête. La force d’écriture est telle que n’importe qui peut se laisser entraîner par 35 kilos d’espoir. Le récit à la première personne n’est pas rebutant ; ça peut l’être parfois quand on ne s’identifie pas au personnage, mais là ce n’est absolument pas le cas. Cela permet justement de plonger dans les sentiments de Grégoire.

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