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Mille et une pages

Je viens de me rendre compte que malgré tous mes beaux articles sur tel ou tel personnage dans la littérature de jeunesse, je n’ai jamais traité de l’essentiel : un beau thème sur les livres pardi ! J’ai souvent parlé d’albums dont un livre est le thème central du récit, mais séparément. Vous pouvez d’ailleurs retrouver les liens de ces articles en bas de cette page. Mais aujourd’hui, j’ai décidé de rassembler en un seul endroit plusieurs albums parlant de ce magnifique thème. Cette fois je corse un peu le jeu, je me suis interdit d’aller à la médiathèque, pour voir un peu ce que je possédais sur le sujet, tout ceux que je vous présente sortent donc directement de ma bibliothèque personnelle.

 

Le livre disparu de colin Thompson, paru chez Circonflexe en 1996

Chaque nuit, alors que la bibliothèque s’endort, les milliers de livres qui la composent, s’éveillent et les personnages abrités dans chacun des ouvrages vaquent à leurs occupations. Peter, petit curieux, trouve un jour une fiche d’un livre qui ne se trouve pourtant pas dans les rayonnages de la bibliothèque : Comment ne jamais vieillir. Intrigué, plus par la disparition du livre que par son contenu, le jeune garçon va se mettre en quête pour le retrouver. Un soir, il y parvient enfin. Mais il comprend vite pourquoi ce livre était caché et pourquoi il vaut mieux qu’il le reste.

L’histoire de cet album est plutôt simple, avec une fin classique et le mystère du livre disparu n’est pas bien grandiose. En revanche, ce qui m’a subjuguée ce sont les illustrations. A chaque page on se trouve face à des rangées de livres plus merveilleux les uns que les autres. Titres farfelus ou vrais références littéraires, personnages qui en sortent en tout genre, couleurs éclatantes ou vieux bouquins gris… Un émerveillement pour tout féru de livres et de bibliothéques. Les détails sont impressionnants, l’illustrateur a dû passer beaucoup de temps à concevoir son ouvrage ! Bref, un livre à mettre entre toutes mains, rien que pour la beauté des décors, qui en deviennent des paysages.

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Lire en VO

Lire en VO

Hello les cocos ! 

Si vous suivez un tant soit peu mes chroniques, vous avez déjà dû remarquer que je voue un amour sans faille aux couvertures et éditions anglo-saxonnes. Avec leurs mises en page soignées et travaillées ainsi que leurs formats cartonnés, qui font de votre bibliothèque une bibliothèque de compet’, ces éditions ont tout pour faire basculer n’importe quel amateur de beaux livres au paradis ! 

Oui mais voilà, il y a quand même un petit hic pour en profiter pleinement : il faut savoir lire anglais ! Quel sens de déduction n’est ce pas ?

Cela ne vous empêche pas le moins du monde de posséder un livre juste pour sa beauté, on est bien d’accord. J’ai moi-même plusieurs versions d’un même livre, achetées juste pour le plaisir des yeux, mais on s’accordera aussi pour dire que pouvoir profiter également du contenu, c’est quand même fabuleux. 

J’entends d’ici (j’ai l’ouïe fine) certains de vos soupirs : « facile à dire quand on est doué en langue », « pff, c’est bon pour les intellos », « je suis nul en langue », etc, etc. Et je vais franchement vous dire : vous ne pourriez pas avoir plus tort ! 
Lire en VO est à la portée de tous, il suffit juste de donner les bonnes armes à votre ambition.

Aujourd’hui donc, je vais essayer de vous donner ces armes. Attention, il ne s’agit pas d’une méthode révolutionnaire à suivre pas à pas pour devenir bilingue. Il s’agit plutôt de vous faire partager mon expérience personnelle pour qu’enfin vous vous sentiez confiant dans votre lecture en VO. Bien sûr, ces conseils valent pour toutes les langues, ce n’est pas parce que je suis fan incontestée des livres anglo-saxons que vous ne pouvez pas, vous, tenter de lire du russe ou de l’espagnol. Prêts ? On y va !

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L’enfant qui n’aimait pas les livres

L’enfant qui n’aimait pas les livres de Martin Winckler (texte) et Stéphane Sénégas (illustrations), paru aux éditions du Danger Public (collection Les mots à l’endroit) en 2008

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J’ai déjà parlé d’un livre de cette collection, spécifiquement pensée pour les enfants dyslexiques (article à zieuter par ici). Je réitère aujourd’hui, non seulement pour mettre en avant encore une fois cette superbe collection, mais aussi parce que le titre choisi peut aussi intéresser beaucoup de parents dont l’enfant n’est pas forcément dyslexique.

