Couverture EwilanLa Quête d’Ewilan de Pierre Bottero, 2003, chez Rageot

« C’est un grand classique, dans la lignée du Seigneur des anneaux, la relève de J.R. Tolkien commence là », ai-je entendu à l’université à propos de La Quête d’Ewilan. ——- « Wouah, cette trilogie doit vraiment être splendide, il faut que j’aille l’acheter tout de suite pour enrichir mon petit cerveau », me suis-je dis illico. ——- Achat de l’intégrale, installation confortable dans le lit, une petite tasse de thé et c’est parti pour une nouvelle expérience-plaisir, pensais-je.

Quelques jours plus tard, dernières pages lues, laborieusement, avec beaucoup de séances d’arrachage de cheveux et une vérification à faire dans mes notes de cours : est-ce que mon professeur a réellement parlé de cette œuvre en termes si élogieux ? Malheureusement pour moi oui. Et les premiers retours des étudiants, qui se sont jetés sur ce livre comme moi, sont également très positifs.

D’accord. C’est que ça doit être moi qui cloche. Je n’ai pas compris le sens profond et le génie de cette œuvre. Ou alors, c’est parce que j’ai le droit d’avoir mon propre avis, détaché des cours que je suis, et de ne pas être en accord avec tout ce que m’enseigne la faculté ? Ah ben oui, finalement ça doit être ça. Mais quand même, je suis le seul écho négatif de tout mon entourage pour le moment.

En cherchant bien, j’en ai trouvé des réfractaires à La Quête d’Ewilan. Seulement ils étaient un peu moins kamikazes que moi : ils ont lu les premières pages, n’ont pas accroché du tout et ont abandonné. Et bien si j’avais su, j’aurais fait pareil. Mais j’avais acheté l’intégrale, alors il fallait rentabiliser. Je souhaite tout de même travailler dans l’univers du livre jeunesse, alors il faut que j’enrichisse ma culture personnelle. Et puis après tout, les professeurs ont dit que c’était bien, alors je lui laisse une chance à Monsieur Bottero et je me dis que cela ne peut aller qu’en s’améliorant.

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