Wonder Woman, année 1 de Greg Rucka et Nicola Scott, paru en juin 2017 chez Urban comics

Si vous n’avez pas vécu sous l’océan durant ces dernières semaines, vous avez certainement entendu parler de Wonder Woman. Premier film de super-héroïne grand public, réalisé par une femme. Nous sommes en 2017, mais tout va bien.
Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’aller voir cette grande brunette remettre de l’ordre dans l’univers, je ne saurais que vous le conseiller (à défaut de pouvoir vous attraper par le col pour vous y amener de force !). Ma mère, pas fan pour un sou de ce genre de films, en a même été bluffé, c’est peu dire !

Mais bref, rassurez-vous, le bazar littéraire de Loulou & Coco ne s’est pas encore transformé en blog de critique cinématographique. C’est juste qu’à la sortie de ce film, la militante pro-marvel que j’étais s’est prise du plomb dans l’aile, et a voulu aller voir si l’herbe n’était pas plus verte chez le voisin DC Comics (pour ceux du fond, qui ne connaissent pas la différence, je vous conseille de zieuter par ici). Et miracle ! Car, par un heureux hasard du calendrier, la sortie du film a coïncidé en France avec la sortie d’un nouveau comics sur l’héroïne aux poignets d’acier.

Et par chance, bis, Wonder Woman Rebirth, retrace les premiers pas de l’Amazone dans notre monde. Il n’y avait donc pas besoin de connaître grand-chose de plus sur l’univers des super-héros, juste de se laisser porter par l’intrigue. Alors, malgré ma peur de retomber sur un copier-coller du film, j’ai bien vite commandé cet ouvrage pour prolonger un peu l’effet Wonder Woman dans ma vie1.

Alors que l’agent spécial de l’armée américaine, Steve Trevor s’apprête, avec son équipe, à partir sur les traces d’une dangereuse organisation terroriste, leur avion s’écrase au beau milieu de l’océan. Alors que le monde entier les croit disparus, il s’avère que l’avion s’est écrasé sur l’île de Themyscira. Invisible aux yeux des hommes, l’île est en fait le refuge sacré des amazones, de puissantes guerrières ayant pris part aux combats des dieux grecs. Découvrant le lieu du crash, Diana, fille unique de la reine, n’y trouve qu’un seul survivant, Steve. Prise d’empathie pour le jeune homme, elle décide de plaider sa cause auprès du conseil des amazones et gagne le droit de l’accompagner dans le monde des hommes pour tenter de mettre fin au règne d’Arès, le dieu de la guerre.

Ce comics regroupe plusieurs volumes parus aux USA, et suit Diana dans ses premiers pas dans le monde des hommes. Elle ne connaît ni leur coutume, ni leur langue, mais les Dieux l’aident bien vite à combler ce manque.
C’est d’ailleurs le seul reproche que j’aurais à formuler sur ce comics : la rapidité de l’intrigue. Tout se passe très vite, les premières pages prennent place sur plusieurs années, et le rythme ne ralentit que peu après. Mais cela est aussi dû au format. Les comics français étant simplement un recueil de plusieurs histoires parues en kiosque outre manche, il est assez évident que le rythme sera soutenu. Cela peut cependant décontenancer quelques lecteurs débutants en comics.

L’histoire rebondit plusieurs fois en cours de lecture, et nous offre à la fin du tome un combat spectaculaire, digne de son homologue cinématographique. Cependant, si l’intrigue peut vaguement faire penser à l’adaptation cinéma, elle s’en éloigne rapidement.
Le monde que Diana découvre est un monde moderne, déjà passé pro dans les nouvelles technologie et dans Twitter. Elle s’y sent perdue, faite captive par l’armée américaine qui n’arrive pas même à la comprendre. Entre alors en scène une archéologue, passionnée par la légende des amazones, qui va s’ériger comme un porte parole de Diana. Étrangement d’ailleurs, dans ce premier tome, je me suis plus attachée à ce personnage là qu’à l’héroïne. Je l’ai trouvée moins niais et plus profond.

 


Désormais entourée de cette archéologue, de la lieutenante Etta Candy et de Steve, Diana se retrouve à devoir sauver le monde d’Arès, et le fait avec brio, ce qui lui vaut le surnom, désormais mondialement connu, de Wonder Woman.

Pour ce qui est des dessins, je n’en suis personnellement pas fan. Mais cela est juste une question de goût et ne gêne en rien la lecture. Pour ma part, j’ai juste trouvé que cela ressemblait aux BD Casterman que me proposait la bibliothèque de ma ville natale et auxquelles je n’accrochais déjà pas. 

 

 

Un tome 1 prometteur, donc, mais qui devra rebondir vers d’autres horizons s’il veut se dégager de l’aura de son grand frère cinématographique. Et avec les personnages charismatiques qui nous sont présentés ici, je pense qu’il y a matière. Rendez-vous donc dans quelques mois pour découvrir la suite des aventures de Wonder Woman !

 

Bonne lecture les cocos !

1 Attention, si vous êtes une fille, visionner Wonder Woman peut vous donner légèrement (à barrer), grandement envie de changer le monde !