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Miss Peregrine et les enfants particuliers – Tome 1 (roman)

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Tome 1, de Ramson Riggs, paru chez Bayard en 2011

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Vous allez nous dire que nous sommes un peu (beaucoup) en retard, et que nous sortons un peu de notre bulle si nous ne commençons à lire Miss Peregrine et les enfants particuliers que maintenant alors qu’on en est déjà au troisième tome. Ben oui, mais que voulez-vous, il y a tellement de nouveautés trop bien qui sortent en permanence, qu’il faut bien faire un choix. Celui-ci nous ne l’avons pas lu en temps et en heure, mais nous nous sommes décidées il y a peu. On en fait quand même tout un pataquès, je (Loulou) viens de dénicher une adaptation en BD-Roman graphique dans ma médiathèque et le film sort sous peu. Tout autant de raison pour nous plonger dans cet univers aux critiques élogieuses sur internet.

Voici donc un petit article sur le tome 1 avec nos deux avis, suivra un article sur l’adaptation en bande dessinée, et bien sûr vous aurez droit au comparatif avec le film quand nous l’aurons zieuté.

 

Jacob Portman adore son grand-père. Ce dernier lui raconte toutes sortes d’histoires plus fantastiques les unes que les autres. Des histoires d’enfants particuliers, forts comme des bœufs, qui savent voler, sont invisibles ou encore maitrisent le feu. Mais ces enfants sont poursuivis par des monstres sanguinaires plein de tentacules. Autant d’histoires pour stimuler l’imagination du petit garçon émerveillé qu’est Jacob dans son enfance. Ce qu’il y a de plus extraordinaire dans ces histoires c’est que le grand-père de Jacob dit les avoir réellement vécues étant jeune. Jacob voit donc son grand-père comme un héros ayant combattu les monstres pour sauver ces enfants si particuliers.

Mais les récits fantasques du vieil homme exaspèrent les parents de Jacob et le jeune garçon y croit de moins en moins, même si son grand-père lui montre régulièrement des photos pour prouver ses dires.

Ce que ne sait pas Jacob au début, c’est qu’Abraham Portman a vécu la Seconde Guerre mondiale dans son adolescence. Juif polonais, il est envoyé par ses parents dans un orphelinat d’une petite île du Pays de Galles pour être protégé de la guerre. C’est cet orphelinat qui, selon lui, regorge d’enfants aux pouvoirs étranges, mais est aussi menacé par les monstres. Quand Jacob grandit, et après qu’on se soit moqué plusieurs fois de lui à l’école à cause de son imagination fertile, il perd foi en son grand-père et renie toutes les histoires qui l’ont bercé étant petit.

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André Bouchard

Le premier livre que j’ai découvert d’André Bouchard est Le roi qui valait 4 euros 50. Cela fait quelques années déjà, mais je me souviens que rien que le titre et la couverture m’avaient fait craquer. Je ne trouvais pas le style des illustrations particulièrement attrayant, mais sur la première de couverture on voit un moustachu en costume avec une couronne, entouré de pigeons pas très ragoûtants. Et en quatrième, le même homme à l’air impérial et suffisant, sur un cheval de manège comme s’il partait à la bataille. Un petit coup de foudre pour ces scènes débiles et prometteuses. À ce moment-là, je ne me suis pas plus intéressée que ça à cet auteur-illustrateur. Puis, il y a quelques semaines, au détour d’un des bacs de ma médiathèque, quelques albums d’André Bouchard dépassaient et je me les suis accaparés. Les titres loufoques, que j’avais déjà aperçu en librairie, m’ont fait sourire et je me suis décidée à en savoir un peu plus sur ce monsieur. Depuis, je les ai presque tous achetés !

Il a de nombreux albums à son actif, la plupart du temps écrit et illustré par lui-même, mais parfois en collaboration avec d’autres écrivains. Et voici un petit aperçu, pour vous faire une idée plus précise du personnage (ils sont classés par date de parution, ce qui permet également de voir une évolution à travers son style d’illustrations)

 

Un beau matin le coq aboya, édité chez Circonflexe en 2002

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Une nuit, à la ferme, une tempête se déchaîne. Le lendemain matin, quand tout est fini, le petit garçon de la ferme descend prendre son petit-déjeuner. Mais la tempête a fait des dégâts… et pas seulement matériel… Tous les animaux ont été mélangés ! Le coq a la tête du chien, le mouton la tête du coq, la pintade la queue de la vache et ainsi de suite. Miséricorde, les parents du petit garçon aussi se sont mélangés ! La maman a une moustache et le papa des nénés ! Comment faire pour que tout redevienne normal ?

Un album complètement loufoque, qui signe les débuts prometteurs et totalement rocambolesques des différentes œuvres d’André Bouchard. Personnellement, je n’apprécie pas plus que cela le trait de crayon très brouillon, mais en même temps, dans ce cas-ci, cela correspond très bien à l’histoire et au fait que tout soit mélangé. L’histoire est idiote (dans le sens positif), les dessins aussi, le tout pour un moment de lecture plein d’imagination.

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