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Histoires de reines

Histoires de reines de Hélène Druvert, de La Martinière éditions

C’est sous une chaleur écrasante que je vous écris aujourd’hui. J’ai la désagréable sensation d’être en train de me liquéfier et j’évite honteusement les miroirs pour ne pas voir l’entendu des dégâts. Cela ne me donne qu’une seule envie : rentrer à la maison, plonger dans un bon bain frais, un verre de rosé à la main et un bon livre dans l’autre main. Mais comme je n’ai ni baignoire, ni rosé, je n’ai guère d’autre choix que de me concentrer et de me plonger dans mon article. 🙂
Et aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire réviser votre Histoire avec un livre animé somptueux ! 

Allégorie de Coco devant les clients du jour

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Dangerous Women

Dangerous Women, partie 1 (juin 2016) et partie 2 (janvier 2017), paru chez J’ai Lu, présenté et rassemblé par George R.R. Martin et Gardner Dozois

Au détour d’une librairie l’été dernier, je tombe sur une tête de gondole bien attrayante. Déjà, je suis sous le charme de la première de couverture, simple mais très attirante à mon goût. Le titre est plutôt racoleur également. Quand je me penche un peu plus, c’est le nom de George Martin qui m’interpelle davantage. Le résumé finit de guider ma main pour mettre cet ouvrage dans mon panier. Après avoir lu la note de l’éditeur en début d’ouvrage, je me vois ravie d’apprendre qu’il y aura un second tome et surtout de comprendre la répartition choisie. Explications.

Dangerous Women est un recueil de nouvelles paru en 2013 aux USA. Comme son titre l’indique, ainsi que l’introduction écrite par Dozois, toutes les histoires présentes dans cet ouvrage modèlent des femmes dangereuses. Mais, si aux USA elles n’ont fait l’objet que d’un seul recueil, en France il a été séparé en deux. Le premier rassemble les histoires écrites par des hommes, le second écrites par des femmes. J’ai trouvé cette séparation très intéressante, car, avant même de commencer à lire je me suis dit que ça permettrait de voir s’il y avait une différence sur la place de la femme et sa vision selon si c’est un homme ou une femme qui tient la plume.

Je suis parti avec certains aprioris, mais que je n’ai pas voulu trop forts. Je me disais que l’on risquait tout de même de trouver sous la plume des hommes des dangerous women peut-être un peu plus potiches que sous celle des femmes, ou plus vicieuses, opérant plus dans l’ombre que dans un rayonnement de force. Alors que les auteures mettraient la femme en avant d’une autre manière ; sous un angle plus positif que celui des auteurs. Je me suis cependant laissée porter par les nouvelles, sans m’accrocher à mon premier avis, pour pouvoir me forger une opinion neutre. Malheureusement, certains de mes aprioris se sont révélés vrais, mais surtout j’ai été un peu surprise de voir que même sous les plumes féminines, l’image de la femme est parfois écornée.

Ci-dessous, l’introduction de Gardner Dozois dans cet ouvrage, pour que vous voyez tout de même un peu ce qui se cache dans ce livre. Tout ce qu’il dit est vrai, cela reflète bien le fond des nouvelles présentées. Cependant, j’expliquerai plus bas pourquoi ce n’est pas exact en tout point, selon moi.

« Ne vous attendez pas à trouver ci-après des victimes expiatoires attendant en gémissant de terreur que des héros gonflés à la testostérone viennent pourfendre le monstre ou croiser le fer avec le méchant de l’histoire ; et s’il venait l’idée d’attacher ces femmes-là sur des rails, vous vous retrouveriez avec un sacré problème sur les bras. En revanche, vous allez rencontrer des bretteuses hors pair, des pilotes de chasseur ou de vaisseaux spatiaux intrépides, des tueuses en série redoutables, des super-héroïnes formidables, des femmes fatales retorses et séductrices, des magiciennes, des dures à cuire, des criminelles et des rebelles, des survivantes aguerries d’univers post-apocalyptiques, des détectives privées, des juges sévères adeptes de la potence, des reines hautaines dirigeant des nations et dont la jalousie et les ambitions ont provoqué des milliers de morts sinistres, des dragonnières impavides et bien d’autres. »

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