 

Un petit rappel sur les principes de la collection :

  • Une présentation des personnages avant le début de l’histoire.
  • Une illustration à chaque chapitre.
  • Un texte avec des caractères plus gros et des interlignes plus grands que dans les autres livres.
  • Un texte relu par une orthophoniste pour supprimer les mots sujets à confusion.
  • Un papier mat qui évite au texte de briller.

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De très bons points pour une lecture aisée, fluide et qui ne rebutera pas les enfants réfractaires. Je peux même ajouter qu’il y a un grand soin apporté à la calligraphie. Je ne l’avais pas forcément remarqué dans l’autre tome que je vous avais présenté, mais des lettres parfois dures à lire pour les apprentis lecteurs sont ici modifiées. Je pense notamment au « J » majuscule auquel est ajouté une barre sur le haut ; et au « I » majuscule où sont ajoutées deux barres horizontales, en haut et en bas pour qu’il ne soit pas confondu avec le « l » minuscule. Un détail anodin pour un lecteur aguerri ou pour lequel la lecture n’est pas un problème, mais une grande main tendue pour aider les plus fragiles dans la lecture.

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Une histoire qui…

Histoire qui-Bachelet-Seuil-couvUne histoire qui … de Gilles Bachelet, paru chez Seuil jeunesse en janvier 2016

 

Aujourd’hui, d’une pierre deux coups : je profite de la sortie du premier album pour tout-petits réalisé par mon artiste favori d’albums jeunesse, pour ouvrir une autre nouvelle section sur notre Bazar Littéraire : les ouvrages pour le 1er âge ! On y retrouvera de tout sans catégorisation que ce soit du tout-petit roman à l’album, en passant par le livre-jeux ou bien d’autres explorations, tant que cela se situe dans une tranche d’âge pour les enfants de 0 à 3 ans.

 

Depuis quelques années déjà Gilles Bachelet publie ses albums chez Seuil jeunesse. Des albums pour jeunes enfants, mais qui ne se comprennent dans leur entièreté qu’à partir d’un certain âge tout de même. En somme, des albums à différents niveaux de lecture, qui enchantent petits et grands. Il y a quelques jours à peine, il a cette fois publié un livre pour les enfants à partir de 2 ans, qu’il a réalisé à l’initiative et avec le concours du Département de l’Ardèche. Une première pour lui que de s’attaquer aux histoires pour des si petits bouts de chou, mais une grande réussite, comme d’habitude !

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La dame des livres

La dame des livres, de Heather Henson (texte) et David Small (illustrations), paru chez Syros en 2009

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Cal est un jeune garçon qui vit dans les monts Appalaches dans le Kentucky au début du XXe siècle. A cette époque et à cet endroit, les enfants ne font qu’aider leurs parents à longueur de journée. Les filles aident leur mère dans les tâches ménagères, les fils travaillent dès le plus jeune âge avec leur père. Très peu vont à l’école ou pas bien longtemps. Ils n’ont rien à proximité de chez eux et surtout pas une bibliothèque. Pourtant Cal a une sœur, Lark, qui lit énormément. Elle dévore des livres entiers. Cal ne voit pas bien à quoi ça sert ni pourquoi ses parents sont autant en admiration devant elle pour quelque chose qui n’est pas utile. Lui ne sait pas lire et cela n’a pas l’air de le gêner. Un jour, une cavalière passe par leur maison. Elle apporte une denrée rare en ces lieux mais également incongrue : un livre. Lark est évidemment ravie. Cal trouve bizarre que l’étrangère ne demande rien en contrepartie du livre. D’autant plus que par la suite elle revient plusieurs fois apporter de nouveaux livres. Même l’hiver, alors que tout est blanc et que de nombreux chemins sont impraticables. Cal se dit que ça doit être important finalement de savoir lire et peut-être même sympathique, pour que l’étrangère se donne tant de mal à amener ces objets chez eux. La dame des livres va changer sa vision. Il va demander à sa sœur de lui apprendre à lire. Et Cal comprend enfin tout ce que la lecture peut lui apporter.

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Puis-je laisser mon enfant choisir sa lecture sans craindre pour sa santé mentale ?

Soyons francs, j’ai adoré mon stage. Des collègues sympas, une super ambiance, du boulot à gogo, oui mais voilà ça m’a aussi fait prendre conscience de la dure réalité du marché.

On nous dit que les jeunes ne lisent plus. Je dis FAUX. Ce sont leurs parents qui n’y croient plus. Pendant quatre mois, j’ai vu des enfants de 6 à 17 ans qui trainaient dans les rayons des livres plein les bras ou qui lisaient en attendant leurs parents. J’ai vu ces mêmes parents respecter le choix de lecture de leur progéniture et leur fierté en passant en caisse. Vous rendez vous compte : leur enfant lisait !

Mais j’ai surtout vu le côté obscur de la littérature jeunesse, celui qui vous fait relativiser votre enthousiasme face à votre (futur) métier. Laissez-moi vous conter cette immersion.

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